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La précocité, en zootechnie. (Ibid., p

Démonstration anatomique et physioiogique des conditions dans lesquelles se trouvent les animaux dits précoces. II est établi, dans ce travail, que l’aptitude à la précocité, une des conquêtes de la zootechnie moderne, est caractérisée particulièrement par l’avancement de la période normale dans laquelle les épiphyses sont soudées. L’explication scientifique de ce fait n’avait encore été consignée nulle part. On avait constaté seulement la hâtivité de féruption des dents permanentes, sans pénétrer plus avant dans l’étude du phénomène. La conclusion est que chez les animaux des races précoces, f âge adulte et la

constitution anatomique et physiologique qui le caractérise, arrivent avant le temps ordinaire dans les conditions naturelles.

Cela démontre le peu de fondement des déclamations dirigées contre la qualité de la viande des animaux précoces, considérée absolument.

62. Principes généraux de la sootechnie. (Livre de la ferme et des maisons de campagne, publié sous la direction deM. P. Joigneaux, 1.1“,. chap. 1 à IX, p, 426 à 486. Grand in-8 sur deux colonnes, Paris, 1862.)

Dans ce travail, comprenant neuf chapitres, sont exposés et dogmatises, à un point de vue nouveau, les principes de l’amélioration du bétail, basés sur la physiologie et sur les lois de l’économie rurale. 11 y est démontré, notamment, que les races ne peuvent se conserver et s’améliorer que par la sélection, les lois de l’histoire naturelle, déduites de l’expérience, établissant que les métis retournent toujours à l’un ou à l’autre des types qui ont servi à les former. D’où il suit que le croisement et le métissage n’ont de valeur qu’au point de vue de la production d’individus améliorés dans l’une ou l’autre de leurs aptitudes, dont le développement dépend des conditions hygiéniques dans lesquelles ces individus sont produits, l’aptitude étant indépendante des caractères essentiels de la race. La sélection, erigée en méthode d’amélioration, est étudiée comme elle ne l’avait encore point été. On montre dans le chapitre sur ce sujet, que le choix des reproducteurs les plus rapprochés du type idéal est le moyen de transmettre, d’étendre et de fixer dans la race, les améliorations que ces reproducteurs présentent, mais que le moyen de provoquer le développement de ces améliorations, caractérisées par une rupture d’équilibre physiologique entre les aptitudes naturelles, est tout' entier sous la dépendance de l’hygiène. D’où il suit que la sélection, en tant que méthode, a son principal fondement dans ce que l’auteur a nommé la gymnastique fonctionnelle, en d’autres termes, dans l’exercice méthodique de la fonction qu’il s’agit de développer. Cette conclusion théorique est appuyée sur de nombreux faits empruntés à la pratique des plus célèbres éleveurs, notamment sur ceux relatifs ù l’entraînement du cheval de course, à l’amélioration des races précoces de boucherie, etc. Enfin, comme autre chose caractéristique de l’originalité de ce travail, on citera cette déduction tirée de l’observation des faits et développée dans le chapitre de la sélection, que la seule méthode sûre pour la production des animaux améliorés est d’exiger toujours des deux reproducteurs les qualités que l’on veut obtenir dans le produit, les qualités de l’un ne corrigeant point les défauts de l’autre, attendu que la puissance d’hérédité est égale pour

les défauts et les qualités. Et c’est là ce qui fait le principal mérite des accouplements entre consanguins, les deux reproducteurs, dans ce cas, étant aussi semblables que possible.

53. De l’espèce chevaline. (Chapitre X du Livre de la ferme, 1.1”, 1862, p. 487

Étude zootechnique complète de l’espèce chevaline et de ses diverses races et application à cette espèce des principes généraux formulés dans le travail précédent. Pour la rédaction de ce chapitre du Lime de la ferme, M. Renault a bien voulu aider l’auteur de ses conseils et accepter la responsabilité des opinions qu’il contient en y mettant son nom.

Indépendamment de la partie descriptive et de celle consacrée à traiter ce que l’on appelle en France > la question chevaline, » c’est-à-dire l’examen du rôle qui convient à l’État dans la production des chevaux, les règles d’hygiène applicables à l’élevage et au dressage des poulains sont indiquées en détail d’après les préceptes de la science physiologique, ainsi que celles relatives aux étalons et aux poulinières.

54. De l’espèce asine et des mulets. (Chap. XII du Livre de la ferme. Ibid., p. 688

Étude zootechnique, d’après le même plan que celui de la précédente, de l’espèce asine. Description de ses races et principalement de celles du Poitou et de la Gascogne employées pour la production des mulets. Hygiène de l’élevage de ces derniers.

55. Hygiène des chevaux, ânes et mulets de travail. (Chap. XIII du Livre de la

ferme. Ibid., p. 602 à 624.)

Préceptes hygiéniques relatifs au logement, à la nourriture, aux soins de la peau (pansage, bains, tondage), à la ferrure, au harnachement et à l’attelage (dispositions des véhicules, appareillement) des animaux solipèdes employés

56. De l’espèce bovine. (Chap. XV et XVI du Livre de la ferme, ibid„ p. 626

Ce travail, considérable par son étendue, puisqu’il comporte plus de cent pages grand in-S” à deux colonnes imprimées comme les précédentes en caractères assez compactes, est une monographie complète de l’espèce bovine considérée au point de vue de ses usages en économie rurale. Pour en donner

une idée, on indiquera ici les titres des principales divisions de cette monographie: Notions zoologiques; — Fonctions économiques de l’espèce bovine (travail, lait, viande) ; — Types de la beauté dans l’espèce bovine (bœuf de boucherie, bœuf de travail, vache laitière) ; — Principes spéciaux du perfectionnement de l’espèce bovine (précocité, sélection, croisement, métissage) ; — Races bovines (description de chaque race et du milieu dans lequel elle s’est formée, et indication pratique des procédés de perfectionnement qui lui sont applicables, d’après les faits observés) ; — Hygiène de l’élevage (soins qui conviennent pour le taureau, la vache mère, pour le vêlage, l’allaitement des veaux, le sevrage, le régime alimentaire des veaux après le sevrage, le loge-

mière division, qui forme [ue le chapitre portant le

gène ou autochtone. La démonstration de ce fait se trouve particulièrement dans l’étude des nombreuses populations ovines ayant été passagèrement croisées avec le mérinos. C’est du reste l’analyse des faits d’observation, par la méthode scientifique, qui distingue particulièrement les travaux de zootechnie dont il s’agit ici de ceux qui les ont précédés. Cela a permis d’en déduire des principes simples, faciles à comprendre et à appliquer pour l’amélioration des animaux; ces principes, en élaguant des discussions les confusions trop communes dans les termes comme dans les idées, réussiront, il faut l’espérer, à servir au progrès de l’économie du bétail.

59. De l’espèce caprine. (Chap. XXI du Livre de la ferme. IM., p. 891 à 895.)

Courte description des principales races de chèvres (commune, cachemire,

égyptienne), les procédés de perfectionnement étant les mêmes que pour l’espèce ovine.

60. La consangmnité ehet les onimouÆ domestiques. (Rectieiï de méd. vét., 4' série,

t. IX, 1862, p. 929-989 et tirage à part, Paris, Asselin.)

Dans ce mémoire se trouvent réunies: 1“ une note lue à l’Académie des sciences et à la Société d'anthropologie; cette note, insérée dans le moniteur universel, dans les Comptes-rendus de l’Académie des sciences et dans le Bulletin de la Société d’anthropologie de Paris, établit sur des faits authentiques empruntés à l’histoire des races chevalines et bovines de l’Angleterre, et consignés au Stud-Book et au Herd-Book, que les sujets les plus remarquables de ces races ont été des produits d’alliances consanguines; des preuves du même genre sont tirées des races françaises et il en est conclu que les dangers attribués à la consanguinité n’ont aucun fondement dans l’observation, les inconvénients constatés étant dus à l’hérédité, que la consanguinité élève à sa plus haute puissance, en bien comme en mal : d’oü la conclusion pratique que la consanguinité ne doit être usitée que comme un cas particulier de la sélection ; 2“ une lettre adressée au rédacteur en chef de la Cassette des hâpitaux, et dont l’objet est de réfuter les objections opposées à la première note en montrant que les faits consignés dans celle-ci sont applicables à tous les cas et à toutes les aptitudes; 3“ une lettre adressée au rédacteur en chef de la Gazette hebdomadaire, réfutant de nouvelles objections; 4" enfin une note lue à la Société impériale et centrale d’agriculture de France, où il est démontré que les inconvénients de la consanguinité constatés chez l’espèce porcine anglaise, sont le Ihit de l’hérédité morbide, non de la consanguinité en elle-même, et que cela

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dait commander des précautions particulières dans son emploi pratique, mais non pas servir d’argument contre l’exactitude du fait scientifique déduit de l’observation rigoureuse.

Ces divers documents, aboutissant à la formule suivante ; . La consanguinité élève l’hérédité à sa plus haute puissance, ■> en ont fourni la démonstration incontestable, bien qu’elle ne soit pas encore incontestée. Elle peut être cependant considérée comme acquise à la science.

61. Discusswns sur les principes zoolechmques soutenus dans les travaux précé¬

dents. (Journal La Culture, durant les années 1862, 1863 et 1864.)

Nombreux articles sur la caractéristique de la race, sur le croisement et le métissage, sur la valeur des métis comme reproducteurs et leur puissance d’hérédité, sur la consanguinité, etc., etc., à propos des faits constatés dans les concours agricoles régionaux et des discussions ouvertes à la Société impériale et centrale d’agriculture de France.

62. De l’action des milieux sur les animaux. {BuUetin de la Société d'anthropologie

de Paris, t. IV, 1863, p. 254-268.)

Les communications placées sous ce titre ont été faites à propos d’une discussion avec M. de Ouatrefages. Elles ont eu pour but d’établir, d’après les faits acquis è la zootechnie, que l’influence des milieux s'exerce seulement sur les aptitudes des animaux, mais qu’elle est sans action sur les caractères typiques des races ainsi que sur ceux des espèces. Relativement à l’influence du milieu sur la coloration de la peau, en particulier, l’auteur a cité ce fait d’une certaine valeur probante, que sous toutes les latitudes, la peau du cheval est toujours pourvue d’une quantité plus ou moins considérable de pigment qui la rend plus ou moins noire, tandis que celle du mouton, dans les mêmes conditions, est toujours blanche qu rosée.

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