Nouvelle variété de tumeurs du cuir chevelu
J’ai découvert une disposition analogue des ramifications nerveuses sous-cutanées du cuir chevelu dans certaines tumeurs de cette région dont la nature était encore indéterminée. (Voyez un extrait et deux planches dans l’ouvrage de M. Follin, Traité de 'pathologie externe^ t. Il, p. 219.)
Je ne puis citer ici les nombreuses présentations de pièces faites aux diverses Sociétés savantes auxquelles j’ai l’honneur d’appartenir (Sociétés anatomique, de biologie et de chirurgie), presque toutes ces pièces sont accompagnées de l’histoire clinique de la maladie, histoire recueillie soit par des chirurgiens qui m’avaient confié l’examen anatçmique, soit par mes élèves, soit enfin par moi-même. J’ai toujours cherché dans ces occasions à saisir les relations existant entre les altérations anatomiques et l’histoire clinique. .
Si le microscope rend des services indéniables, il ne détrône point les autres procédés, parmi lesquels la dissection tient et tiendra toujours un rang élevé. C’est à elle que je dois des recherches favorablement accueillies et jugées sur la phlébectasie.
Dans le cours des années 1854 et 1855, j’avais publié dans la Revue de thérapeu- ' tique médico-chirurgicale^ plusieurs articles sur le traitement chirurgical des varices; en faisant ces recherches, j’avais été frappé des lacunes que présentait l’anatomie pathologique de cette affection. C’est pourquoi je résolus de faire quelques dissections nouvelles, en employant un procédé d’amphithéâtre, qui, par un inconcevable oubli, avait été négligé jusqu’à ce jour, en un mot, j’injectai le veines variqueuses.
Mon étonnement fut grand en constatant que les données acceptées jusqu’alors sur le siège de la phlébectasie des membres étaient tout à fait erronées.
Je multipliai à l’infini mes dissections, et je déposai au musée Dupuytren des pièces nombreuses très-laborieusement préparées et conservées, mais qui me permirent d’exposer devant XAcadémie de médecine en 1855, les trois propositions fondamentales suivantes : 1° Toutes les fois que des varices superficielles spontanées existent sur le membre inférieur, on observe en même temps des varices profondes dans la région correspondante de ce membre.
2“ La réciproque n’est pas vraie, car on peut trouver la dilatation des veines interet intra-musculaires sans que les vaisseaux superficiels soient atteints ; mais lorsque les premières sont encore seules dilatées, il est presque certain que dans un délai plus ou moins long, les derniers à leur tour s’amplifieront, deviendront serpentins, et paraîtront sous la peau.
3“ La phlébectasie ne porte donc pas primitivement sur les vaisseaux sous-
cutanés, pas plus la saphène interne que tout autre; elle prend, au contraire, son origine dans les veines profondes en général et dans les veines musculaires du mollet le plus souvent; ces vaisseaux sont d’abord atteints de dilatation et d’insuffisance vasculaire, et de là ces lésions se propagent aux branches sus-aponévroliques de deuxième et de troisième ordre.
La lecture faite à l’Académie a été reproduite dans la Gazette médicale^ 1855, sous ce titre : Du siège réel et primitif des varices des membres inférieurs.
Dans un article complémentaire inséré dans la Gazette hebdomadaire., 1855, p. 811, j’ai combattu la prétendue fréquence des varices du côté gauche^ et les causes mécaniques invoquées à l’appui par les auteurs.
En 1861, j’ai repris l’histoire des varices profondes, mais cette fois, dans l’intérêt de la pratique, j^ai montré que la lésion était très-souvent méconnue au préjudice des malades qu’un simple appareil compressif délivre rapidement de divers symptômes incommodes.
39. Note sur les varices profondes de la jambe envisagées au point de vue clinique : symptomatologie^ diagnostic et traitement de cette lésion.
{Gazette hebdomadaire, 1861, p. 428, 446, 477, 532.)
AO. Hydropisie du sinus maxillaire.
{Bulletin delà Société de chirurgie, 1852, p. 261.)
Al. Oblitération partielle de ïartère crurale.
{Bulletin de la Société de chirurgie, 1852, p. 43.)
Pièce déposée au musée Duyuytren.