CHIRURGIE CLINIQUE, THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE ET MÉDECINE OPÉRATOIRE
Je termine ici l’énumération de mes études d’anatomie pathologique et je passe à mes recherches de chirurgie proprement dite ; toutefois, je ferai remarquer que n’ayant que bien rarement séparé les deux sources principales de nos connaissances cliniques, c’est-à-dire l’observation au lit du malade et l’investigation anatomique, on retrouve dans plusieurs travaux les traces de cette dernière. Je parlerai d’abord d’uné série de communications sur les amputations partielles du pied.
Dans un premier essai inséré dans le tome IV des Mémoires de la Société de chirurgie : Nouveaux faits pour servir à T histoire de V amputation ttbio-tarsiemie, j’ai présenté plusieurs moignons disséqués longtemps après l’opération, et suis arrivé de la sorte à juger les procédés divers mis en usage dans cette mutilation. L’examen
des uerfs, en particulier, m’a conduit à formuler un précepte d’abord assez vivement attaqué, mais qui, cependant, me paraît devoir être généralement adopté.
Ce précepte consiste à réséquer les nerfs qui rampent dans V épaisseur des lambeaux^ lorsque ceux-ci sont exposés plus tard à supporter le poids du corps.
Au reste, ce conseil est susceptible d’application dans toutes les amputations à lambeaux, partout où ceux-ci pourraient être soumis à des pressions répétées.
L’enquête sur les amputations partielles du pied s’est continuée et se continue encore devant la Société de chirurgie, et maintes fois je me suis mêlé aux débats, en présentant soit des malades, soit des pièces, soit des réflexions sur les malades observés par mes collègues. (Voyez Bulletin de la Société de chirurgie., 1852, 1854, 1856,1857,1858,1859,1861.)
Dans ces derniers jours encore j’ai communiqué quatre cas inédits d'amputation tïbio-tarsienne etun cas d’extirpation de l’astragale (séance du 14 novembre).