DISTINCTIONS HONORIFIQUES
Médaille de bronze commémorative des] (soins donnés aux blessés de juin 1848.
Médaille de bronze commémorative des soins donnés en province pendant l’épidémie de choléra et de suette qui a régné en Picardie en 1849.
Officier d’Académie.
Chevalier de la Légion d’honneur en février 1871, officier en 1880. Chevalier de l’ordre du Lion néerlandais.
Officier de l’ordre du Sauveur de Grèce, etc.
Avant de procéder à l’énumération de mes titres scientifiques, je dois indiquer dans quelle direction ont été conçus mes travaux.
Dans les premières années de ma carrière scientifique, comme prosecteur, puis agrégé d’anatomie et de physiologie à là Faculté de médecine, je me suis adonné à l’étude de l’anatomie normale et pathologique. C’était l’époque où l’usage du microscope commençait à intervenir dans l’étude des tumeurs et des productions morbides, et avec mes amis Robin, Follin et Broca, nous nous livrùmes à de longues recherches dont les résultats sont encore généralement admis aujourd’hui.
Ces recherches étaient une excellente introduction à l’étude de la pathologie chirurgicale, qui devint l’objet principal de mes travaux lorsque je fus nommé chirurgien des hôpitaux.
Depuis lors, comme tous mes contemporains, j’ai adopté et mis en pratique toutes les améliorations à la médecine opératoire et à la thérapeutique chirurgicale qui ont si radicalement modifie la chirurgie d’il y a 30 ans. J’ai surtout défendu, parmi les méthodes et procédés nouveaux, ceux qui exposaient le moins la vie des blessés ou opérés, — qui diminuaient l’étendue et la gravité des opérations, — économisaient le sang, — facilitaient la réparation ultérieure, — mettaient à l’abri des complications primitives et secondaire des plaies, pouvaient enfin, grâce à leur simplicité, être pratiquées par la plus grande partie des chirurgiens de la province et des campagnes, etc. Dans le choix souvent si difficile entre les opérations rivales, j’ai toujours