‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 4 sur 18 · CONFIÉES PAR M. LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DU COMMERCE · texte numérisé non relu

CONFIÉES PAR M. LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DU COMMERCE

Au mois de janvier 1871, un troupeau considérable d’animaux de l’espèce bovine, .qui devait faire partie du ravitaillement de Paris, avait dû être refoulé rapidement, loin du théâtre de la guerre, après la prise de Laval (Mayenne).

Ce troupeau fut réparti dans de nombreux cantonnements, à Morlaix et à Landerneau (Finistère).

Peu de temps après, une maladie grave se manifesta sur un grand nombre de bêtes, et la mortalité commença à se faire remarquer.

Une consultation de plusieurs vétérinaires devait avoir lieu, et je fus requis pour y assister, alors que je me trouvais dans le département des Côtes-du-Nord. J’arrivai à Landerneau, par suite de retard dans le service du chemin de fer, le lendemain du jour de la consultation, le 28 janvier.

M. Halna du Frétay, inspecteur général de l’agriculture, délégué du ministre, me retint en mission à Landerneau, et en prévint immédiatement l’administration centrale, à Bordeaux.

Je reconnus que le typhus contagieux ou la peste bovine était la maladie qui décimait le troupeau. Dès lors, je fis mettre en pratique toutes les mesures prescrites au point de vue de la police sanitaire.

J’ai adressé, pour cette mission, à M. le ministre de l’agriculture et du commerce (le 15 avril 1871) un rapport général résumant tous mes rapports journaliers, qui avaient été régulièrement transmis à l’administration centrale. Sous la date dû 11 mars, je reçus une

GOUBAUX. â

lettre de M. le ministre de l’agriculture et du commerce, qui se termine par cette phrase : « Je saisis cette occasion pour vous remer- « cier du zèle et du dévouement que vous avez déployés en cette cir- « constance. »

Pendant mon séjour à Landerneau, j’eus encore deux missions à remplir :

■1® Du bétail appartenant à l’État, le typhus avait étendu ses ravages sur le bétail dés cultivateurs.

M. Lafosse, alors inspecteur général des épizooties de la région de l’ouest de la France, eut l’idée, dans le but de limiter les ravages du typhus, de proposer au ministre de faire abattre tous les animaux sains compris dans le cordon sanitaire de Landerneau.

Je fus chargé de surveiller cette opération, qui commença le 26 février et fut terminée le 2 mars. — 47 animaux seulement furent abattus.

Je blâmai cette opération dès le commencement, et je terminai mon rapport au ministre (en date du 25 avril) par la conclusion suivante :

La mise en pratique de la proposition de M. Lafobe a été une mauvaise opération sous tous les rapports.

2° Enfin, j’ai été ôhargé de surveiller des Expériences relatives au traitement préservatif et au traitement curatif du typhus contagieux des bêtes à cornes ou peste bovine, qui ont été faites à Morlaix sous l’inspiration de M. le docteur Déclat.

Sous la date du 8 avril 1871, j’ai adressé à M. le ministre de l’agriculture et du commerce un rapport sur ces expériences. En voici la conclusion ; •

Le traitement préconisé par M. le docteur Déclat, mis en pratique par M. Lecoz, vétérinaire à Morlaix, a été inefficace pour prévenir le développement du typhus contagieux des bêtes à cornes ou peste bovine, et pour guérir les animaux qui étaient affectés de cette maladie.

Ils sont divisés en huit séries, et seront indiqués séparément dans chacune d’ellea-

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