C. — CaTlIés nasales
Trois publications ont été faites par M. Goubaux sur les cavités nasales.
1® La première a pour titre : Mémoire sur f anatomie des cavités nasales et des sinus du cheval. — Première partie. Des sinus. — Ce travail, imprimé dans les Comptes rendus de la Société de Biologie., année 1832, page 81, renferme plusieurs faits intéressants relative-
ment au développement du sinus maxillaire. Il y est établi, contrairement à ce qui avait été écrit par tous les anatomistes vétérinaires depuis la fondation des écoles en France, que jamais il ne se forme de communication entre les deux sinus maxillaires parla destruction de la lame osseuse qui les sépare.
2“ La deuxième est une Note sur les sinus sphénoidâux du cheval; elle a été insérée dans les Comptes rendus de la Société de Biologie, année 1854, page 153.
M. Goubauxy a fait connaître plusieurs modes différents de communication des sinus sphénoïdaux, soit avec le sinus maxillaire supérieur, soit avec les cavités nasales proprement dites. Ce sont là des faits nouveaux.
- 3® Enfin, le troisième est encore une Note sur les sinus sphénoïdaux des animaux domestiques ruminants. Elle a été imprimée dans le cwe?/(/emeVecmc üé/érma/re, annëé 1866, page 8.
La question de l’existence de ces sinùs'étaif controversée. M. Goubaux la juge en dernier ressort par sès réch'èrches anatomiques, et il établit que, chez les bœufs, lorsque; c4 sinus existent, leurs communications, soit avec le sinus maxillaire, soit avec les cavités nasales proprement dites, peuvent être absolument lés mêmes que celles qu’il a indiquées chez le cheval.
D. — Anatomie du dromadaire.
L’anatomie du dromadaire a fait l’objet d’un travail spécial de la part de M. Goubaux. Le manuscrit en a été déposé à l’Académie des sciences le 31 mars 1853. C’était là une sorte d’essai, car la dissection d’un seul individu n’avait permis que d’étudier l’ostéologie, la myologie et la splanchnologie. Une nouvelle occasion s’est présentée à M. Goubaux de compléter ses descriptions anatomiques sur cet animal, mais ces compléments n’ont pas encore été publiés.
En faisant la dissection du dromadaire, on a rencontré de nombreux vers tilaires dans les vaisseaux lymphatiques. Cette observation a donné lieu à une Note sur les vaisseaux et les ganglions lymphatiques du dromadaire {Comptes rendus de la Société de Biologie, année 1853, page 83).
E. — Tracbée.
Sous le titre de : Observations diverses sur la trachée du cheval {Recueil de médecine vétérinaire, année 1863, pages 680 et 731), j’ai fait connaître des faits nouveaux relativement : 1® à la forme de cet organe ; 2° au nombre des segments cartilagineux qui composent cet organe ; 3® aux variétés anatomiques de ces segments ; 4® à la description du dernier cerceau de la trachée ; 5® aux moyens d’union de ces cerceaux, aux anomalies de ses rapports ; 6® au calibre de la trachée ; 7® enfin, j’ai examiné l’importance que peuvent avoir les déformations de la trachée relativement au cornage et à la puissance de la respiration.
F. ~ Rate.
Dans un travail dont j’ai donné lecture à la Société de Biologie, le 24 juillet 1852, sous le titre Recherches et expériences sur la rate des différents ardmaux domestiques, j’ai fait connaître le poids et les dimensions de cet organe. J’ai déterminé expérimentalement dans quelle proportion le volume de la rate peut varier suivant les conditions physiologiques. Des circonstances indépendantes de ma volonté m’ont empêché de donner une suite à ce premier travail qui n’a pas été imprimé, mais qui a été cité seulement par M. Bérard dans ses Leçons sur la Physiologie.
— De la pentadactylle chez; les animaux domestiques.
Plusieurs auteurs avaient déjà tenté, au point de vue de l’anatomie philosophique, de ramener tous les animaux au type pentadactyle, lequel est certainement le type le plus perfectionné. MM. Joly et Lavocat ont repris ces tentatives et ont établi, par des théories inadmissibles, que le cheval même peut être ramené à ce type. J’ai réfuté les idées de MM. Joly et Lavocat dans un travail qui a été imprimé dans le Bulletin delà Société vétérinaire, année 1853, page 243 (tirage à part, 50 exemplaires). Mes conclusions ont été adoptées par plusieurs paléontologistes. Je me propose de revenir sur ce sujet, et le travail aurait déjà paru sans les malheureuses circonstances qui m’ont tenu éloigné de Paris en 1870-1871.
A loccasion de la pentadaclylie, je crois devoir signaler les notes suivantes :
1° Sur le développement des os métacarpiens et métatarsiens rudimentaires^ chez le cheval {Bulletin de la Société vétérinaire^ année 1849, page 132). ■— J’ai démontré dans cette note que les os dont il est question se développent par deux noyaux d’ossification, comme le métaearpien ou le métatarsien principal qui, chez le cheval, acquiert tout son développement.
T Note sur iostéologïe du métacarpe et du métatarse du porc; anomalie du métacarpe chez le même animal [Comptes rendus de la Société de Biologie, année 1853, page 17). Ce travail m’a fourni l’occasion de montrer — ce que l’on savait du reste — que tous les auteurs d’anatomie vétérinaire décrivent, comme un os du carpe, le cinquième métacarpien ou le métacarpien le plus interne qui avorte normalement et constamment dans son développement.
3** Enfin une Note sur les os du carpe et les os du tarse chez les ruminants [Recueil de médecine vétérinaire, année 1855, page 535). — J’ai démontré sur des pièces anatomiques, contrairement à ce que tous les auteurs ont écrit, que les ruminants ont 7 os du carpe et 7 os du tarse, mais que quelques-uns de ces os sont masqués à cause de leur soudure ou de leur coalescence très-prompte avec les voisins. Ainsi, le deuxième os de la rangée inférieure du carpe se soude de très-bonne heure au troisième, et c’est pour cette raison que ce dernier ne paraît pas exister. De même dans le tarse, il y a trois os cunéiformes, mais toujours le premier ou le plus grand se soude au deuxième qui ne paraît pas exister. C’est à cause de la soudure de ces deux os, que chez les animaux adultes (bœuf, mouton, chèvre), il y a seulement deux os cunéiformes distincts.
H. — Étades sur le trou de Botal cheas les animaux domestiques.
Ce travail a été adressé à 1 Académie des sciences au mois de mai 1868, pour le concours de médecine et de chirurgie, fondation Montyon.
Indépendamment de l’étude de la question au point de vue de son historique, ce travail, qui repose sur un grand nombre d’observations
personnelles à l’auteur, se compose de deux parties principales. La première a trait au trou de Botal et à sa valvule ; la seconde, à des recherches anatomiques sur le canal artériel et diverses anomalies du cœur. Il renferme beaucoup de faits nouveaux parmi lesquels il faut citer plus particulièrement que la non-oblitération du trou de Botal se fait remarquer assez fréquemment chez les individus de l’espèce bovine (12 fois sur 36 individus).
Ce travail contient aussi des faits nouveaux touchant la disposition de la valvule et le mode suivant lequel s’opère l’occlusion du trou de Botal, et je n’hésite pas à dire que c’est le travail le plus considérable qui ait été publié sur ce sujet spécial.
I. —- Fragment d'anatomie vétérinaire. — Des caractères anatomiques différentiels de l’âne et du cheval.
On ne savait pas exactement jusqu’alors les différences anatomiques que présente l’âne comparativement au cheval. Je les ai étudiées et je les ai fait connaître. J’avais, en effet, besoin de les connaître exactement pour savoir quelle est la part qui revient à chacun des facteurs dans la production du mulet. C’était une étude préliminaire que je devais faire, avant d’aborder l’étude anatomique du mulet. Tout est fait maintenant. Je m’occuperai prochainement de la question de l’hybridité, en lui donnant pour bases les notions anatomiques qui résultent de mes études. L’hybridité sera alors étudiée comme elle aurait dû l’être [Journal de médecine vétérinaire^ publié à l’École de Lyon, année 1865, pages 177 et 261. Tirage à part, 100 exemplaires).
d. — Recherches sur le degré d’ohliquité du diaphragme chez le cheviil et le bcenf.
Un auteur d’anatomie vétérinaire (M. Lavocat) a posé en principe que le degré d’obliquité du diaphragme est en rapport avec la vélocité des allures. J’ai démontré, par une série de recherches sur les cadavres, quel est le véritable degré d’obliquité du diaphragme, et qu’il faut chercher ailleurs, c’est-à-dire dans l’organisation des poumons, les raisons de la différence dans la vélocité des allures des animaux [Recueil de médecine vétérinaire^ année 1852, page 747).
GOÜBAUX. s
K. — Anomalies de la colonne vertébrale.
Dans ces dernières années, on a prétendu qu’il existe deux races de chevaux : la race occidentale et la race orientale. La première aurait six vertèbres lombaires, tandis que la seconde n’en aurait que cinq. — A cette occasion, j’ai publié un travail spécial qui a pour titre : Mémoire sur les anomalies de la colonne vertébrale chez les ani-^ maux domestiques.
Ce travail, qui a été imprimé dans le Journal de l'anatomie et de la physiologie de ïhomme et des animaux^ année 1867 (tirage à part de 100 exemplaires), embrasse toutes les observations que j’ai faites sur le sujet, et se termine par les conclusions suivantes :
1*^ Les variétés anatomiques ou les anomalies de la colonne vertébrale peuvent se faire remarquer chez les divers animaux domestiques, quelle qu’en soit l’espèce;
2® Elles doivent être considérées comme des faits purement individuels ;
3® Elles ne peuvent constituer, au moins actuellement, des caractères de famille ;
4® Elles ne peuvent nullement servir de trait caractéristique de la race.
M. Goubaux a communiqué à la Société de Biologie sur le même sujet un Mémoire sur une nouvelle anomalie de la colonne vertébrale^ caractérisée par la présence d'une vertèbre dorsale surnuméraire enclavée, et par un nombre de côtes différent dans chacune des parois thoraciques. — Observation recueillie sur un cheval. (Séance du 23 avril 1870.)
li. — Variétés anatomiques.
M. Goubaux a fait deux communications à la Société de Biologie sur les variétés anatomiques.
a. La première. Sur les variétés anatomiques des artères chez le cheval.
Comptes rendus de la Soc. de Biologie, 1852, p. 2.
b. La seconde. Sur les os, les muscles, les ligaments et les canaux excré¬
teurs des glandes chez les animaux domestiques.
n juillet 1852.
M. — Gestation.
J’ai étudié chez les grandes femelles de nos animaux domestiques et déterminé la cause De l'aplatissement ou affaissement de la croupe que l'on observe vers le terme de la gestation. (Travail inséré dans les Comptes rendus de la Société de Biologie^ année 1870, page 125.)