‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 3)Chapitre 23 sur 33 · TYPHUS EXANTHÉMATIQUE ET TYPHUS RÉCURRENT FIÈVRE TYPHOÏDE. - PESTE · texte numérisé non relu

TYPHUS EXANTHÉMATIQUE ET TYPHUS RÉCURRENT FIÈVRE TYPHOÏDE. - PESTE

90. — Diagnostic du typhus exanthématique. Société médicale des hôpitaux, U avril 1895.

Lé typhus exanthématique qui fit son apparition dans le bassin de la Seine et le nord de la France était une maladie jusque-là inconnue dans ces régions et par conséquent donna naissance à des erreurs de diagnostic très nombreuses qui eurent des conséquences très graves pour le personnel hospitalier.

Dans les nombreuses enquêtes qui nous furent confiées à ce moment, nous avons appelé à notre aide pour ce diagnostic, en dehors des symptômes présentés par les malades :

1" L’époque de l’épidémie. Le lyphus est une maladie d’hiver et de prin-

2° L’âge des malades est sensiblement plus élevé ;

5° La condition sociale ; le typhus frappe surtout les vagabonds sans domicile;

4° La fréquence de la contagion;

5“ La morbidité des religieuses, infirmiers, médecins;

6“ L’existence antérieure de la fièvre typhoïde chez les sujets atteints;

7° Le court intervalle qui sépare l’entrée du malade de sa mort ou de sa

8“ La proportion élevée des décès.

91. —Enquête sur les origines di bretonne, lîeeueti des travaux dt 19 juin 1895, et Journal officiel.

i l’épidémie du typhus en 1893 en : Comité consultatif d'hygiène publique 14 juin, Semaine médicale.

France. Origine e de France, XXIII,

Les premiers résultats de l'enquête sur l’épidémie de typhus à Paris firent attribuer son origine à une importation lilloise.

Les recherches ultérieures ont montré que le typhus existait à Amiens avant les premiers cas de Lille et que dès le mois de juillet 1892 il avait fait son apparition à Vembouchure de la Seine, d’où il avait cheminé le long du fleuve sur la rive droite et la rive gauche.

En recherchant sur place si cette épidémie de typhus de 1892-1893 n’avait pu avoir la Bretagne pour origine, nous avons appris que de juin à septembre 1892 une forte épidémie de typhus avait régné dans la commune de Carnoët, au centre de la Bretagnenon loin de Carhaix.

Pour aller à Paris ou dans le Nord la plupart des Bretons de cette région s'embarquent à Morlaix pour le Havre ou Bonfleur. On s’explique ainsi comment le typhus a paru d’abord autour de l’estuaire de la Seine.

Cette origine bretonne de l’épidémie de 1895 montre l’intérêt pour le pays tout entier de l'extinction de ce foyer endémiqtie dont M. Gestin avait signalé l’importance.

92. — Un cas de typhus méconnu. Société médicale des hôpitaux, 25 juin \ 892.

Le 7 et le 9 avril 1893 un veilleur et une surveillante de nuit de l’hôpital Beaujon présentent les premiers symptômes de typhus exanthématique.

Ces deux cas étaient imputables a un cas de typhus méconnu, traité dans une salle de l’hôpital, du 6 au 51 mars.

La surveillante de nuit affectée normalement au service de chirurgie avait suppléé sa collègue de médecine le 26 mars. Il est donc possible de fixer à 12 jours la durée de l’incubation du typhus dans ce cas. C’est précisément le chiffre classique.

Le cas de typhus dont nous avons établi le diagnostic rétrospectif est antérieur à tous ceux qui avaient été signalés et dont le plus ancien remonte au 10 mars. Il a été vraisemblablement contracté dam les asiles de nuit parisiens ou dans la bartr lieue vers le 16 ou le 17 février.

Ce cm, qui a été l’origine de deux cm de contagion dam le personnel hospitalier, n’a provoqué aucune contamination parmi les malades.

93. — Étiologie et prophylaxie du typhus exanthématique. Société médicale deshôpitaux,

’ 7 et 28 juillet 1893.

La contagion du typhus se fait surtout par contact du malade ou des objets ayant approché les malades.

Le typhm ne se transmet sans doute pas par les voies aériennes.

Si la Iransmissiort se faisait par les voies aériennes les cas de contagion hospitalière ne frapperaient pas à peu près exclusivement le personnel ou les malades faisant fonction d’infirmiers.

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