CHAPITRE PREMIER
PNEUMOCOQUE - PNEUMONIE LOBAIRE - AFFECTIONS A PNEUMOCOQUES
1 — Présence du pneumocoque dans un cas de broncho-alvéolite fibrineuse hémorrhagique. Leçons de clinique médicale de M. le professeur Jaccoud, 7 mars 1885.
L’examen bactériologique de la fausse membrane rejetée pendant la vie et des coupes du poumon a montré un diplocoque lancéolé conservant sa coloration par la méthode de Gram.
2. — Endocardite ulcéreuse à pneumocoques. Leçons de clinique médicale de M. le pro-
Trois cas d’endocardite ulcéreuse dans lesquels a été trouvé un microbe lancéolé ovoïde encapsulé absolument semblable à celui de la pneumonie. Le premier de ces cas a été observé en 1884, le second en 1885, le troisième en 1886. Aucun de ces cas n’était accompagné de pneumonie. Dans tous les trois, il existait de la méningite suppurée. Deux fois il y avait eu avortement.
Dessins des préparations faites à l'occasion de chacun de ces cas.
3. — Infection purulente suite de pneumonie, leçons de clinique médicale de M. le pro¬
fesseur Jaccoud, 20 mars 1886.
Étude microbiologique de deux cas.
Dans la première observation un individu succombe au 36* jour d’une pneumonie, présentant une arthrite suppurée du genou, de l’épaule, des abcès des reins, une endocardite végétante-ulcéreuse des valvules mitrale et tricuspide. En tous ces points nous avons trouvé des streptocoques pyogènes. Des streptocoques analogues existaient dans le foyer hépatisé.
Dans la deuxième observation, la mort est survenue cinquante jours après le début de la pneumonie. Il y avait des suppurations sous-cutanées, des abcès des reins, du myocarde. Ces suppurations étaient causées par le streptocoque et le staphylocoque pyogènes qui avaient été puisés dans le poumon où il existait des abcès analogues. I/infection générale est due dans ces cas à la pénétration dans le sang d’éléments pyogènes contenus dans les poumons en même temps que le pneumocoque.
4. — Péricardite fibrineuse, méningite cérébro-spinale déterminées par le pneumo-
coccus sans pneumonie lobaire coïncidente. Intervention probable du pneumo-
coccus dans la production d’autres maladies : pleurésie, broncho-pneumonie,
broncho-alvéolite fibrineuse hémorrhagique, endocardite infectieuse. Sociélé
Le pneumocoque peut déterminer ces diverses lésions sans coïncidence de pneumonie. Là présence du microbe n’a pas été ^tablié seulement par l’examen microscopique mais par les résultats des inoculations.
5. — Pleuro-pneumonie fibrineuse du cobaye, du lapin, de la souris, du rat après inoculation des produits d'une endocardite végétante rencontrée chez une malade atteinte de pneumonie lohaire. Contrihution à l’étude de pneumocoque. Bulletin
Friedlaender et Talamon ont isolé le microbe de la pneumonie. Malheureusement les microbes décrits par l’un et par l’autre ne sont pas identiques, Le microbe de Friedlaender est pathogène pour la souris, le cobaye, le chien et
inactif vis-à-vis du lapin. L’organisme isolé par Talamon est pathogène pour le lapin et inoffensif pour le cobaye. Étant donnée la valeur de ces deux observateurs, on a voulu concilier ces assertions et l'on accepte couramment qu’il y a dans la pneumonie deux microbes, l’un pathogène pour le lapin l’autre pour le cobaye.
En partant de la même lésion pneumonique nous déterminons des pleuropneumonies ou des infections généralisées chez le lapin, la souris, le rat et le cobaye. Mais il y a plus; le sang du lapin qui a été inoculé avec cette lésion est pathogène pour le cobaye. Celui du cobaye est pathogène pour le lapin, etc. Il y a donc un seul micro-organisme pathogène d la fois pour ces différents rongeurs.
Les cultures nous ont permis ultérieurement de reconnaître que ce micro-organisme était le pneumocoque cultivé par Talamon, micro-organisme bien étudié par Fraenkel.
6. — Pneumonie mortelle chez deux conjoints. Intervention possible de la grippe.
Présence certaine de pneumocoque. Société clinique, 11 mars 1886.
Mari et femme atteints de pneumonie à deux jours de distance. La pneumonie est survenue au cours de symptômes de grippe. Les crachats des deux malades renfermaient le pneumocoque.
7. — De l'endocardite végétante ulcéreuse d’origine pneumonique. Archives de physio¬
logie normale et pathologique, 15 août 1886.
Travail basé sur 82 observations complètes dont 9 personnelles.
1. Au cours de la pneumonie ou pendant la convalescence, on peut voir apparaître l’endocardite végétante, ulcéreuse.