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Du pneumocoque dans les maladies autres que la pneumonie

6. Infections pneumococciques abortives, larvées. Fréquence relative des déterminations aux différents âges. Modes d’infection habituels.

19. — Méningite suppurée consécutive à un coup de revolver. Coexistence du pneumocoque et du staphylococcue pyogenes aureus. Pénétration directe dans la cavité crânienne de microbes pathogènes préexistants dans la bouche. Société de biologie.

8 mars 1890.

20. — Péritonites à pneumocoques. Méningites à pneumocoques. Société médicale des hôpitaux, 16 mars 1890.

J’ai vu seulement 2 péritonites à pneumocoques. Dans l’un des cas il s’agissait d’un enfant mort de méningite. Dans l’autre la péritonite s’est terminée par guérison.

Si la péritonite a pneumocoques est rare, moins de 1 pour 100, il est possible, dans toutes les autopsies de pneumoniques, de reconnaître l’existence de pneumocoques dans la cavité péritonéale en colorant les lamelles appliquées à la surface de la séreuse.

La méningite à pneumocoques est plus commune. Le pneumocoque se voit dans les deux tiers des méningites suppurées non tuberculeuses.

On ne saurait affirmer la nature pneumococcique d’une méningite en constatant un pus vert épais, visqueux. J’ai vu ce caractère avec le bacille de Friedlænder et avec un bacille analogue au bacille typhique.

21. — Fréquence relative des affections dues aux pneumocoques. Points au niveau desquels débute le plus habituellement l'infection pneumococcique aux divers âges de la vie. Société de biologie, 20 juillet 1890.

Nous disposons de deux statistiques personnelles comprenant l’une 121 autopsies, l’autre 51 examens pratiqués du vivant des malades.

Chez l’adulte la lésion initiale a été par ordre de fréquence, la pneumonie

65,95, la broncho-pneumonie 16,85, la méningite, la pleurésie purulente, l’otite, l’endocardite, l’abcès du foie.

La pénétration du pneumocoque s’est faite 86,6 fois pour 100 par les bronches, 11 par 100 par les organes en continuité avec les fosses nasales.

Dans la deuxième enfance, les déterminations premières de l’infection pneumococcique se font surtout dans les organes en rapport avec la trachée et les bronches. La part de la pneumonie est moins considérable que chez l’adulte.

Chez l’enfant en bas âge le pneumocoque pénètre plus fréquemment parles voies aériennes supérieures, d’où l’otite moyenne, qui est presque sans exception chez les enfants de l’hospice des Enfants-Assistés.

Parmi les lésions pneùmococciques observées pendant la vie figurent des manifestations encore inédites : 1 phlegmon thoracique profond, 1 abcès de la paroi abdominale, 1 abcès de la jambe, 1 abcès de l’épaule, 1 œdème inflammatoire du membre supérieur, 1 suppuration de l’apophyse mastoïde.

22. — Déterminations pharyngées du pneumocoque. Laryngite pseudo-membraneuse

à pneumocoques. Société médicale des hôpitaux, 8 mai 1891.

11 y a lieu de décrire plusieurs types d’angines pneumococciques :

Une forme suppurée.

Une forme pseudo-membraneuse.

Une forme folliculaire.

Une angine inflammatoire et une angine herpétique.

Chez un enfant de 3 ans entré pour une varicelle et auquel on dut faire la trachéotomie, les fausses membranes expulsées par la canule ne renfermaient pas de bacilles de Lœffler, mais exclusivement des pneumocoques lancéolés pourvus de belles capsules et moyennement virulents.

23. — Pneumonie lobaire. Traité de médecine, Ciiarcot-Bo»ch4iîd, IV.

1° Anatomie pathologique et bactériologie,

2“ Étiologie.

3°< Symptômes. '

4” Marche. Terminaisons.

S 0 Formes et variétés.

6“ Diagnostic.

7° Pronostic.

8° Traitement.

9“ Déterminations extra-pulmonaires de l’infection pneumonique.

24. — Localisations du pneumocoque sur l’appareil vasculaire. Société médicale des hôpitaux, 15 janvier 1892.

25. — Des altérations locales qui peuvent succéder à l’injection de substances irritantes dans le tissu cellulaire ou le derme des pneumoniques. Société médicale des hôpitaux, 25 mars 1892.

A la suite d’une injection d’éther chez une malade atteinte de pneumonie, il s’est développé au bras une tuméfaction rouge avec crépitation gazeuse. Celte tuméfaction incisée a donné issue à une sérosité mêlée de pus renfermant du pneumocoque.

Dans un autre cas de pneumonie, une injection de caféine a été suivie d’une plaque de gangrène gazeuse, dont la sérosité renfermait des pneumocoques en même temps que le bacille de la septicémie.

M. Lemière a cité un troisième tait analogue où la lésion rappelait le phlegmon diffus.

L’irritation locale déterminée par l’injection a été dam les trois cas un point d’appel pour les pneumocoques en circulation.

Ces lésions diffèrent de celles qui succèdent à l’injection d’essence de térébenthine qui produit un pus sans microbes.

26. — De la pleurésie séro-fibrineuse consécutive à la pneumonie. Société médicale des

1“ Il existe une pleurésie séro-fibrineuse, consécutive à la pneumonie franche.

2° Cette pleurésie séro-fibrineuse métapneumonique est beaucoup plus rare que la pleurésie purulente. Notre statistique personnelle donne 4 épanchements séro-fibrineux contre 14 cas au moins d’épanchements purulents.

3° Lorsque ces épanchements séro-fibrineux sont examinés après la guérison de la pneumonie et ont une importance assez grande, on n’y trouve pas de pneumocoques.

4" On ne trouve de pneumocoques que dans les épanchements sérofibrineux examinés au cours même de la pneumonie et qui ont une tendance constante à la résorption après la guérison de celle-ci.

5° Les épanchements séro-fibrineux métapneumoniques importants que nous avons seuls en vue conservent le caractère séro-fibrineux et ne subissent pas la transformation purulente. L’épanchement de l’empyème métapneumonique est purulent d’emblée ou tout au moins se montre dès le début comme un exsudât louche, très riche en éléments cellulaires et en pneumocoques.

6” Ces épanchements séro-fibrineux ne présentent aucune relation avec la tuberculose, ainsi qu’en témoignent les résultats négatifs des inoculations

7“ La pleurésie séro-fibrineuse métapneumonique comporte un pronostic favorable puisqu’elle ne renferme plus de microbes en activité, qu’elle n’a aucune tendance à la transformation purulente, qu’elle ne menace pas d’une tuberculisation ultérieure. Elle se termine le plus souvent par la résorption, et si la ponction s’y trouve indiquée, celle-ci ne devra sans doute jamais être renouvelée, la première évacuation suffisant à enlever le liquide qui marque simplement le reliquat d’une affection éteinte ‘.

27. — Curabilité des pleurésies purulentes i pneumocoques par la ponction. — Innocuité de cette intervention. Société médicale des hôpitaux, 6 mai 1892.

J’ai montré la bénignité des pleurésies purulentes à pneumocoques, et fait voir que la curabilité des pleurésies infantiles par la ponction pouvait s’expliquer par la prédominance des pleurésies à pneumocoques à pareil âge, 72,3 pour 100.

par la culture un microbe ayant les caractères du pneumocoque, mais inoflensif pour les animaux.

La ponction suffit souvent à, guérir la pleurésie à pneumocoques. T ai vu guérir par ce seul moyen neuf pleurésies purulentes chez l’adulte'.

On objecte à tort qu’en ne recourant pas immédiatement à l’empyème on perd du temps et que la mort du malade peut en être la conséquence. I/évacuation du liquide en tout ou en majeure partie suffit à satisfaire l’indication vitale. Il n’y a aucun inconvénient à remettre l’empyème 24 ou 48 heures.

On a reproché à l’examen bactériologique de faire perdre du temps. 11 faut quelques minutes pour reconnaître la présence de streptocoques, auquel cas il conseille d’opérer sans tarder. En 48 heures, au maximum, les cultures apprennent si d’autres microbes coexistent avec le pneumocoque.

28. — Instructions prophylactiques contre la pneumonie infectieuse. Avec M. Proust.— Recueil des travaux du comité consultatif d'hygiène publique de France', XXII, 25 juitl. 1892.

29. — Un cas d’infection pneumococcique généralisée avec endocardite à la suite d'une pénétration par le tégument externe. Guérison. Société médicale des hôpitaux, 25 mai 1894.

Infection générale, hyperthermie, grosse rate, infarctus pulmonaires, souffle cardiaque. Abcès au niveau de la face interne du tibia. Guérison avec persistance d’un souffle mitral. Infection générale et endocardite infectieuse.

Examen bactériologique. Pneumocoques dans le pus, dans les produits expectorés, dans le sang. Infection pneumococcique avec endocardite.

L’infection a débuté au niveau du tégument externe. Le pneumocoque a pénétré par une excoriation reposant sur une tumeur érectile veineuse.

30. — Présence fréquente de pneumocoques virulents dans la bouche des sujets convalescents d'érysipèle de la face. Société médicale des hôpitaux, 20 juillet 1894.

M. Roger a constaté que les complications pulmonaires, péritonéales et méningées de l’érysipèle de la face sont souvent causées par le pneumocoque et non, comme il aurait été naturel de le supposer, par le streptocoque.

Cette constatation est d’accord avec le résultat des recherches que j’ai

entreprises il y a huit ans au sujet de la fréquence relative des pneumocoques virulents dans la salive.

Les pneumocoques virulents se rencontrent 1 fois sur 5 dans la salive des sujets sains, tandis que, sur les sujets ayant eu une pneumonie, ils sont présents 4 fois sur 5.

L’examen de la salive de convalescents d’érysipèle de la face nous a montré 6 fois le pneumocoque virulent sur 12 sujets.

Le pneumocoque virulent se retrouve donc dans la salive des convalescents d’érysipèle de la face beaucoup plus que chez les autres sujets, exception faite de ceux qui ont une pneumonie. On l’y trouve même plus souvent que le streptocoque virulent qui a été rencontré trois fois.

31. — Accidents consécutifs aux injections de sérums autres que le sérum diphtérique. Sérum antipneumococcique. Sérum antituberculeux. Société médicale des

hôpitaux, Si janvier 1896.

Chez une enfant atteinte de pleurésie purulente métapneumonique à épanchement se reproduisant, malgré des ponctions, nous avons inoculé du sérum antipneumococcique sans observer aucune modification dans la maladie.

En revanche l’enfant présenta 11 jours après l’injection de l’hyperthermie, des douleurs atroces du ventre et désarticulations, et une éruption généralisée avec démangeaisons.

Le sérum antipneumococcique du lapin peut donc produire les mêmes accidents que le sérum antidiphtérique du cheval.

Nous avons vu un malade qui a présenté les mêmes accidents après l’injection de sérum antituberculeux de Maragliano.

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