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SANATORIA POUR TUBERCULEUX

110, — Installation des sanatoria pour le traitement des phtisiques : précautions à prendre pour préserver le voisinage du danger de contamination. Recueil des travaux du Comité consultatif d’hygiène publique de l'’rancé, XXIV, 8 avril 1895. — Journal officiel, 18 avril 1895. — Annales d’hygiène et de médecine légale. — Revue de la tuberculose.

Les établissements destinés aux phtisiques présentent une utilité aussi grande pour la société que pour les malades qui y sont traités.

Des dangers peuvent résulter pour une localité de la présence de nombreux phtisiques dans des hôtels ou dans des habitations particulières où ils sont mélangés au reste de la population et où il ne peut être pris les précautions nécessaires.

Les agglomérations de malades dans ces sanatoria ne sauraient être l’origine d’aucun danger pour le voisinage, pourvu que ces établissements soient bien dirigés, que leur installation et leur aménagement soient conformes aux règles déjà en vigueur dans les établissements analogues.

Le sanatorium sera autant que possible adossé à une hauteur qui le mette à l’abri des vents dominants.

Autour de l’habitation des malades, tout sanatorium disposera d’une zone d’isolement constituée par un parc étendu et des terrains réservés à la culture. Cette zone est nécessaire au séjour en plein air, qui est la base de ce traitement de la tuberculose. Les malades ne sortiront de l’établissement que le moins possible.

On exigera des pensionnaires l’engagement de n’expectorer que dans des crachoirs renfermant une certaine quantité d’eau. Ces, crachoirs portatifs et autres seront désinfectés tous les jours.

Chaque sanatorium possédera une bonne étuve confiée à un personnel

instruit et consciencieux. Le linge des malades ne sera livré au blanchisseur qu’après avoir été stérilisé par l’étuve.

Les chambres des malades seront toujours désinfectées avant d’être livrées à un nouvel occupant. Afin que cette désinfection soit facile, le plancher et les parois seront disposés de telle sorte qu’ils pourront être aisément lavés et brossés avec des solutions antiseptiques : plancher vernissé ou mieux recouvert de linoléum, murs peints à l’huile, etc.

Les déjections des malades seront désinfectées, on ne les laissera sous aucun prétexte déverser dans un cours d’eau pouvant servir à l’alimentation. Elles seront utilisées à l’aménagemeut de cultures faites dans l’établissement. Là où il sera possible, on pratiquera l’épandage.

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