HYGIÈNE
111. — Le rôle des méthodes bactériologiques en hygiène. Presse médicale, U avril 1894.
La bactériologie permet d’arriver à un diagnostic, soit à la suite d’un simple examen microscopique, soit après les cultures, soit enfin après les inoculations.
Elle nous fait connaître les voies d’infection habituelles à chaque germe spécifique.
Elle nous renseigne sur la valeur des procédés de désinfection.
chimiques qui apparaisse!
on et des maladies qu’ils
int dans les matières organiques en voie peuvent provoquer. Archives générales de
I. — Poisons que l’on a pu extraire des matières putrides, leur action sur les animaux.
II. — Maladies résultant de l’introduction de ces poisons putrides. — Botulisme.
lit. — Les ferments figurés du tube digestif et les produits de la putréfaction dans l’intestin. — Variations quantitatives des produits de la putréfaction intestinale. — Neutralisation physiologique des poisons putrides formés dans l’intestin. — Rôle du foie. — Influence pathogène des produits putrides intestinaux. — Occlusion intestinale, constipation.
113. — Microbes pathogènes contenus dans la bouche de sujets sains. Maladies qu’ils
provoquent. Indications pour l'hygiéniste etle médecin. Revue d’hygiène, juin 1889.
La cavité buccopharyngée renferme normalement chez un bon nombre de sujets des agents pathogènes parmi lesquels les plus importants sont : le pneumocoque, le streptocoque, le bacille encapsulé de Friedlænder, les streptocoques pyogènes.
La bouche du sujet sain recèle le pneumocoque au moins 20 fois sur 100, le streptocoque 5,5, le bacille encapsulé 4,5. Ces chiffres indiquent seulement les cas dans lesquels lès agents précités sont assez virulents pour tuer les animaux, et sont inférieurs à la réalité.
De la bouche et du nez ces microbes peuvent gagner les poumons, le tube gastro-intestinal, la cavité crânienne. Or ces microbes sont précisément ceux que l’on rencontre dans la pneumonie, la broncho-pneumonie, les otites, les méningites, les péritonites.
La présence de ces microbes dans la cavité buccopharyngée s’explique par l’existence d’une maladie antérieure, par la contagion. Ainsi est justifiée la fréquence des broncho-pneumonies, des otites dans les hôpitaux d’enfants.
Les microbes pathogènes peuvent séjourner indéfiniment dans la bouche sans qu’il y ait maladie.
L’intégrité des membranes de revêtement leur oppose un obstacle suffisant.
Il n’en est plus de même sous l’influence du froid, du traumatisme, de maladies générales (diphtérie, rougeole, scarlatine).
La virulence des agents contenus dans la cavité buccopharyngée est sujette à des varialions nombreuses.
On diminuera la fréquence de certaines maladies et la gravité de beaucoup d autres en arrivant à détruire ou à rendre inoffensifs les microbes pathogènes recélés dans la bouche.
115. — Filtration de l’eau. Appareil construit par M. 0. André pour faciliter l’emploi et le nettoyage du filtre Chamberland. Recueil des travaux du Comité consultatif d'hygiène publique de France, XXI, 2 mars 1891.
116. — Travaux des Conseils d’hygiène publique et de salubrité pendant l'année 1888. Rapport général et propositions de récompenses. Recueil des travaux du Comité’ consultatif dihygiène publique de France, XXI, 20 juillet 1891.
117. — Interdiction aux enfants de moins de 16 ans de fumer sur la voie publique et dans les établissements pnblics. Pétition de la Société contre l’abus du tabac. Recueil des travaux du Comité consultatif d'hygiène publique de France, XXI, 21 septembre
118. — Intoxication saturnine par la farine d’un moulin dans la Haute-Vienne en 1888, avec le D r Naiuas. Recueil des travaux du Comité consultatif d'hygiène publique de France, XXI, 19 janvier 1891.'
119. — Vente et consommation des moules en toute saison, La limitation fixée par les décrets du 4 juillet 1853 et du 19 juillet 1859 est-elle justifiée par l'intérêt de la santé publique! Recueil des travaux du Comité consultatif d’hygiène publique de France, XX, 10 mars 1890.
Accidents consécutifs à l’ingestion des moules. Épidémie de Wilhelmshaven. 11 n’existe aucun rapport entre la toxicité des moules et le frai. Celui-ci se produit du 50 avril au 1” septembre. Les cas d’intoxication rapportés ont été observés à la fin de septembre 1887 et en octobre 1885. Il n’y a pas de raison tirée de l’hygiène pour interdire la vente des moules du 30 avril au 1” septembre.
120. — Ictères infectieux et embarras gastro-intestinaux consécutifs à l'immersion dans des eaux polluées. Société médicale des hôpitaux, 12 juin 1896.
Il existe un certain nombre d’observations dans lesquelles l’immersion dans une eau souillée a été suivie d’accidents qui reproduisent le tableau clinique de la maladie de Weil, de l’ictère catarhal simple, de l’ictère grave ou de la fièvre gastrique à côté des germes de la fièvre typhoïde ou du choléra; l’eau peut donc renfermer d’autres espèces pathogènes.
Ces accidents surviennent après une incubation de 13 à 16 jours.