Miliary fever. Twenlietl i Cenlury de Stedman, XIV
Nous avons soutenu que le typhus exanthématique se transmet surtout par contagion directe et révoqué en doute le rôle que l’on a voulu faire jouer à la transmission par la voie aérienne. Les constatations récentes de Gotschlich rendent très vraisemblable la nature protozoaire de l’agent pathogène du typhus exanthémah tique qui se rapprocherait des apioplasma ou piroplasma. Dans la nouvelle édition du chapitre Typhus exanthématique, nous avons signalé ces travaux ainsi que ceux que les auteurs américains ont consacrés à l’étude de Spotted
fever des montagnes Rocheuses, maladie assez analogue au typhus causée par des protozoaires endoglobulaires et vraisemblablement propagée par des tiques. Nous pensons que ces constatations militent en faveur de l’intervention des insectes parasites dam la transmission du typhus. Celte intervention est du reste à peu près établie dans le typhus récurrent. Tictine a trouvé des spirilles dans des punaises qui avaient sucé le sang de malades, et donné la fièvre récurrente à un singe inoculé avec le suc de punaises recueillies sur un malade.
Dans la nouvelle édition du chapitre Grippe nous avons résumé les travaux récents les plus importants consacrés aux bacilles de Pfeiffer, dont l’intervention est aujourd’hui généralement admise et parlé de bacilles, dits hémophiles qui présentent une assez grande similitude avec le bacille vrai de la grippe. Nous avons montré l’existence de localisation primitives du bacille de Pfeiffer au niveau de la plèvre, des méninges. Notre élève Dubois a consacré sa thèse à l’étude de la méningite suppurée à bacille de Pfeiffer, dont nous avons personnellement étudié trois cas.
Dans notre rapport sur un projet de sanatorium pour lépreux, soumis au Comité consultatif d’hygiène publique de France, nous avons émis l’avis qu’un pareil établissement ne présentera pas de danger pour le voisinagé pourvu qu’il soit bien surveillé, que les linges soient désinfectés à la vapeur, etc. Ces conclusions sont d’accord avec celles que M. Bosnier a défendues sur le même sujet à l’Académie de médecine.
Nous avons été chargé d’un autre rapport sur la prophylaxie de l’ophtalmie des nouveau-nés. Cette ophtalmie, presque toujours causée par le contact de sécrétion vaginale gonococcique avec la muqueuse conjonctivale des nouveau-nés, esta l’heure actuelle la cause la plus fréquente de cécité.
Les bases de la prophylaxie ont été formulées par Credé et doivent viser un double but : la désinfection des organes génitaux de la mère avant l’accouchement, la désinfection des yeux de l’enfant à la naissance.
Si la prophylaxie de ces ophtalmies peut être confiée aux sages-femmes, leur traitement doit être réservé aux médecins.
Dans notre article sur la suette miliaire nous avons utilisé les renseigner ments recueillis au cours de la dernière épidémie du Poitou de 1888; aussi bien que les travaux publiés au cours des épidémies de la Brie, de la Somme et du Périgord. Nous avons rapproché cette description de l’histoire de la suette anglaise du moyen âge, qui- est certainement la même maladie en dépit de sa grande gravité et de son extension plus considérable.