‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 40 sur 43 · PNEUMOCOQUE - MALADIES DU POUMON ET DE LA PLÈVRE · texte numérisé non relu

PNEUMOCOQUE - MALADIES DU POUMON ET DE LA PLÈVRE

189. — Présence dn pneumocoque dans les poussières d’une salle d'hôpital. Société de Biologie, 29 mai 1897.

190. — Maladies de la plèvre chez l’enfant. Traité des maladies de l'enfance de Grahcher, tome V, 1898,

191. — Nouvelles recherches sur la bactériologie des pleurésies purulentes infantiles. Volume jubilaire de la Société de Biologie, 1900.

192. — Maladies aiguës du poumon. Nouvelle édition du Traité de Médecine de Bouchard et

193. — Maladies de la plèvre. Deuxième édition du Traité de Médecine de Bouchard et Brissaud, VII.

194. — Maladies de la plèvre chez l’enfant. Traité des maladies de l'enfance de Grahcher et Comdy, tome III, 1904.

Il n’existait pas d’observations établissant la présence des pneumocoques dans les poussières, alors que des observations antérieures y avaient révélé parfois le bacille de Koch, les staphylocoques et streptocoques pyogènes, le bacille diphtérique, etc.

11 nous a été donné de recueillir le premier fait démonstratif, au cours de recherches entreprises sur les poussières des locaux habités.

Comme Cornet, nous avons, dans ces expériences, recueilli au moyen de tampons stérilisés les poussières déposées sur les parois en des points où il ne pouvait y avoir eu projection directe de crachats. Ces tampons étaient lavés dans un liquide stérile que nous injections dans le péritoine de cobayes.

, Deux de nos cobayes ont succombé à une injection pneumococcique, et

nous avons isolé ce micro-organisme en cultivant l’exsudât pleural et péritonéal et le sang.

Les poussières qui avaient servi à l’inoculation avaient été recueillies à la surface d’un mur d’hôpital, faisant face au dos de la tête d’un lit occupé par un tuberculeux. La mort de l’un des cobayes est survenue au bout de 7 jours, et du second au bout de 8 jours,

Les poussières avaient été détachées un mois avant le jour de l’inocu-

On ne saurait donc plus contester la possibilité de la présence de pneumocoques virulents dans les poussières, et on s’explique ainsi comment les pneumonies et bronchopneumonies compliquent si souvent les maladies des sujets hospitalisés, comment dans certaines pièces habitées successivement par des familles différentes, on voit se succéder des cas de pneumonie.

La persistance de la virulence des pneumocoques dans les crachats desséchés avait déjà été invoquée pour expliquer ces particularités de la contagion pneumonique. Il n’en était pas moins intéressant d’en serrer de plus près la démonstration.

Notre succès s’explique en partie par l’emploi dans ces expériences de cobayes jeunes, les cobayes adultes résistent beaucoup plus à l’inoculation du pneumocoque par le péritoine.

La nouvelle édition des maladies aiguës du poumon tient compte des travaux nombreux publiés depuis 1895, et des résultats de l’expérience personnelle de l’auteur.

Il n’a été nécessaire de rien changer au plan général de l’article ; ni d’en modifier les diverses parties.

Nous signalerons parmi les additions principales pelles qui ont trait à la fréquence et au groupement des associations microbiennes, aux localisations extrapulmonaires, aux influences qui déterminent ia crise.

Dans le chapitre consacré à la bronchopneumonie nous avons montré que les recherches bactériologiques de Kreibich, de Dürck et de Pearce confirment en tous points ce que nous avons dit au sujet de la prédominance du pneumocoque et du streptocoque. Nous avons insisté sur les bons résultats que nous ont, donnés les bains à 38 degrés, répétés toutes les trois heures, comme les

préconise M. Reriaut de Lyon. Les élèves de notre ' service nous ' ont vu employer, depuis 1896, cette méthode qui nous paraît des plus précieuses et que Mendelsohn etFilderman ont exposée dans leurs thèses. ;;

Dans la deuxième édition dès maladies de la plèvre nous avons montré que les travaux récents confirmaient ce que nous avions dit au sujet de la nature habituellement tuberculeuse de la pleurésie séro-fibrineuse dite primitive. Les inoculations entre les mains d’Aschoff, d’Eichhorst, de Peron, de Le Damamy, l’agglutination étudiée par Arloing et Courmont, par Mongour, les injections de tuberculine utilisées par Beck et par Sears sont à ce point-de vue des plus démonstratives.

Nous avons réuni dans un tableau les résultats des ensemencements de 415 épanchements séro-fibrineux. Dans 7-1 cas pour 100 les épanchements ne renfermaient pas de microbes, 11 fois sur 100 le pneumocoque et dans une proportion sensiblement égale les staphylocoques.

Dans le chapitre du Traité des maladies de l'enfance, consacré aux maladies de la plèvre, nous avons insisté sur les deux particularités qui distinguent les pleurésies de cet âge : l’ intervention plus rare de la tuberculose, la fréquence plus grande de la purulence.

La pleurésie purulente de l’enfant est le plus ordinairement causée par le pneumocoque, et c’est la pleurésie purulente à pneumocoques qui doit être prise pour type de là pleurésie purulente de l’enfance, tandis que chez l’adulte cette place revient à la pleurésie purulente à streptocoques.

L’évolution, la symptomatologie en sont décrits avec détails. Nous insistons sur la valeur des renseignements fournis par la percussion, les caractères très variables de la température, la nécessité de la ponction exploratrice; Nous discutons longuement les indications du traitement.

Les pleurésies purulentes à streptocoques, à staphylocoques, à bacilles de Koch sont étudiées ensuite et la pleuresie putride nous fournit l’occasion de rapporter une observation très intéressante. La pleurésie séro-fibrineuse et le pneumo-thoràx nous arrêtent moins longtemps. Nous ne nous appesantissons en effet que sur les caractères spéciaux du premier âge.

Nous avons à plusieurs reprises été amené à revenir sur cette question de

pleurésie purulente des enfants, en invoquant les résultats chaque fois plus nombreux de nos recherches personnelles.

Nous avons montré aussi combien les observations publiées par les médecins des pays les plus divers concordaient avec les propositions que nous avions formulées dès notre première communication.

Notre dernière statistique des pleurésies purulentes infantiles comprend 90 cas traités à l’hôpital ou en ville. Nous y trouvons :

66 fois le pneumocoque pur.

3 — associé au staphylocoque.

2 — — au bacille de Koch.

2 — — à des bactéries saprogènes.

1 — — au bacille de Koch et au streptocoque.

9 le streptocoque pur.

1 — associé au staphylocoque.

1 — — au bacille de Koch.

1 le staphylococCus aüreus pur.

1 — associé au bacille de Koch.

1 le bacterium coli.

1 le bacille de Pfeiffer.

1 divers micro-organismes habituellement rencontrés dans les pleurésies putrides.

Le pneumocoque existait donc 80,68 fois sur 100 dont 73,86 à l’état isolé. Le streptocoque 13,33 pour 100.

Le bacille tuberculeux 5,55 pour 100.

La répartition annuelle des pleurésies purulentes à pneumocoques a été très différente d’une année à l’autre.

i (dix mois) .

Sur 66 cas traités de pleurésies à pneumocoques purs, la proportion des décès a été de 7 dont 5 pleurésies purulentes doubles.

Les pleurésies purulentes infantiles à streptocoques ont donné 75 décès pour 100.

Nous avons insisté sur la guérison possible des pleurésies purulentes à pneumocoques par résorption spontanée. Nous avons observé 3 cas de ce genre et notre élève Schwartzchild a consacré à cette question sa thèse inaugurale.

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