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DISTRIBUTION DES MATIÈRES

Les tra-vaux originaux ou didactiques, analysés ou simplement mentionnés dans cet exposé, sont partagés en trois groupes, selon qu’ils se rattachent à l’anatomie ou à la physiologie, à la pathologie chirurgicale, à la thérapeutique chirurgicale ou à la médecine opératoire. Un quatrième groupe réunit dans un cadre commun les rapports lus dans les Sociétés savantes, les analyses d’ouvrages, le compte rendu des actes de la Société de ehirurgie pendant l’année 1881.

Autant que possible les matières sont réparties suivant un ordre logique. C’est pourquoi il a paru avantageux de subdiviser les deux principaux groupes, le second et le troisième, en plusieurs sections et de faire suivre immédiatement chacune de ces dernières des observations, des présentations de malades ou de pièces anatomiques relatives aux sujets qu’elles comportent.

I anatomie et physiologie.

1, Recherches anatomiques et considérations physiologiques sur la circulation veineuse du pied et de la jambe. {Thèse pour le doctorat en médecine. Paris, 28 dée. 1867.)

Les recherches de MM. Sappey et Houïé de l’Aulnoit sur les valvules des veines en général, celles de M. Verneuil sur le développement des varices e sur certains points de l’anatomie normale des veines de a jambe, avaient ouvert une voie où il y avait des notions nouvelles à recueillir et a synthétiser sous forme de lois précises. Fixant son attention sur le système veineux du membre inférieur l’auteur a pu, grâce à de nombreuses dissections, arriver à des conclusions que les travaux les plus récents n’ont fait que confirmer. Certaines d’entre elles méritent peubêtre d’être rappelées avec quelques développements. , .

Sans insister sur la partie purement descriptive du sujet, il y a lieu de noter en passant un détail relatif à la terminaison de la veine sap ene externe. La portion de ce vaisseau qui traverse le creux poplité pour gagner la veine poplitée est remarquablement longue et flexueuse, même dans 1 état normal ; mais la particularité la plus longue branche anastomotique qui protonge saphène externe et qui va ordinairement se U de la veine saphène interne. Les recherches

parenle.dans un certain nombre de cas, provi poplité, elle ne s’eu détache qu’après; elle i

accompagnées que par une seule veinule ; pai noir unique, qui accompagne une artère, a plu

centimètres de longr '

is (anatomie et physiologie). (Nouveau Dict. de chir. pratiquesy L YI, 1867, p. 600-609.)

également question de la dilatation d’origine variqueuse des veines caves. Maurice Raynaud a bien voulu lui consacrer quelques lignes dans la partie pathologique de l’article. C’est pourquoi il en est fait mention ici ; c< Cette lésion (dilatation des veines caves) peut-elle être primitive et indépendante de tout obstacle au cours du sang dans l’organe central de la circulation? C’est ce qui semblerait résulter de quelques faits récemment étudiés par Le Dentu, dans un mémoire encore inédit dont il a bien voulu nous donner communi-, cation. Ayant constaté, chez un sujet indemne de toute lésion du cœur gauche, une énorme dilatation des cavités droites, de la veine cave supérieure, des veines du cou et des membres supérieurs, en coïncidence avec les varices des veines saphènes, avec des hémorrhoides, cet observateur est amené à penser que toutes ces lésions, y compris celles du cœur droit, ne sont que l’expression commune d’une même diathèse, la diathèse variqueuse.... Ces vues ingénieuses mériteraient d’être appuyées sur des observations plus nombreuses; elles trouvent une confirmation dans des faits intéressants d’anatomie de développement sur lesquels le Dentu insiste avec juste raison ». (Nom. Dict. de méd. et de chir. pratiques, t ¥1, p. 621.)

5. — Note sur l’origine des veines intramusculaires du membre supérieur. {Bull, de la Soc. anal. 1868, 5' série, t. CCCLXIY.)

Des recherches poursuivies par l’auteur sur les veines musculaires du membre supérieur lui ont montré que le mode d’origine des vaisseaux à sang

noir était, à certains égards, le même que dans les muscles du membre inférieur. Là comme ici les artérioles les plus fines sont accompaanèes par une seule veinule, jusqu’à un point où deux de ces veinules, se rencontrant à la bifurcation de deux artérioles, continuent à marcher séparément de chaque côté du vaisseau à sang rouge, après s’être envoyé une anastomose transversale. La différence qu’il y a entre le membre inférieur et le membre supérieur, c’est que, dans le premier, on voit des arlères encore assez volumineuses accompagnées par une veine satellite unique qui peut atteindre jusqu’à deux millimètres de diamètre,' tandis qu’au membre supérieur il n’y a plus que des artérioles de très petit calibre, difficiles à suivre à l’œil nu, qui ne possèdent qu’une veine satellite. La même remarque est d’ailleurs applicable à certains muscles de la jambe, et particulièrement au groupe antéro-latéral.

4. — Anomalie du squelette du pied. — Cunéiforme surnuméraire. (Bull, de la Soc. anat., 2* série, t. XIV, 1869, p. 13.)

Cette anomalie, extrêmement rare, n’est pas signalée par les auteurs classiques. Elle consiste dans la division du premier cunéiforme en deux parties à peu près égales. Entre elles existe une articulation arthrodiale. Blandin a

description qu’il s’agissait d’une division du cuboïde en deux os distincts. Les trois cunéiformes étaient normaux. Comme normalement le premier cunéiforme, ainsi que tous les os du tarse, excepté le calcanéum, ne possède qu’un point d’ossification, il faut admettre que très exceptionnellement il peut s’y développer deux noyaux ostéogéniques, et qu’en plus ces deux noyaux peuvent parcourir toute leur évolution, sans se souder comme les deux points osseux du calcanéum.

Cette anomalie a été rencontrée sur un squelette sec.

5. — Deuxième cas de dédoublement du premier cunéiforme. {BÙll. de la Soc. anat., 2” série, t. XVI, 1869, p. 546.)

e De l’effort. (Nom. Bict. de méd. et de chir. pratiques, t. XII, p. 425-449.)

Cette question de physiologie, vieille en apparence, venait d’être rajeunie par les recherches, faites à différents points de vue, de Longet, de Bouley fils, de Maquet, de Morel-Lavallée, de Verneuil, de Krishaber, de Marey. 11 était intéressant de grouper les théories nouvelles, de les discuter et de présenter au lecteur un ensemble où le sujet fût traité aussi complètement que

choses se passaient d’une manière analogue, üne autre série d’expériences a donné lieu aux conclusions suivantes :

1° Au point de vue de la fréquence des pulsations pendant et après l’effort, il y a d’abord ralentissement, puis accélération et de nouveau ralentissement.

2" Au point de vue de l’état de la tension dans l’aorte, celle-ci est d’abord augmentée, puis diminuée, puis augmentée de nouveau.

5» Dans la radiale, la tension est d’abord augmentée, puis diminuée, puis anomentee de nouveau.

4» Pour ce qui est du cœur lui-même, ses pulsations se ralentissent au début, et no s’accélèrent que tardivement, puis se ralentissent de nouveau lorsque la respiration reprend son cours.

L’auteur n’a pu se rendre bien compte du désaccord de ses propres résultats et de ceux de M. Marey. Il lui a semblé qu’il y avait peut-être une contradiction entre le tracé principal de l’éminent physiologiste et l’interprétation qu’il en donne ; car, dans ce tracé, après la portion ascensionnelle du trajet, l’amplitude des trois premières pulsations, mesurée au compas, est plus grande que celle des pulsations qui précèdent l’effort, et l’accélération du pouls parait se produire seulement plus tôt que dans nos tracés.

Nous ne terminerons pas cette analyse sans rappeler que, dans un travail intéressant, M. Guyon a montré que chez les femmes en couches et même ches certains hommes, l’effort détermine un arrêt complet ou une diminution d’intensité des battements dans les artères de la face et de la tête, par suite de la compression des carotides par les lobes du corps thyroïde. Il en résulte que la quantité de sang artériel qui arrive aux centres nerveux encéphaliques est beaucoup moindre et que la rétention momentanée du sang veineux est rendue ainsi moins périlleuse.

Daus une troisième partie de l’article, l’influence de l’effort sur le développement des maladies est esquissée à grands traits.

7. — Note sur un ligament non décrit du péricarde (ligament costo-péricardique), par MM. Le Dentu et Lannelongue. (Arch. de physiol. normale et pathologique, t. I, 1868, p. 448.)

tn concours pour le prosectorat, où nous avions à préparer les troncs veineux brachio-céphaliques, nous a fourni l’occasion de remarquer la présence.

muscles sterno-thjroidisns. Ce ligament ren débris du thymus sous forme de deux traînées ,ji qu’il n’est, au moins en partie, que la gaine progrès de l’âge. La description donnée par l’enveloppe du thymus ches le fœtus, est à celle qui précède. Cependant il est remarquah

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