IL — PATHOLOGIE CHIRURGICALE
A. - PATHOLOGIE GÉNÉRALE. — SÉMÉIOTIQUE.
8. — De la claudication. (Nouveau Dict. de méd. et de chir. pratiques, t. Ml, p. 758-774.)
Il importait avant tout de donner de ce trouble fonctionnel une définition physiologique applicable à tous les cas. Sédillot avait dit : « La claudication réside dans un mouvement alternatif et anormal d’abaissement et d’élévation du tronc, produit pendant la marche par toute inégalité dans la longueur absolue ou relative des membres inférieurs. »
S’inspirant surtout de la définition de Voillemier, l’auteur a dit à son tour ;
« La claudication est une irrégularité de la marche qui réside essentiellement dans, les inégalités des oscillations du corps et dans la répétition, à chaque pas, des phénomènes caractéristiques du type observé. »
L’article se compose de plusieurs paragraphes concernant : 1”' les causes, envisagées en deux catégories, selon que les membres inférieurs ont une longueur différente (inégalité absolue) ou que l’inégalité ne se révèle que pendant la marche (raideurs articulaires, affections douloureuses, etc.) ; 2" les formes ou les types divers de claudication ; 3“ la valeur diagnostique (un tableau annexé à ce paragraphe résume tous les éléments de diagnostic que peut fournir l’analyse de la marche) ; 4” la valeur pronostique, étudiée non pas seulement au point du vue des affections dont la claudication est la conséquence, mais au point de vue des conséquences de la claudication elle même (déviations du bassin); m(m, traitement de la claudication, où il est fait allusion au procédé de Rizzoli (de Bologne) pour rétablir l’égalité des deux membres (fracture artificielle du fémur du côté opposé).
Il admet deux formes fondamentales : le phlegmon diffus érysipélateux et le phlegmon diffus franc, auxquelles il rattache le phlegmon sous-aponémtique et total.
Pour tout le reste sa description se rapproche de celle des classiques.
En ce qui concerne le traitement des phlegmons diffus d’origine diabétique, l’auteur s’écarte de l’opinion émise par certains chirurgiens, à savoir que l’action opératoire aggrave les accidents et que l’abstention est préférable. Dans une thèse faite à l’instigation de M. Le Dentu, Is. Peyrot a démontré, d’après un bon nombre d’observations, que le phlegmon diffus diabétique abandonné à lui-même entraîne ordinairement la mort, tandis que les malades traités par la méthode des grandes incisions ont largement bénéficié de ce traitement, comme s’ils n’avaient pas été diabétiques.
Si donc, chez ces derniers, l’abstention doit être érigée en règle, lorsque la gangrène est franche, cette règle, à laquelle l’auteur se rallie, ne doit pas être appliquée au phlegmon diffus! Quelle qu’en soit la cause, le même traitement- le traitement énergique par les grandes incisions ou par le fer rouge,
10. — Phlègmon gangréneux de la région fessière. Considérations sur les gangrènes d’emblée. (Clinique du 8 janvier 1877, Hôtel-Dieu, publiée dans la Frattcd médicate, 28 juillet 1877.)
Il s’agit d’un cas de gangrène étendue et profonde des lesses et du périnée, chez un homme de soixante ans, qui n’était ni diabétique, ni albuminurique, ni alcoolique. Le rectum et les organes urinaires étaient sains. 11 fallait donc évoquer une cause plus générale; or cet homme était manifestement fatigué par un travail trop soutenu. C’était un surmené, et la gangrène s’était développée d’emblée, sous l’influence de l’affaiblissement et d’un trouble profond de l’organisme.
11.—Des amputations dans la gangrène foudroyante. (Revue mensuelle de méd. et de chir., 1878, p. 739.)
proprement dite de l’infection purulente classique, sinon au point de vue de l'essence de ces deux complications, du moins dans leurs expressions symptomatiques et.anatomiques. ^
Après avoir tracé le tableau de la septicémie aiguë simple, non compliquée de gangrène, tableau qui se rapproche de celui de l’état typhique, M. Le Dentu a recherché avec soin les différences cliniques qui séparent encore aujourd’hui la septicémie proprement dite de la pyohémie, relativement aux phénomènes locaux et aux phénomènes généraux (marche de ta fièvre, coloration spéciale du visage, état de la peau, etc.). En ce qui concerne les ahcès du tissu conjonctif et des articulations, M. Le Dentu croit qu’on peut les observer aussi bien dans l’une des formes de l’infection septique que dans l’autre.
Aujourd’hui, grâce à l’antisepsie, la pyohémie proprement dite a presque entièrement disparu et la septicémie aiguë ne tait plus que de bien rares