Troisième partie : affections des capsules surrénales
59. — Examen comparatif de 24 uréthrolomies internes et de 24 divulsions. {Eull. de la Soc. de chir., 1886, p. 567, et Annales des maladies des organes génito-urinaires, 1886, p.471.)
que la première, sans exposer à de plus grands risques, la divulsion lui a paru offrir un avantage réel dans les circonstances suivantes :
1» Lorsqu’il s’agit de combattre ces spasmes de l’urèthre qui gênent la mietion et se rapprochent beaucoup de ce que les auteurs ont décrit sous le
2» Dans les rétrécissements inflammatoires accompagnés d’uréthrite chro-
3^ Contre les rétrécissements élastiques et rétractiles, ou inextensibles à partir d’un certain numéro. '
4“ Dans les cas compliqués de fistules urinaires et d’induration des tis.sus périuréthraux, lorsque cette induration ne va pas jusqu’à un véritable sclérème éléphanliasique et n’impose pas «priori ruréthrotomie interne.
60. — Réplique dans la discussion sur l’uréthrotomie interne. Deux divulsions nouvelles. {Bull, delà Soc. de chir., 1886 p. 520.)
Ç Le Dentu, après avoir répondu aux objections qu’on lui a adressées, maintient ses conclusions, sauf réserve relativement à la quatrième, qui concerne les rétrécissements compliqués de lésions extra-uréthrales, et particulièrement d induration étendue des tissus ambiants, mais il pense queruré-
Observations et présentations de pièces anatomiques.
61. Néphrite double a frigore suivie de suppuration. (Th. de doet. de Amstein sur la pyélo-néphrite spontanée. Paris, 1869.)
52. Kyste suppuré de la prostate. {Bull, de la Soc.de chir.,
1879, p. 27, et Traité des maladies des voies urinaires de Yoillemier et Le Dentu, t. 11, p. 158.)
Sur un sujet entré dans le service de M. Le Dentu à l’hèpital Saint-Louis pour une hématurie légère, lequel urinait sans ditflcullé et' avait rendu par l’urèthre quelques graviers phosphatiques, on trouva à l’autopsie :
Dans les reins les lésions d’une néphrite interstitielle an début ; dans la vessie des colonnes charnues circonscrivant un grand nombre de cellules doni quelques-unes étaient occupées par des graviers; au niveau du col quelque; fongosités commençantes, qui avaient sans doute fourni le sang de l’hématurie en arrière du col et de la prostate un cul-de-sac profond où était logé ut calcul plus volumineux que les autres. „ „ .
Les lésions les plus intéressantes se trouvent dans la prostate. Celle-c, trei hypertrophiée dans sa portion située au-dessus du canal, se prolonge de prè
quent ; te volume du kyste devenu uniloculaire, son développement régulier à droite et à gauehe de la ligne médiaire et sa communication avec la portion prostatique du canal par plusieurs orifices situes de chaque côté du veru-
63. — Fausses routes étendues de l’ufèthre. (BuU. de la Soc. amt.,mi, p. 15.)
L’une de ces fausses routes était longue de plusieurs centimètres. La prostate était notablement hypertrophiée.
64. — Présentation d’un moulage de verge atteinte d’hypertrophie éléphantiasique avec fistules urinaires multiples. (Bull, de la Soc. de chir., 1886, p. 400.)
65. — Plusieurs cas d’uretérile et de périuretérite. (Thèse de doct. de M. Tourneur, Paris, 1886.)
G. — Appareil génital des deux sexes. Mamelles.
66. — Des anomalies du testicule. (Thèse pour l'uÿrégatim en chirurgie, 1869.)
Une des grandes difficultés du sujet que le sort avait désigné il l’auteur, était de faire rentrer dans le cadre d’une classification méthodique les nombreuses variétés d’anomalies du testicule décrites jusqu’alors. Ce n’était pas tout que d’emprunter a Godard les nombreux matériaux qu’il avait péniblement rassemblés, il restait à les coordonner dans un travail d’ensemble qui pût avoir les allures d’un petit traité didactique.
L’examen des differentes théories sur lesquelles est basée l.i
tératologie,
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les amphibies, les édentés èt quelques pachydermes (éléphant, rhinocéros).
Les espèces chez lesquelles les testicules, situés ordinairement dans l’abdor raen, descendent, à l’époque du rut, dans Taine ou sous la peau du périnée (taupes, chauves-souris, rats, agoutis et plusieurs autres), servent comme de transition entre les premiers et ceux qui ont normalement les glandes séminales dans Taine (certains rongeurs, quelques ruminants, pachydermes et carnassiers). Los civettes et le cochon les ont sous la peau du périnée, audessous de Tanus. »
Cette citation ne justifie t-elle pas pleinement la théorie énoncée plus haut? Elle a servi de base à l’auteur dans sa division du sujet et dans l’interprétation des faits relatifs à un certain nombre des anomalies dont il avait à s’occuper, à savoir la synorchidie, ou fusion des testicules, et les différentes variétés d’ectopies.
Mais revenons au plan général suivi à peu de chose près dans la description. Les anomalies du testicule se divisent en deux groupes. Elles peuvent être :
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L’auteur ne peut entrer dans l’analyse détaillée de chacun des chapitres de l’ouvrage. 11 se bornera à indiquer ceux qui lui semblent mériter le plus d’attention.
Après un historique aussi complet qu’il lui a été possible de le faire, il étudie successivement le développement normal et la migration du testicule, l’inversion dans ses diverses variétés, les anomalies de volume (hypertrophie, atrophie congénitales), les anomalies de nombre (polyorchidie, anorchidie vraie, unilatérale, ou bilatérale), y compris les cas d’absence d’une portion du canal déférent en même temps que du testicule; les anomalies correspondant à une disposition normale chez les animaux (synorchidie, anomalies liées à la migration : ectopie, monorchidie, cryptorchidie).
chidie vraie, du moins d’ectopie inguinale) que dans un certain nombre de cas tout à fait exceptionnels, cette infirmité peut ne pas entraîner la stérilité.
L'exposé de la symptomatologie, du diagnostic, du pronostic et du traitement conduit à la deuxième partie, où sont groupés tous les matériaux relatifs aux complications des anomalies testiculaires.
L’auteur y passe en revue successivement l’hermaphrodisme, les douleurs, les inflammations, les dégénérescences de diverse nature, les hydrocèles congénitales et enkystées, enfin les hernies.
Cette énumération suffira sans doute pour montrer que l’auteur a envisagé le sujet sous ses diverses faces et que, donnant la place la plus importante aux anomalies considérées dans leur pathogénèse et dans leur simplicité, il n’a pas omis les cas complexes, représentant les maladies de l’organe frappé d’anomalie et ressortissant à ce titre à la chirurgie pratique.
67. — Sur un cas d’hydrocèlo graisseuse. {Bull, de la Soc. de Chir.,mi, p.874).
68. — Des accidents occasionnés par la fdaire du sang. — De son rôle pathogénique dans l’hydrocèle graisseuse. {Bull, de la Soc. de chir., 1884, p. 800-818.)
Le sujet de l’observation mentionnée à l'instant était un homme encore jeune ayant habité deux ans la Réunion et Nossi-Bé. Il fut admis à 1 hôpital Saint-Louis pour une double hydrocèle. Le liquide d’aspect chyleux, qui en fut extrait, contenait des fllaires dont la présence fut reconnue par le professeur Damaschino.
Ce fait fournit à M. Le Dentu l’occasion d’un travail d’ensemble qu’il lut à la Société de chirurgie trois ans plus tard. Dans ce travail, dont il a puisé
les éléments dans des revues récentes et particulièrement dans celle de M. H. Barth, l’auteur examine et critique tous les faits relatifs à l’histoire des accidents causés par la Filaria sanguinis et termine par ces conclusions :
1» S’il est démontré que le parasitisme est la cause réelle d’un certain nombre d’épanchements chyliformes et de chyluries, il parait certain que la théorie parasitaire ne peut pas être appliquée à tous les cas ;
2“ C’est par obstruction des ganglions, des troncs et des réseaux lymphatiques que la filaire déterminerait fous les désordres qui lui sont attribués.
Suif une étude de l’hydrocèle graisseuse, causée par la filaire, d’après les documents empruntés à Manson et à Magalhaês (de Bahia), étude forcément incomplète, attendu que les documents relatifs à cette question sont encore
Une des conclusions les plu de la filaire, est celle qui con -M. Le Dentu, ayant eu à fraiti atteint d’un éléphantiasis du S' filaire dans le sang extrait par tion de scrotum qu’il a excisée
is contestables de Manson, relativement au rôle icerne l’étiologie de l’éléphantiasis des Arabes, er depuis la publication de ce travail un malade icrotum, venu des Antilles, a cherché en vain la ■ piqûre de la peau des bourses et dans la por-
69- — Hydrocèle enkystée du cordon, probablement spermatique. {Leçon clinique ; Hôtel-Dieu, 3 octobre 1874. Mouvement médical, 1874.)
A propos d’un malade de la salle Sainte-Marthe, M. Le Dentu discute les diverses théories relatives aux kystes à contenu spermatique et cite un cas, observé par lui à l’hôpital Saint-Antoine, de kyste spermatique contenant 1060 grammes de liquide. C’est à coup sûr un des plus volumineux qui aient
70. — Hystérectomie vaginale ; observation stiivie de l’exposé d’un procédé de ligatures multiples des ligaments larges au moyen d’un porte-fil spécial. (Bull, de la Soc. de Chir ., 1885, p. 758.)
blable à un petit cathéter très recourbé sur lui-même, cannelé du côté de sa
convexité. Son bec est percé de deux ehâs placés l’un devant l’autre. Cette disposition permet de taire passer à travers les ligaments larges l’anse d’un fd dont les deux chefs sont logés dans la cannelure de l’aiguille. Cet instrument pourrait servir, en dehors de l’hystérectomie, pour porter une ligature profonde autour d’un pédicule difficile à contourner ou à travers ce pédicule. Il est désigné sous le nom de porte-ligature cannelé à double châs.
71. Hypertrophie du col utérin. (Eôiel-Tlieu.. Leçon clinique
du 19 septembre 1874. Mouvement médical, 1874, p. 456.)
A propos d’un cas d’allongement hypertrophique de la portion sous-vaginale du col, chez une femme nullipare, M. Le Dentu étudie d’une manière générale l’hypertrophie utérine et les diverses méthodes qui lui conviennent. Il conclut, pour le cas actuel, à l’amputation du col.
72. — Du péritonisme envisagé comme indication de l’ovariotomie. {Bull, de l’Acad. de Médecine, 5 novembre 1878, et Bevue de Chir., t. Y, 1885, p. 1.) .
Gubler a défini le péritonisme v l’ensemble des phénomènes graves et souvent mortels qui viennent compliquer la péritonite ou plutôt les lésions quelconques des organes tapissés par le péritoine », ce qui veut dire que le péritonisme représente dans certains cas les phénomènes nerveux de la péritonite ou se développe indépendamment de la péritonite, à la suite de lésions ou d’irritations de diverse sorte du péritoine. Par exemple les phénomènes nerveux de l’étranglement intestinal rentrent dans le cadre du péritonisme. De même aussi les accidents graves qui se développent chez les femmes atteintes de kyste de l’ovaire, qui simulent à s’y méprendre la péritonite vraie, sont
On sait aujourd’hui qu’ils dépendent, soit de la torsion du pédicule, soit d’un raptus congestif vers la tumeur, qui en cause la distension et engendre ainsi les douleurs atroces qu’éprouvent les malades. Il se peut qu’un certain degré d’inflammation, capable de dépasser la paroi du kyste, soit la conséquence de cette hyperémie subite et gagne les régions voisines du péritoine.
Quoi qu’il en soit de la cause réelle des accidents, leur brusquerie, leur intensité, leur répétition sont pour la vie des malades une menace si grave
que l'intervention s’impose, même dans le cas de kyste peu volumineux.
Une ovariotomie faite dans ces conditions par M. Le Dentu et suivie de guérison a été le point de départ de ce travail. °
75. — Variété peu commune d’engorgement de la mamelle. (Bull, de la Soc. de Chir., 1874, p. 600.)
Il s’agit d’une femme de 79 ans, qui, à la suite de certains troubles utérins, présenta dans une des mamelles d’abord, puis dans les deux, un engorgement caractérisé par une rougeur assez vive de la peau, une résistance élastique de tous les tissus (derme, tissu conjonctif sous-cutané, glande mammaire, ganglions axillaires). Ces symptômes durèrent plusieurs semaines et cédèrent entièrement au traitement et particulièrement à la compression. La rougeur n’était pas celle de l’érysipèle ; le gonflement n’était pas de nature oedémateuse, car le doigt n’y laissait pas d’empreinte. Il n’existait dans les
l’affection avec laquelle l’auteur trouve que cet engorgement a le plus de rapport est l'œdème actif de la mamelle ou hypertrophie simple œdémateuse de la mamelle, de J. Cruveilhier. Mais cet œdème actif aboutirait ordinairement à l’induration hypertrophique de la glande mammaire et quelquefois à l’éléphantiasis de cet organe. Or, dans le cas de M. Le Dentu, la résorption de l’engorgement a été complète, üne assimilation rigoureuse n’est donc pas possible entre cet engorgement et l’œdème actif.
^ Cependant, au fond, telle est l’opinion qui se dégage de la communication
dénomination de sdérèmephlegmasique temporaire,“^qui en résume les particularités les plus frappantes, il en a peut-être pénétré la véritable pathogéme en ajoutant : e Cette forme d’œdème dur ne serait-elle pas dans son essence une lymphangite réticulaire diffuse subaiguê? .
Aucun autre fait du même genre n’a été depuis lors soumis a son