‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 18 · Deux cas d’opérations sur des femmes enceintes, sans · texte numérisé non relu

Deux cas d’opérations sur des femmes enceintes, sans

conséquences fâcheuses. (Discussion sur les rapports de la grossesse et du traumatisme. Bull, et mém. de la S.oe. de chir., 1876, p. 525.)

r Opération de sarcome du cou sur une jeune femme de dix-huit ans,

enceinte de sept mois.

2” Incision et drainage d'un énorme abcès sous-mammaire chez une jeune femme âgée de dix-huit ans, enceinte de six mois. Cet abcès était le résultat d’un violent coup de pied.

B- - Néoplasmes. - SYPimis.

14. — Sarcome des os multiple d’emblée. Manifestations viscérales secondaires. (Hôtel-Dieu. Leçons de clinique chirurgicale. — Union médicale, 1", 17 et 20 février 1877.)

A propos d’une malade qui présentait des tumeurs multiples des os du crâne et de la face, de la clavicule gauche, du fémur droit, du genou gauche.

des téguments de l’abdomen et du foie, M. Le Dentu retrace l’histoire des tumeurs malignes du squelette qui se montrent d’emblée dans plusieurs os. 11 mentionne le travail d’ensemble dû à Sandhoff (de Tûbingen), un cas de cancer ostéoïde multiple des os, publié en Angleterre par Harris, une observation de M. Bouilly, deux autres dues à M. Léger et à M. Verneuil.

M. Le Dentu a vu à la Salpêtrière une femme atteinte de cancer pulsatile de la tempe gauche, développé dans le pariétal, et accompagné de productions semblables dans le sternum et le lobe droit du corps thyroïde.-Ce cas était tout à fait analogue à celui qui figure dans les bulletins de la Société anatomique, en 1874, comme cancer du pariétal droit, du corps thyroïde et

M. Le Dentu s’est attaché à démont vement plusieurs points du squelette

trer que l’affection avait envahi primitiet qu’elle ne s’était étendue que secon-

15. — Périosti e 1 ff i v} 1 il tiq lo des os de la face et du crâne. {Congrès international des sciences médicales d’Amsterdam 187», et Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, 1879, p. 871.)

suivant^™"^

Les deux faces du maxillaire inférieur, dans sa moitié droite, sont soulevées en une tumeur allongée parallèlement à l’axe de l’os, qui commence en Zeor f montante et

Sur la moitié gauche mêmes lésions, mais moins développées.

Le maxillaire supérieur droit présente, à partir de la canine, des altérations semblables à celles du maxillaire inférieur et arrivées à un degré de développement à peu près égal.

La partie correspondante de la voûte palatine est soulevée d’arrière en avant.

Mêmes productions à gauche, mais beaucoup moins avancées.

le nom d’hypertrophie diffuse des mâchoires ; mais dans cette dernière l’ossification n’est pas précédée par une phase de prolifération périostique.

Dn fragment enlevé à la tumeur du maxillaire supérieur lut examiné au microscope. On y trouva des éléments analogues à ceux du sarcome adulte.

Par suite de considérations qu’il serait trop long de rapporter ici, l’auteur conclutqu’il s’agissait d’une sorte de périostose simple aboutissant à l’ossification et non d’un sarcome véritable.

Malgré tous les moyens employés, la maladie continua rapidement son évolution, envahit la base du crâne et au bout de peu de temps la malade suc¬

comba à des accidents convulsifs.

A ceux que la rapidité exceptionnelle de cette évolution cc interprétation différente, il est utile de rappeler que, même e l’hypothèse d’un sarcome ossifiant, il ne faudrait pas perdre

nombre de caractères importants :

1* Le passage de la maladie du maxillaire inférieur (os absolument indépendant) au maxillaire supérieur du même côté.

2» La diffusion du néoplasme, et en même temps sa localisation à la face

5" La cicatrisation des plaies produites pas une excision partielle au bistouri et par plusieurs cautérisations au thermo-cautère.

40 L’ossification des masses primitivement molles, exactement dans les condiüons de symétrie et de siège qui se sont réalisées dans les cas avérés d’hypertrophie diffuse des os de la face.

16. — Des cancers de l’œil. (Hôtel-Dieu. Leçon clinique du 12 amt 1874. Recueil d’ophthalmologie de Galezowski, 1874.)

A propos d’un malade atteint d’une volumineuse tumeur de l’œil, M. Le Oentu expose dans son ensemble l’histoire des cancers de cet organe, depuis le premier travail de quelque valeur dû à Maunoir (de Genève) jusqu’à nos jours, depuis le fungus hematodes et de fungus médullaire de cc chirurgien, jusqu’aux formes variées de sarcome et de carcinome que l’histologie moderne a su différencier anatomiqüement les unes des autres.Le gliome est rattache aux groupes des tumeurs malignes étudiées successivement, mais l’auteiir^msiste sur ce fait que le gliome pur est une production du jeune âge, meme de I en-

fance, notion déjà classique, et qu’il a pour point-de départ la rétine, tandis que les néoplasmes de l’âge adulte naissent ordinairement de la choroïde. La mélanose occupe une place importante parmi ces productioAs.

Le reste de cette leçon clinique est consacré à l’évolution des tumeurs de l’œil soit vers l’extérieur, soit vers la cavité crânienne. La question est envisagée sous ses diverses faces; le diagnostic, le pronostic toujours si grave et le traitement sont l’objet de développements étendus.

17. — Tumeur à myéloplaxes du fémur. — Désarticulation de la cuisse. — Examen de la pièce au point de vue de la circulation veineuse du néoplasme. {Bull, de la Soc. anal., 1864, p. 515.)

Cette pièce provenait d’un malade de M. Verneuil.

Un contraste notable s’est révélé entre la circulation veineuse de la tumeur et celle des parties molles (téguments et muscles) qui l’entouraient. Ici le système veineux a pris un développement énorme et est disposé sur trois plans dont l’un est sous-cutané, l’autre intramusculaire, le troisième appliqué sur la face antéro-interne du néoplasme.

Par contre aucune veine importante n’émerge directement de ce dernier. La circulation y est donc essentiellement capillaire.

C’est par des injections coagulables que ces diverses dispositions ont été démontrées.

18. — Des rétinites syphilitiques. (Hôtel-Dieu. Leçon clinique. Journal de médecine et de chirurgie pratiques, t. XLYII, 1870, p. 492.)

Une malade du service présentait des lésions rétiniennes d’origine syphilitique, remarquables par le trouble survenu dans la ■ perception des couleurs. Sous l’influence du traitement on vit ce trouble disparaître peu à peu, ce qui dissipa tous les doutes que le diagnostic aurait pu soulever.

Observations et présentations de pièces anatomiques.

19. Syphilis des os du crâne et du cerveau. Trépanation. Accidents convulsifs et dépressifs. Guérison. (Bull, de la

- Soc. de clin., 1884, p. 119 et France médicale, 1884,. p. 1769 et 1781.)

Les lésions syphilitiques tertiaires s’étaient greffées sur une ancienne blessure non cicatrisée du frontal. Une trépanalion avait été.faite au Vabde-Grâce et n’ayait pas guéri le malade, malgré un traitement spécifique concomitant. Des accidents convulsifs graves suivis de tous les signes d’un ramollissement cérébral, avec production d’eschares au sacrum, allaient bientôt causer la mort,

lorsque la reprise du traitement à très faibles .dosés d’abord, puis à doses masv sives, amena une guérison rapide.

Le malade succomba quatre ans après à une paraplégie dont la vraie cause paraît avoir été méconnue. ,

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