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Taille hypogastrique, sans sonde à demeure

{Ibidem, t.m, p. 489,1887.)

(Rapport sur une observation de M. Jobard, de Wa^y.)

1$. — De la taille hypogastrique.

Il me sera bien permis de rappeler la part que j’ai prise au mouvement qui a remis en honneur parmi nous la taille hypogastrique pour la cure des calculs de la vessie.

C’est en 1880, pendant que je remplaçais mon inaîtie M. le proresscur Guyon à l’hôpital Nccker, que je Os mes trois premières opérations de taille sus-pubienne avec le bon concours de mon élève et ami le D'Bazy.

Je communiquais, en 1881, ces trois faits à la Société de chirurgie, à propos d’un rapport sur deux observations semblables qui nous avaient été adressées par M. Bois (d’Aurillac). Je montrais la valeur et les avantages de cette opération « trop négligée par nos contemporains, et qui mérite dans la pratique chirurgicale une autre place que celle qu’elle y occupe aujourd’hui ».

« 11 semble, du reste, disais-je, qu’en ce moment même un mouvement important se dessine en ce sens. » Et je rappelais la communication de M. Th. Anger lue au Congrès de Londres en 1881 sur les modifications qu’il proposait d apporter a la technique de l’opération ; celle de M. Ch. Périer faite la môme année à l’Académie de médecine sur l’emploi du ballon, dit de Petersen, pour en faciliter l’exécution.

J’ajoutais qu’en Amérique, depuis cinq ans déjà, le D'Dullcs s’était fait l’ardent défenseur de ce procédé de taille.

Deux ans plus tard, en février 1885, communiquant à mes collègues trois nouveaux faits de tailles hypogastriques pratiquées par moi l’année précédente, je pouvais constater que la cause était entendue et gagnée.

« Depuis ma première communication, disais-je, grâce surtout à la haute intervention du professeur Guyon, la taille hypogastrique a décidément repris droit de cité parmi nous; elle semble désormais devoir être l’opération de choix toutes les fois qu’en présence d’un calcul volumineux et dur, on sera obligé de renoncer à la lithotritie. Telle est, du moins, l’impression que laisse la lecture de l’important mémoire, dans lequel M. Guyon. analysant les huit opérations pratiquées par lui dans le cours de ranncc dernière (1882), étudie avec l’autorité qui lui appartient le manuel opératoire et les indications de la taille hypogastrique, 'fclle est aussi la conclusion à laquelle s’arrête un de scs élèves, le D'Broussin, dans sa récente these inaugurale, folle est enfin l’idée que défend encore M. P. Reclus dans son excellente revue insérée dans la Gazelle hehdomadaire. Je ne viens pas à mon tour, à l’aide d’arguments semblables, défendre la même thèse. Aussi bien la démonslration peut-elle être consi-

faite. 11 reste à établir que la pratiqi

théorie. »

On sait si, depuis lore, les faits se sont multipliés, et à quel point les résultats ont été conformes aux espérances des ouvriers de la première

J’ai eu encore une fois, en 1884, occasion de revenir sur ce sujet pour établir que, chez les enfants, la taille hypogastrique avait ses avantages, qu’elle était du moins, chez eux aussi, une opération facile et innocente.

17. — De l’intervention chirurgicale dans les tumeurs de la vessie.

{Bulletins et mémoim de la Société de chirurgie, t. IX, p. 65Ü, 1885.)

(Rapport sur un travail do M. Baay.)

Ce travail n’a d’autre mérite que d’avoir donné une analyse étendue de l’important mémoire de M. Bazy, qui, le premier en France, osait attaquer de front une tumeur de la vessie par résection partielle de l’organe. « On sait, disais-je en terminant, combien la chirurgie, en face du cancer de la vessie, se sentait pauvre et désarmée. J’ai pu vous montrer, après M. Bazy, à l’aide de son observation et de celles qu’il a rassemblées, qu’une thérapeutique active, visant soit l’ablation de la tumeur, soit du moins le soulagement du malade, est dans certains cas possible. Son travail n’aurait-il eu d’autre effet que d’établir ce point de pratique, qu’il resterait une œuvre bonne et utile. »

étrangers de la vessie chez l’homme.

{Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, t. X, p. 196, 1884.)

Je fais ressortir le point original de la communication de M. Henriet, consistant en ceci que, dans les cas de corps étrangers anciens de la vessie, ceux-ci sont habituellement recouverts d’une coque calcaire ; qu’il y a donc avantage à recourir d’abord à un lithotriteur pour briser cette coque; que, ce premier temps effectué, le corps étranger pourra souvent être retiré par les voies naturelles; que si l’on échoue, alors, mais alors seulement, on se résignera à pratiquer la taille.

A la suite de M. Henriet, en m’appuyant sur ses expériences et sur la vérification clinique de ces données faite au lit du malade par M. Guyon, je rappelle que les corps étrangers de la vessie obéissent bien plutôt aux lois physiologiques de la contraction vésicale qu’aux lois physiques de la pesanteur; que dans la vessie la plus rétractée, comme l’a montré M. Guyon, l’instrument explorateur a toujours une très réelle liberté dans le sens du diamètre transversal; qu’il existe donc dans la vessie une région qui reste cavitaire, quel que soit le degré d’effacement apparent de l’organe. C’est dans cet espace, tout près du col, que dans les cas de distension moyenne de la vessie, les corps étrangers rigides ou allongés viennent fatalement se loger. D’où cette donble conséquence, qu’il est non seulement inutile, mais fâcheux, de sur-distendre la vessie par une injection, lorsque 1 on pi'ocède à la recherche d’un corps étranger de cette sorte ; et, d’autre part, que le corps étranger, prenant nécessairement

une direetiuii transversale, il faudra nécessairement aussi le redresser, pour que son extraction devienne possible. Ces conclusions ne s’appliquent qu’aux corps étrangers rigides dont la longueur n’excède pas 6 è 7 centimètres. Si elle atteint 8 à 9 centimètres, c’est-à-dire si elle dépasse celle du diamètre transverse de la vessie, le corps étranger devra forcément prendre une direction plus ou moins oblique et même verticale.

Les corps étrangers petits et arrondis se logent aussi dans cet espace cavitaire transversal, c’est donc aussi près du col qu’il faudra les chercher.

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