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Angiomes douloureux

J’ai pu, à propos de ce fait, démontrer que la douleur souvent excessive que l’on observe au niveau de certaines tumeurs sous-cutanéos (fibromes, angiomes), est liée à la présence dans la capsule d’enveloppe de filets nerveux, souvent peu nombreux, difficiles a découvrir, mais dont la présence suffit è expliquer les phénomènes observés.

M. Trélat a bien voulu faire sur ce travail un rapport oii il adoptait mes conclusions.

{Archives générales de médecine, 6® série, t. XXV, p. 22. 1873.)

Je me suis efforcé de montrer dans ce travail les différences fondamentales qui séparent les carcinomes et les tumeurs non carcinomateuses du sein. Dans celles-ci, la texture de la glande est, pendant un temps du moins, respectée. C’est dans le tissu inter-acineux que se développe la néoplasie, refoulant, déformant, mais ne détruisant pas l’élément glandulaire. Ces déformations de l’élément glandulaire sont communes aux fibromes, sarcomes et myxomes du sein; c’est par l’étude du tissu intermédiaire à l’élément glandulaire déformé que se fait le diagnostic anatomique du néoplasme.

Ce mémoire a été traduit en anglais par Ch. J. Cullingworth et publié in extenso dans The obstétrical Journal of Gréai Britain and Ireland, n» 25, avril 1875.

Les myéloplaxes ne sont donc pas, comme on l’a cru, des éléments parfaits, spéciaux à certains tissus mais plutôt des éléments incomplètement développés; on pourrait les considérer comme des vaisseaux mctalypiques. D’où cette conséquence, que les tumeurs à myéloplaxes ne doivent pas être envisagées comme formant un groupe absolument distinct; ce sont dos néoformations conjonctives plus ou moins embryonnaires, se développant dans le sens vasculaire, des sarcomes angioplastiques.

Cette variété de néoplasme ne doit donc pas non plus être considérée comme spéciale au tissu osseux; elle peut se rencontrer partout ou le sarcome peut se développer.

C’est à tort aussi que l’on a rangé la tumeur à myéloplaxes parmi les tumeurs bénignes. Elle peut avoir toute la gravité du sarcome.

Une revue historique et critique sur ces éléments, qui ont reçu tour à tour le nom de cellules géantes, de cellules multinucléaires, de cellules mères, de myéloplaxes, de plaques à noyaux multiples, termine cette étude. Des figures très démonstratives, dessinées d’après nature, montrent les rapports que ces éléments peuvent affecter avec les vaisseaux

.8 — Lymphadénome de U parotide.

(Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, t. VI, p. 508, 659 1880.)

Examen histologique d’une pièce présentée par M. Notta (de Lisieux). Cet examen fait au Collège de France, de concert avec M. Malasscz, démontra qu'il s’agissait d’un lymphadénome. C’est, semble-t-il, le premier exemple connu de lymphadénome de la parotide.

.9 — Petits kystes de l’épididyme. Pathogénie et structure.

{Archives de physiologie normale et pathologique, 3" sirie, t. V, p. 253 (lig.) 1885, et Compte rendu du I" Congrès français de chirurgie, p. 275, 1885.)

Nous avons cherche a etahlir, en nous appuyant sur des pièces recueillies à l’hospice d’ivry, que les petits kystes de l’cpididyme, ahso-

sont en relation avec le travail de sclérose dont le testicule est le siège chez des individus âgés de 50 â 60 ans et au delà.

Cette sclérose, qui est surtout péri-canaliculaire, aboutit par places à l’oblitération complété des conduits de l’épididyme, d’oii la dilatation variqueuse de ceux-ci en arrière de l’obstacle.

La lormation de la cavité kystique resuite du développement de ces dilatations arnpullaires.

Ces dilatations kystiques sont ou très multipliées et disséminées dans toute l’épaisseur de la tête de l’épididyme, ou plus rares, et forment de petites tumeurs en apparence isolées, se laissant plus ou moins aisément détacher du tissu épididyinaire sous-jacent.

Ce processus est analogue à celui des formations kystiques qui se développent dans les néphrites interstitielles et dans les parotidites par ligature du conduit excréteur.

Une série de figures éclairent cette démonstration.

10. — De la perforation des artères au contact des foyers purulents ou inflammatoires.

(Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, l. VIII, p. 666, 1882.)

On avait contesté à la Société de chirurgie la possibilité de la perforation des artères, au contact des foyers purulents ou inflammatoires, en dehors de toute cause mécanique adjuvante. Je me suis efforcé d’établir par l’analyse de 88 observations, dont deux personnelles, la réalité du fait.

Tout en reconnaissant que cette perforation se fait le plus souvent par voie d’ulcération sous la pression d’un corps étranger (drain, séquestre) ou à la suite de manœuvres chirurgicales qui ont contusionné le vaisseau, j’ajoutai (ce sommes dernières conclusions) :

« 5° Elle semble quelquefois ne relever d’aucune autre cause que du mauvais état général du malade, agissant suivant un mode mal connu.

« 4“ Elle peut certainement aussi se produire sous la seule action du pus, déterminant, par voie d’inflammation, dans l’épaisseur des parois vasculaires, des modifications anatomiques qui aboutissent à leur destruction.

« 5” Un brusque changement de la tension artérielle (effort, mouvement, simple ouverture de la collection purulente) a pu faciliter la rupture du vaisseau altéré et aminci.

« 6* Le mauvais état général du malade (épuisement par suppuration prolongée, septicémie, tuberculose, fièvre, etc.), interviendrait souvent comme cause adjuvante, en entravant les phénomènes de réparation ou d’oblitération, qui pourraient mettre obstacle à l’hémorrhagie. »

Je réunis à la fin de ce travail les observations que j’ai recueillies, groupées suivant le siège de l’hémorrhagie.

11. — Perloration de l’artère poplitée dans un foyer purulent, ligatnre de la fémorale. Uort.

{Bullétins et mémoires de h Société de chirurgie, t. VIII, p. 737. 1882.)

12. — Phlegmon de la paume de la main. Hémorrhagies répétées. Ligatnre de l'humérale. Guérison.

Ces deux observations viennent à l'appui des propositions qui

Je fais remarquer que celle de M. Bertin offre ceci de particuliérement intéressant, que la perforation s’est produite dans un phlegmon aigu, accident qui avait été considéré comme presque impossible. Je n’ai du reste, sur mes 88 observations, trouvé qu’un seul cas semblable.

13. — Ulcération de l’artère poplitée contenue daus un foyer purulent.

Hémorrhagie. Mort.

{BulleUns et mémoires de la Société de chirurgie, 1. XIII, p. 484, 1887.)

J’ai eu enfin, cinq ans plus tard, occasion de revenir sur ce sujet, à propos d’une observation de M. Ijiirabrie (de Nantes.)

En m’appuyant sur ce fait, et sur quatre autres publiés depuis mon premier travail, j’ai cherché à établir à nouveau « que l’ulcération spontanée d’une artère, lorsqu’elle a été longtemps plongée dans un foyer purulent, est plus fréquente qu’on ne le croit communément ».

U. — Etat anatomique du testicule en ectopie.

Je montre, par l’étude histologique des pièces que j’ai eues entrt mains, que les lésions anatomiques du testicule ectopié varient avec 1 de l’eclopie, que, chez les sujets jeunes, l’intégrité de la glande peut absolue, mais que peu à peu se produit une sclérose qui aboutit à atrophie complète.

Cette évolution met d’accord les auteurs qui affirment l’intégrité de la glande ectopiée, et ceux qui la nient. Tout dépend de l’époque où l’examen a été fait.

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