‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 4 sur 7 · Du déplacement réel et du déplacement apparent du cœur · texte numérisé non relu

Du déplacement réel et du déplacement apparent du cœur

dans les épanchements pleuraux (Soc. clinique, 1878).

12. — De la sciatique et de sa nature {Arch. gén. de méd., avril 1878).

J’ai cherché à établir, en m’appuyant sur l’anatomie patho-

losique et sur la clinique, que la sciatique spontanée, primitive est le plus souvent, non pas une névralgie au sens ordinaire de ce mot, mais une névrite.

Pour l’anatomie pathologique, j’ai ajouté aux observations déjà mentionnées par les auteurs une observation personnelle dans laquelle, chez un indi vidu atteint de sciatique aiguë depuis trois à quatre semaines et enlevé rapidement par une tuberculose aiguë intercurrente, nous avons pu constater des lésions évidentes de névrite ; ces lésions étaient limitées à la moitié supérieure du nerf sciatique.

Quant aux caractères cliniques, je me suis appliqué à mettre en valeur certains caractères qui jusqu’alors avaient été négligés ou laissés dans l’ombre, notamment l’examen direct du nerf par la palpation, l’existence presque constante de troubles trophiques (atrophie musculaire, œdème, épaississement adipeux du tissu cellulaire sous-cutané, éruptions cutanées) dans le membre malade, les douleurs toutes spéciales dans le tronc nerveux et ses branches, enfin la marche de la maladie.

Deux de ces symptômes et des plus importants, l’atrophie musculaire et l’adipose sous-cutanée, avaient déjà été l’objet de deux études particulières faites, sous’mon inspiration, par mon ancien interne, aujourd’hui mon collègue, le D*' L. Landouzy. Tous ces caractères m’ont paru, comme les lésions anatomiques, concourir à démontrer que le nerf sciatique est le siège de lésions matérielles qui, dans l’espèce, sont ordinairement celles de la névrite.

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