‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 7 · PNEUMONIE · texte numérisé non relu

PNEUMONIE

i 3. — De la pneumonie aiguë et de la névrite du pneumogastrique ; pathogénie de la pneumonie(ÆuZL de la Soc. clin, et France méd.,iS18).

Dans ce travail, j’avais cru pouvoir émettre la proposition suivante :

La pneumonie franche aiguë, dite fibrineuse, est un herpès

du poumon, et cet herpès est un trouble trophique placé sous la dépendance d’une névrite du pneumogastrique.

La première partie de cette proposition avait déjà été mise en avant par M. Parrot et par M. Lagout; j’ai cherché à la justifier en montrant les analogies de cause, de symptômes et d’évolution, de lésions anatomiques même, qui permettent de rapprocher l’herpès labial, l’angine herpétique et la pneumonie. Les travaux modernes, qui ont définitivement établi la nature microbienne de la maladie, me paraissent pouvoir s’accorder avec cette manière de voir.

Quant à la seconde partie, qui tend à faire de la pneumonie un zona du poumon, ces mêmes données de la bactériologie, jointes aux résultats négatifs des examens microscopiques, doivent sans doute la faire abandonner.

14. — De la pneumonie franche aiguë ; de son évolution et de sa crise [Arch. gén. de méd., juillet et août 1881).

Dans ce mémoire, j’ai encore accentué davantage l’idée de spécificité de la pneumonie franche aiguë que j’avais déjà soutenue dans mes études antérieures; j’ai cherché à établir que, par son évolution clinique et par sa lésion locale, cette maladie se rapprochait des fièvres éruptives. Je croyais alors qu’elle différait, au point de vue étiologique, de ces fièvres qui reconnaissent pour cause l’introduction dans l’organisme d’un principe infectieux spécial et qui sont avant tout contagieuses : on sait que les recherches modernes, en établissant la spécificité microbienne de la pneumonie, ont démontré l’exactitude de ce rapprochement entre la pneumonie et les fièvres éruptives.

Relativement à l’évolution, je me suis appliqué à déterminer le plus exactement possible le type régulier de la pneumonie aiguë, à fixer son évolution cyclique, à établir enfin que plusieurs des phénomènes importants de la maladie (frisson, fièvre, symptômes locaux, herpès naso-labial, etc.), apparaissent dans un ordre constant et ont une valeur diagnostique précise.

Quant à la crise, qui survient vers le sixième ou septième

jour de la maladie, j’ai montré quelle était marquée par une défervescence brusque de la température et par des sueurs abondantes ; et que, d’autre part, les modifications de l’urine, les épistaxis, la diarrhée, les éruptions d’herpès naso-labial ne sont pas des phénomènes critiques, comme on l’avait cru, mais bien des épiphénomènes ou des complications. Pour l’herpès nasolabial en particulier, j’ai établi qu’il se montre régulièrement vers le troisième jour de la maladie, précédant beaucoup la crise, et qu’il paraît être une manifestation locale analogue ou semblable à celle qui constitue la pneumonie.

15. — Pneumonie franche aiguë accompagnée d’herpès aigus multiples [Bull, de la Soc. clin, et France méd., 1883).

Ce petit travail repose sur une observation intéressaute dans laquelle, à la suite d’un refroidissement brusque et intense, il s’est développé presque simultanément, outre une pneumonie franche, une angine herpétique, un herpès naso-labial, un zona de la paroi thoracique, un herpès d’un doigt et un herpès des parties génitales.

Cette observation paraît être une confirmation évidente de l’opinion soutenue dans les mémoires précédents, d’après laquelle la pneumonie est un herpès du poumon : n’est-il pas naturel, en effet, d’admettre que toutes les manifestations qui se sont montrées sous l’influence d’une seule et même cause ont été de même nature, et que la pneumonie a été ici un herpès du poumon, comme l’angine a été un herpès de la gorge, en même temps que la narine droite, la paroi thoracique, un doigt et les parties génitales ont été le siège d’éruptions d’herpès disséminé?

16. — De l’herpès du larynx (Soc. clinique et France méd., 1878).

Ce travail contient la première observation qui ait été publiée d’un herpès du larynx constaté par l’examen direct au laryngoscope.

FIÈVRE typhoïde

17. — Sur une petite épidémie de fièvre typhoïde; épidémie de

maison {Bull, de la Soc. clinique, 1881, et France méd., 1881).

Relation d’une épidémie de fièvre typhoïde survenue dans un hôtel particulier et ayant atteint une quinzaine de personnes. Cette épidémie fut attribuée aux émanations d’une fosse d’aisance qui venait d’être vidée et qui avait reçu un an auparavant des déjections de fièvre typhoïde (l’enquête ne fut pas dirigée alors sur l’eau qui servait de boisson ; on ne savait pas encore l’influence prédominante de l’eau potable comme véhicule de la fièvre typhoïde).

18. — Note sur une petite épidémie de fièvre typhoïde développée

dans l’hôpital Beaujon [Bull, de la Soc. méd. des hôp., 1887).

Cette épidémie a pu être attribuée à l’usage en boisson d’une eau insuffisamment filtrée. Peu de temps après, les services de l’hôpital Beaujon ont été pourvus de filtres Chamberland.

19. — Des suites de la fièvre typhoïde {Bull, de la Soc. clinique, 1883,

et France méd., 1883).

Ce travail est consacré à la relation de quatre cas de fièvre typhoïde qui présentèrent des complications curieuses durant la convalescence, à savoir : une fois le phénomène du doigt mort, dans le second cas la destruction d’une cicatrice consécutive à un adéno-phlegmon de la fosse iliaque, dans le troisième une phtisie galopante,dans le quatrième enfin une pleurésie purulente.

20. — Méningite cérébro-spinale prise d’abord pour une fièvre

typhoïde {Bull, de la Soc. clinique et France méd., 1877).

21. — Des manifestations cérébro-spinales de la fièvre typhoïde {Arch. cjén. de méd., mars 1879. —En collaboration avec le D" Maurice Letulle).

Ce travail a pour objet d’établir, d’après plusieurs observa-

lions personnelles, qu’il y a des cas de méningite cérébro-spinale qui ne sont autre chose qu’une forme particulière de la fièvre typhoïde. Les considérations invoquées à l’appui de cette proposition sont relatives à l’étiologie, à l’anatomie pathologique et aux symptômes. Nous avons émis l’opinion que peut-être il y a plusieurs méningites cérébro-spinales constituant des espèces distinctes ; on sait que, depuis lors, les recherches bactériologiques ont démontré l’exactitude de cette opinion qui n’était encore qu’une hypothèse.

22. — Un cas de pleurésie séro-fibrineuse avec bacille d’Eberth

{Bull, de la Soc. méd. des hop., 1891).

J’avais antérieurement, dans mon mémoire sur les pleurésies infectieuses, rapporté trois observations de pleurésie séro-fibrineuse dont la cause me paraissait devoir être une infection typhoïdique; mais dans ces trois cas, l’examen bactériologique du liquide pleural n’avait donné que des résultats négatifs.

L’observation actuelle, analogue aux trois précédentes, a semblé confirmer l’hypothèse en question : en effet, l’analyse bactériologique de l’épanchement pleurétique pratiqué par M. Girode, a décelé dans ce liquide la présence du bacille d’Eberth. J’ai donc été amené, sous réserves, à cette conclusion qu’il y aurait lieu d’admettre une espèce particulière de pleurésie fibrineuse produite par le bacille d’Eberth et qu’on pourrait lui donner le nom de pleurésie typhoïdique.

23. — Méningite typhoïde par bacille d’Eberth {Bull, de la Soc. méd. des

hôp., 1891).

Ce travail repose sur une observation de fièvre typhoïde qui a évolué pendant tout son cours avec les symptômes d’une méningite : l’autopsie a montré que, dans ce cas, les lésions habituelles de la fièvre typhoïde, celles de l’intestin en particulier, avaient été très atténuées, et qu’au contraire les lésions méningoencéphaliques avaient acquis un développement inaccoutumé; l’examen bactériologique du liquide sous-arachnoïdien, pratiqué

par M. Girode, y a montré la présence du bacille d’Eberth. H s’agissait donc bien d’une méningite typbique : cette espèce particulière de méningite doit prendre place, en nosologie, à côté de la méningite pneumococcique, par exemple, ou d’autres méningites microbiennes dont la bactériologie permet aujourd’hui de faire des espèces distinctes et dont la clinique devra s’efforcer de déterminer les caractères distinctifs.

24. — Contribution à l’étude des gangrènes viscérales et des embolies gangreneuses (BmZ/. de la Soc. clin., 1880).

Ce travail repose sur une observation d’abcès gangreneux du foie compliqué de foyers gangreneux multiples siégeant dans le poumon, dans l’encéphale et dans une main. De la discussion pathogénique à laquelle je me suis livré sur ce fait, il est résulté que, suivant toute probabilité, la filiation des accidents pouvait être établie delà façon suivante : l’abcès gangreneux du foie avait donné lieu à des thromboses infectieuses dans les veines sushépatiques, des embolies parties de ces veines se seraient échouées dans les ramifications de l’artère pulmonaire et auraient provoqué des thromboses dans les capillaires et les veines pulmonaires à la suite, et ces derniers caillots seraient, à leur tour, devenus le point de départ d’embolies dans les artères de la main et dans celles du cerveau,

2b. — De ia digitale dans les maladies du cœur (Soc. de thérapeutique, 1882).

Dans ce mémoire où j’ai recherché quelles étaient les indications de la digitale dans les maladies du cœur, quels sont les modes d’administration du remède, quels sont les résultats qu’on en peut attendre, etc., j’ai proposé une division relative à l’évolution des maladies du cœur qui me paraît avoir une réelle importance pratique; j’y distingue trois périodes :

1“ période eusystoliqne dans laquelle le fonctionnement

du muscle cardiaque est satisfaisant; 2° une période dysÿystolique, caractérisée par des contractions irrégulières et inégales du cœur, mais où on distingue encore quelques contractions énergiques qui dénotent que le muscle cardiaque est seulement désordonné ; 3“ une période asystolique dans laquelle toutes les contractions sont également faibles, indiquant que le muscle cardiaque est absolument impuissant.

Lavéritable indication de la digitale se montre dans la seconde de ces périodes (pér. dyssystolique) : c’est là qu’elle donne des résultats remarquables. Parmi les effets qu’elle produit, j’ai insisté sur les modifications des contractions cardiaques et du pouls, sur la diurèse abondante et sur la disparition des congestions et des hydropisies.

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