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1- — De Stahl et de sa doctrine médicale. {ï)issertation inaugurale ^ février 1846.)
Ce premier essai est consacré à l’analyse de la théorie de Stahl ; si imparfait qu’il soit, il est encore un des exposés les moins incomplets de la doctrine. J’ai insisté sur les déductions pathologiques et en particulier sur les circulations locales et sur la tonicité des vaisseaux capillaires dont Stahl avait fait un des fondements de sa théorie médicale. J’ai indiqué avec quelques développements comment les médecins réformateurs de la lin du xvn® siècle, en attribuant aux mouvements de tout ordre une part prédominante dans l’entretien de la vie, avaient préparé la route aux idées modernes.
2. — Des coliques hémorrhoïdales. {Journal de médecine^ 1845.)
Les malaises intestinaux qui se lient aux hémorrhoïdes sont de deux ordres ; aigus et précédant le flux hémorrhoïdaii’e, ou chroniques avec des intermittences, lorsque la congestion hémorrhoïdale est peu active. Ces accidents méritent de figurer comme variété distincte dans la classe des dyspepsies intestinales, ils ont des signes positifs.
3. — De l’emploi du sel marin dans quelques affections g’aslro-
intestinales {Journal de médecine^ 1846.)
Le remède associé ou non aux préparations alcalines rend les plus utiles services dans les cas où les troubles digestifs ont pour conséquences des troubles fonctionnels de l’intestin et se produisent surtout après l’ingestion des aliments.
4. — Éludes historiques sur l’aliénation mentale. {Annales mé¬
dico-psychologiques^ de janvier 1844 à juillet 1845.)
J’ai consacré cette série d’articles aux doctrines qui ont pris pour base de la pathologie mentale la physiologie intellecluelle et qui ont introduit, dans cette
partie de la science, les principes de la médecine physiologique. C’est sur les notions fournies par la psychologie que reposent la classification des diverses formes de folie et l’établissement des types. Il en résulte qu’au lieu de constituer des espèces morbides à évolution définie et formant un tout homogène, on a institué une symptomatologie où chaque perversion délirante est isolée de ses antécédents et de ses conséquences; on n’observe plus ni malades ni maladies, mais seulement des sensations ou des conceptions erronées, et on se perd forcément dans l’analyse du détail.
5. — Questions de médecine mentale; Du traitement moral. {An¬
nales médico-psychologiques, mai 1846, mai 1847.)
Le traitement moral ‘par la persuasion ou l’intimidation est l’aboutissant des doctrines psychologiques, il conduit à la médecine administrative où la discipline tient lieu de médication. L’aliéné doit être traité médicalement, il peut être guéri ; mais il ne saurait être ni intimidé ni convaincu. En prenant pour exemple des asiles où la discipline est supérieure à celle de tous les autres établissements et où l’intervention médicale est nulle, j’ai mis en évidence les dangers d’un système qui a pour effet d’éteindre les manifestations délirantes et de faire passer lentement la folie à une chronicité incurable.
C’est à la démonstration pratique de cette proposition qu’est consacré le mémoire intitulé ;
6. — De quelques établissements d’aliénés dans la Russie occi¬
dentale. {Annales médico-psychologiques, juillet 1848.)
7. — De la marche du choléra dans la Russie méridionale. {Ar¬
chives générales de médecine, septembre 1848.)
Notes recueillies dans une mission dont j’ai été chargé, en même temps que le professeur Monneret, en Orient, et le !)«• Contour dans la Russie du Nord. Le choléra est importé, il a suivi du sud au nord une direction presque constante dans les épidémies observées en Russie; il a eu pour les grands centres de populations une telle affinité que, toutes les fois que la maladie a éclaté dans un point quelconque d'un gouvej'nement, elle a épargné beaucoup de petits villages et jamais les grandes villes.
8. — De la crâniomalacie des enfants, f{Archives, février 1850.)
Ce mémoire a pour objet le ramollissement des os du crâne, et en particulier celui des os de la région occipitale, dans les cas où il n’existe pas d’autres lésions rachitiques. J ai cherché à montrer que la craniotabes, dont on avait fait une espece, n était qu’une forme de déformation rachitique limitée, qu’elle entraînait 1 ampliation de la tête, des sueurs locales profuses et quelquefois des phénomènes cérébraux dont les médecins allemands ont exagéré l’importance.
9. — Sur la nature et le traitement des intoxications alcooliques |
aig'uës. (Archives, juillet 1850.)
Depuis plus de quinze ans, tous les aliénés placés dans les asiles du département de la Seine sont soumis à mon examen. J’ai eu ainsi l’occasion d’observer un nombre si considérable d’individus atteints d’alcoolisme aigu, qu’il ne monte pas à moins de plusieurs centaines par année. La plupart de ces malades, intoxiqués à un faible degré, ne sont pas dirigés sur les asiles. Il résulte pour moi de cette longue expérience que, dans la grande majorité des cas, l’alcoolisme aigu guérit spontanément, et qu’il faut réserver aux cas extrêmes tes remèdes énergiques dont on abuse. J’ai dans ce court travail voulu seulement prouver que mon opinion a en sa faveur l’avis des médecins les plus expérimentés et qui pratiquent dans des pays où l’alcoolisme aigu est presque endémique.
10. — De l’anatomie patholog'ique du crétinisme. {Archives, août
Discussion critique des recherches anatomo-pathologiques entreprises pour distinguer le crétinisme de l’idiotie et les diverses variétés de crétinisme, entre elles, d’après les déformations du crâne, et les conséquences qu’elles entraînent dans la conformation des centres nerveux.