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XVII. — Extirpation du corps thyroïde. — Guérison

(Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, séance du 13 juillet 1881.)

XVIII. — Deux observations de taille süs-pubiènne avec distension préalable du rectum (méthode de Petersen).

(Travail présenté à l'Académie de médecine dans sa séance du 16 août 1881.) Rapport à l’Académie par M. Gosselin sur ce travail, séance du 20 sep- Commnnication à la Société de chirurgie, séance du 9 novembre 1881.

XXIII. — Du salol ou salicylate de phényle pour remplacer l’iodoforme en chirurgie.

Travail eh collaboration avec M. Patein, pharmacien en chef de l’hôpital Lariboisière.

(Revue de chirurgie, 1887, p. 519.)

Depuis la publication de ce travail le salol est .de plus en plus substitué à l’iodoforme que je n’emploie plus que'pour ses propriétés calmantes dans certaines affections utérines douloureuses.

Depuis que j'emploie exclusivement le salol, j’ai vu disparaître.chez les ovariotomisées et après l’hystérectomie abdominale certains troubles qui étaient dus à l’intoxication par l’iodoforme.

. Dans la pratique courante, je simplifie les pansements autant qu'il est possible. Après que le champ opératoire a été bien lavé à la liqueur de Van-Swiéten, je me contente de saupoudrer de salol, de revêtir d’une couche de coton au salol, et de mettre par dessus un tissu imperméable. Si l'exiguité ou-la position du pansement le permet, jé mets un revê* tement de collodion qui sert à la fois à isoler et à fixer; sinon je recouvre d'une pièce de macintosh ou de taffetas chiffon, maintenu par une bande de mousseline empesée appliquée humide, et s'il est besoin d’immobiliser la région, je place sous, les tours de bande de minces attelles en zinc de Sayre en nombre suffisant.

XXIV. — Arthrectomie des deux genoux chez un jeune homme ayant le3 deux articulations du, genou envahies par des productions polypiformes volumineuses.

(Académie de médecine, 8 mai 1888.)

Chez ce jeune homme j’ai eu recours au pansement au salol que je viens de décrire ; j’ai pour chaque genou renouvelé le pansement une première fois, le quatrième ou cinquième jour, pour retirer le tube à drainage dont je

XXV. — Ligature simultanée des artères carotides primitive, interne, externe, thyroïdienne supérieure et delà jugulaire'interne pour une plaie par une pointe d’épée restée quarante-huit heures fixée dans la colonne vertébrale et ayant traversé la carotide près de sa bifurcation en même temps que la veine jugulaire, le corps étranger faisant bouchon pendant la durée de son séjour.

(Académie de médecine, 8 mal 1888.)

Aucun trouble nerveux n’a suivi cette opération,et,un mois après, l’opéré reprenait son métier de cocher de nuit.

XXVI, — Résection d’une large portion de la paroi abdominale pour remédier à une énorme éventration consécutive à une ovariotomie pratiquée quelques années avant à l’étranger.

Aucune ceinture ne pouvait soulager assez cette femme pour lui permettre dé travailler, l’opération était donc formellement indiquée.

La malade présentée guérie à l’Académie de médecine. Séance du 30 octobre 1888.

XXVn. — Laparotomie et extirpation par dissection de nombreux kystes hydatiques qui remplissaient tout l’abdomen.

La malade présentée guérie à l’Académie de médecine. Séance ' du 30 octobre 1888.

XXVIII?— Méningo-encéphalocèle chez un enfant de 28 jours, opéré par le nouveau procédé appliqué précédemment pour l’opération d’un spina bifida.

(Académie de médecine, séance du 2 avril 1889.)

Cet enfant a été opéré identiquement par le même procédé que j’avais employé pour le cas de spina bifida indiqué précécemment ; mais avec cette différence qu’il était impossible de réduire les parties herniées, qui, après évacuation de la portion liquide, représentaient la moitié du volume de la tumeur. L’examen histologique fait, par le professeur Ranvier montra que la portion excisée renfermait en outre des méninges de la substance cérébrale, de la substance cérébelleuse et Un tissu semblable à celui du canal de l’épendyme. L’enfant ne parut pas se ressentir de cette perte de substance. La guérison a été très rapide. — Réunion primitive. — Un seul pansement.

l’omoplate fut reconnue malade, au-delà des limites prévues, en cherchant à circonscrire tout le mal, je fus graduellement amené à extirper l'os dans sa totalité. Présenté à l’Académie trois mois et demi après l’opération, cet homme avait le, bras comme suspendu à l’extrémité de la clavicule. Les mouvements étaient limités, surtout l'abduction qui était nulle. Mais comme il ÿ avait amélioration des mouvements des autres muscles, on pouvait espérer voir le membre malade devenir de plus en plus utile.

XXX. — Résection du sommet de l’apophyse transverse de la 7* vertèbre cervicale développée en côte supplémentaire et comprimant le plexus brachial. — Opération suivie de la cessation des accidents.

(Académie de médecine. Séanoe du 11 février 1890.) r . Un homme de 30 ans avait un développement exagéré des apophyses transverses de la septième vertèbre du cou, celle de droite formait dans le creux

entre le larynx et la trachée; introduction dans celle-ci d'une canule conique courbe, engagée à la manière d’un bouchon conique, pour empêcher l'entrée. du sang tout empermettant de continuer l’anesthésie. L’extirpation du larynx devient facile.. On suture ensuite la trachée à la peau, et la respiration peut sè faire sans canule. L’opération avait.été. bien, supportées. la journée avait été bonne, le malade mourut subitement dix-huit heures après sans qu’on s’y soit attendu.

XXXII.—Taille stomacale pour l’extraction d’une cuiller à café logée dans l’estomac depuis dix-huit jours.

(Académie de médecine. Séance du 29 avril 1890.)

. ( TJn homme de 36 ans avait,, dans un moment d'aberration, avalé une cuiller à café. De vives douleurs qu’il' ressentait lui firent demander l’intervention. A l’aide de l’explorateur électrique de Touvé, m’étant assuré de la présence du corps étranger, je fis la taille stomacale en pratiquant l'incision préconisée par le D r Léon Labbé. Mais après l’extirpation de la cuiller, je suturai la plaie de l’estomac ; un surjet sur la muqueuse, puis par dessus deux plans de suture en bourse entrecoupée adossant la séreuse. (Suture qui m’est personnelle et dont j’ai donné la description dans un travail lu à l’Académie le 18 mai 1886 ; il s'agissait alors de suture intestinale). J’abandonnai l’estomac dans l’abdomen et fermai la plaie extérieure, par plusieurs plans de suture comprenant isolément le péritoine pariétal, la couche musculo-aponévrotique et la peau.

Le malade'présenté à l’Académie complètement guéri et sans le moindre trouble des fonctions digestives..

XXXIII. — OEsophSgotomie externe polir retirer un bouton de manchette arrêté depuis huit jours à l’entrée de l’oesophage où il était enchatonné.

(Académie de médecine. Séance du 29 avril 1890.)

Dne fillette de 10 ans avait avalé un gros bouton double en os pour manchette. Il fut impossible de le déloger; le poli de sa surface et la forme ne permettaient pas de le saisir utilement avec des pinces. L’œsophagotomie externe était le seul moyen applicable, elle put être faite sans conducteur, le corps étranger servant suffisamment de guide. L’extraction fut très difficile, la queue du bouton ayant été entourée et serrée par la muqueuse œsophagienne. L’enfant guérit sans aucun accident.

A “ Typ. A.

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