TRAVAUX SUR LA THÉRAPEUTIQUE
Une partie des changements et des additions qui distinguent cette huitième édition de la précédente se rapportent à 1 ! 'étude des éclaircissements que la physiologie peut fournir à la thérapeutique. Les progrès de la physiologie et de la, pathologie expérimentales dans ces dernières années en faisaient un devoir.
Voici les médicamèmts dont l’action physiologique, mieux connue d’après les travaux modernes, a'été revue et augmentée :
Parmi les substances médicinales qui agissent spécialement sur la sanguification et la nutrition, les préparations de fer, de mercure et
Parmi celles qui agissent plus spécialement: t” sur l’innervationcentrale, To pium et ses nouveaux alcaloïdes, les anesthésiques, le protoxyde d’azote, la quinine, Valcool, l’ électricité, le massatje et la gymnastique: 2- sur l’innervation des diverses parties de l’appareil circulatoire : la digitale îles antimoniaux, enfin le bromure de potassium.
■ J’y ai ajouté l’histoire de deux substances qui ont pris rang dans la matière médicale : le curare et la fève de Calabar, ainsi que des améliorations pratiques sur l'emploi d a cubèbe et de la noix muscade.
■ J’ai dû m’occuper aussi de deux questions nouvelles : Vantagonisme des médicaments d’une part et la méthode des injections sous-cutanées
Enfin j'ai complété la liste des eaux minérales et refait entièrement la table en la classant par ordre de médicaments ou d’indications thérapeutiques.
Cette édition, tirée à 5000 exemplaires, est épuisée.
Dans cette nouvelle édition, les chapitres nouveaux ou entièrement refondus sont les suivants :
Parmi les médicaments reconstituants et analeptiques : diatase.maltine, pepsine, pancréatine, viande crue.
Parmi les astringents : tannin, lannate de quinine, acide picrique, acide phénique, bismuth, acides faibles, froid.
Parmi les altérants : mercure (injections:sous-cutanées), huile de foie de morue, arsenic, extraits de viande, petit-lait, lait, diète lactée, cure de raisin, litliine, chlorure de sodium.
- Parmi : les irritants : silice, chaux, cuivre, moi galvanocauslie thermique et chimique.
utarde, cantharides.
Parmi les évacuants : apomorphine , apocodéine, fontainea Pancheri, huile de Bancoul, podophyllin , agaric blanc, phosphate de soude.
Parmi les excitants du système musculaire : strychnine, ergot de seigle , électricité.
Parmi les stupéfiants : tabac, jusquiame, aconit, calabar, chloral.
Parmi les anesthésiques : chloroforme, protoxyde d'azote, hydramyl, chlorure de carbone.
Parmi les antispasmodiques : camphre, quinquina.
Parmi les excitants : eucalyptus, jaborandi, café, thé, coca, phos-
Parmi les contre-stimulants : digitaline, colchique.
Parmi les parasiticides : fougère mâle, courge, grenadier, kamala, acide phénique.
Tirage, 4000 exemplaires, 3000 vendus. Un nouveau tirage doit avoir lieu à la fin de l’année.
urs pour l'agrégation, 1866.
Quand on considère l’idée d’antagonisme dans son sens le plus général, on s’aperçoit bientôt que cette idée ou celle de conflit est la loi sur laquelle repose l’équilibre de la nature.
Les forces diverses de la nature s’équilibrent pour former des harmonies, des corps ou des fonctions. .
Dans les sciences, on donne le nom d'antagonisme à la propriété qu’ont deux forces déterminées de se faire opposition, de résister l’une à l’autre ; en un mot, de s’exclure ou de se limiter récipro-
En pathologie et en thérapeutique, ces deux forces peuvent être ou deux maladies, ou une maladie et une médication, ou deux médications entre elles.
Les faits d’antagonisme qu’étudient la pathologie et la thérapeutique peuvent donc être rangés sous trois chefs :
3" Le brome est antagoniste des stryohnos, du thé, du café et du phosphore ;
4" Les cantharides et le phosphore, excitants des organes génitaux, sont antagonistes du camphre et de la lupuline ;
3" L’action de l'ergot de seigle sur la matrice est antagoniste de celle de la belladone;
6” L’opium est antagoniste de la belladone et du sulfate de quinine ;
Le mot à'antidote est un terme générique qui comprend tous les moyens employés à combattre l’empoisonnement. Ces moyens sont au , nombre de trois : les évacuants, les contre-poisons, les antagoi e ' Les évacuants n’ont pas besoin d’être définis; les contre-poisons Sont les moyens destinés à agir non pas sur le malade, mais sur le poison, qu'ils doivent rendre inoffensif, soit en l’enveloppant, soit en le dénaturant. Les antagonistes, au contraire, n’agissent pas sur le poison, mais sur les effets produits sur l’organisme par le poison.
Dans le cas d’empoisonnement par la strychnine, les évacuants sont : les doigts introduits dans la gorge, la pompe stomacale, l'ipécacuanha ou le tartre slibié; il faut se défier des sulfates de Cuivre ou de zinc ; enfin on peut avoir recours à l’apomorphine.
Les contre-poisons sont : l’iode et le tannin.
' Les antagonistes sont : le chloroforme en inhalations, administré avec persévérance jusqu’à la fin des attaques, pendant sept heures; s’il le faut ; ensuite, la fève de Calabar, le chloral, le tabac, le bromure de potassium, le curare, la respiration artificielle.