‹ Exposé des titres et travaux scientifiques du Dr A. Monprofit (d'Angers)...avec 52 fig. dans le texteChapitre 7 sur 14 · I. — Régions diverses · texte numérisé non relu

I. — Régions diverses

21. Résection partielle des deux maxillaires supérieurs.— Anjou méd., Angers, 1897, fév., n« 28, 489-490.

L’auteur présente à la Société de médecine d’Angers un malade sur lequel il a pratiqué la résection partielle des deux maxillaires supérieurs pour une tumeur maligne de ces os. L’intervention a été faite en deux fois, la première opération ayant été suivie de récidive six mois après. Le malade est guéri depuis un an ; et cette guérison parait devoir se maintenir. La plus grande partie des maxillaires a été enlevée ; deux dents restent seulement de cnaque côté, et les fosses nasales communiquent largement avec la bouche. Un appareil prothétique répare la large perte de substance qu’on a été obligé de faire. L’opéré, employé au chemin de fer, peut continuer sa profession de conducteur de train, et appeler à haute et intelligible voix les stations. La santé générale est absolument parfaite; et la cicatrisation de la plaie semble définitive.

22. De l’ablation des tumeurs malignes adhérentes aux gros vaisseaux du cou. — Anjou méd., Angers, 1902,IX, 181-184.

L’auteur indique les temps successifs que doit présenter l’ablation de ces tumeurs : 1° dissection du sterno-mastoïdien ; 2” dissection de la tumeur en dedans, et conduite à tenir selon que la carotide et le pneumogastrique sont contigus ou adhérents à la tumeur, ainsi que la veine jugulaire, qu’il faut sectionner entre deux pinces, pour éviter l’hémorragie et la pénétration possible de l’air dans les veines. Il fait remarquer que l’avenir des malades chez lesquels on a été obligé de réséquer la carotide et le pneumogastrique est généralement peu satisfaisant.

A. — Généralités.

23. Etranglement interne par bride ; laparotomie; guérison. — Gong, franc, de Chir., Proc.-verb. [etc.], Paris, 1891, V, 531-537. — Rev. de Çhir., Paris, 1891, XI, 405.

L’auteur présente au Congrès l’observation d’un jeune homme de' 20 ans qui, après avoir éprouvé, au mois d’août 1890, des accidents de

g éritonite aiguë, fut pris, deux mois après, d’étranglement interne. SI. le ir. Enon (d’Argenton-l’Eglise), qui soignait ce malade, sans recouriraux moyens habituellement employés en pareil cas, purgatifs, etc., etc., appela l’auteur à donner son avis au point de vue chirurgical. Le diagnostic porté fut celui d’étranglement interne, causé par unebride péritonéale. La laparotomie fut décidée et pratiquée quatre jours après le début des accidents. L’opération fut faite en pleine campagne, dans une chambre de ferme, et sans aide d’aucune sorte. L’auteur trouva, après quelques recherches, une bride, qui était telle que le passage des matières était absolument impossible. Au-dessus, l’intestin était distendu et rempli de liquide ; au-dessous de la bride, il était vide et revenu sur lui-même. La bride fut sectionnée, et l’intestin rentré dans le ventre. Le cours des matières se rétablit dans la soirée et la guérison était complète au bout de huit jours. Le malade se levait au bout de ce temps, et a toujours joui, depuis lors, d’une excellente santé. Aucune médication n’avait précédé l’intervention chirurgicale ; et celle-ci a été faite assez tôt pour que le malade pût la supporter facilement [Sent, Paris, 1891, XI, p. 128).

24. De l’anus artificiel et de l’anastomose intestinale dans le traitement de certaines occlusions. — Gong, de Ghir., Paris, 1902, Proc.-verb., 638-643.

Dans un cas d’occlusion intestinale aiguë, M. Monprofit a pratiqué d’abord, faute de mieux, une fistule stercorale sous-ombilicale, qui a mis fin aux accidents aigus d’occlusion et a sauvé le malade ; puis, ultérieurement, pour rétablir le cours normal des matières, il a établi une anastomose de l’intestin grêle, au-dessus de l’obstacle, avec le côlon ascendant, et a supprimé l’anus artificiel devenu sans utilité. Dans ce cas particulier, l’obstacle direct au passage des matières était constitué par des adhérences intestinales très etendues et ne pouvait être levé.

un an et demi après 1 intervention, que l’on peut considérer la guérison comme effective. — La même opération est faite chez une femme de 41 ans, atteinte d’ulcère de l’estomac avec syndrôme pylorique. 2 ans 1/2 après, l’état de la malade est beaucoup amélioré ; mais il y a encore des périodes peu satisfaisantes : ce qui doit être attribué au procédé de Wœlfler, dans lequel la nouvelle bouche ne fonctionne pas immédiatement d’une façon

30. Gastrectomie et gastro-entérostomie.»— Bull, et 1 Çhir. de Paris, iSQS, n. s., XXIV, 282-288,

Récemment l’auteur a eu l’occasion de pratiquer Ta! volumineuse tumeur de l’estomac, occupant environ le tiers Après en avoir réséqué la partie malade et sectionné le di craint de ne pouvoir rapprocher les organes qu’au prix de fortes pour pouvoir espérer une bonne réunion. Il a fer par deux surjets, et obturé de même le duodénum ; ensuite, le jéjunum et il l’a sectionné en travers, à l’exemple de 1 sanne) ; puis il a fait, selon ce procédé, une gastro-entéroston colique postérieure en Y. Il a obtenu de la sorte un résull faisant ; le seul inconvénient relatif est la longueur de !

Cependant, bien que sa malade ait été deux heures sou me, elle a supporté très facilement l’opération. Les suites simples que possible. Il n’a à signaler qu’une faim extrs à poussé son opérée à prendre des aliments en abondanc miersjours.il ne s’y est d’ailleurs opposéenaucunefaçon; c c’est-à-dire 15 jours après l’intervention, la malade est en mange comme toutes les autres femmes du service, et a ( embonpoint notable. L’auteur déclare que, après avoir eu : façon presque exclusive, à la gastro-entérostomie dans le 1 néoplasmes gastriques et pyloriques, il est absolument c quer la gastrectomie toutes les.fois qu’elle sera possible. I trectomie est peu étendue, il est d’avis de réunir directe dénum à l’estomac, comme il l’a fait dans une pylôrectomit cicatricielle. Mais, si la portion d’estomac enlevée est co meilleur, à son sens, est d’exécuter la gastro-jéjunostomie, cédé de gastro-entérostomie, l’auteur donne de beaucoup à celui de Roux, qui débarrassera, il l’espère, du retour d l’estomac, si fâcheux dans les autres méthodes. Bien entei toujours les sutures en surjet à la soie, à l’exclusion de tou de bouton et il n’a eu jusqu'ici qu’à s’en louer. [Semaine méc mars 19, n“ 15, 124).

31. La gastro-entérostomie par les sutures. — XIP Ci Paris, 1898, Proc.-verb., 316-318,

pylore. Ces malades sont soulagés et obtiennent aussi une survie. La gastro-entérostomie et la gastrectomie ne doivent pas être opposées l’une à l’autre; mais on doit plutôt s’appliquer à bien déterminer les limites où elles s’arrêtent l’une et l’autre. On a aujourd’hui moins de tendance à enlever, au prix de délabrements considérables, les tumeurs volumineuses, étendues et adhérentes. Ces cas bénéficient beaucoup plus de la gastro-entérostomie. Au contraire, les tumeurs limitées, petites et ” dés'’suc™s’’sllemenrlm“tot“ d’excellents résultats. Les pro¬

entérostomie antérieure de'Wœlfler, qui ne donne pas toujours de bons résultats ; puis ceux, qui sont les plus employés, de von Hacker et de Roux. Les procédés d’affrontement par le bouton de Murphy ou selon la la pratique de Souligoux ont leurs partisans; l’auteur a toujours employé les sutures, qui lui donnent les meilleurs résultats. 11 ne fait pas de coprostase; il se contente de protéger avec beaucoup de soin la cavité abdominale. Lorsque l’estomac est très distendu par des liquides, il le

à la muqueuse avant son incision complète. Suivant l’exemple de Roux, il alimente ses malades aussitôt que possible et il leur donne d’abord des liquides, puis des aliments solides dès les premiers jours.

34. Résultats fonctionnels des différents procédés de gastro-entérostomie. — ZF® Congr. de Cliir., Paris, 1902, Proc.-verb., 433-434.

Sur 101 cas de gastro-entérostomie, l’auteur a pratiqué : 15 gastro-entérostomies antérieures par le procédé de Wœlfler, 73 gastroentérostomies postérieures par le procédé de von Hacker, 13 gastro-entérostomies par le procédé en Y de Roux (de Lausanne). Les gastro-entérostomies antérieures ont été faites au début de la série ou lorsque les conditions anatomiques des tumeurs ne permettaient en aucune façon de recourir à un procédé postérieur. Le fonctionnement a été beaucoup plus défectueux que dans les deux autres procédés. Le fonctionnement des anastomoses gastro-jéjunales faites soit par le procédé de von Hacker, soit par celui en Y de Roux, a été sensiblement comparable, bien que celui de Roux se montre plus constamment parfait et irréprochable. Comme la dilRculté et la durée de l’opération de Roux sont un peu plus grandes, chez les malades cancéreux très affaiblis, il

afïections bénignes de l’estomac, il emploie plus volontiers le procédé de Roux. La durée de l’opération parle procédé de Roux a été en moyenne de 50 à 60 minutes. La durée de l’exécution du procédé de von tiacker n’a jamais dépassé une demi-heure ; elle a pu, dans un certain nombre de cas, et dans les circonstanceslesplusfavorables, être abaissée jusqu’à vingt minutes. La suture au fil de lin a été employée à l’exclusion de tout autre mode de réunion. Les boutons n’ont jamais été utilisés {Rev. de Chir., Paris, 1902, XXVI, 651-6.52).

35. La Gastro-entérostomie est-elle légitime chez les cancéreux? — Gazelle médicale de Paris, 1903, p. 309-310.

L’auteur, dans cet article, répond à la question de M. le D' Ernest Maylard (de Glasgow) [Brit. med. J. du 4 juillet 1903). « L’atténuation temporaire des symptômes est-elle à elle seule une justification de la gastro-jéjunostomie ? » Tout en admettant que la formule de Roux, « La seule contre-indication de la gastro-entérostomie, c'est la mort », est peutêtre un peu trop absolue, M. Monprofit demande si on a plus le droit de refuser la gastro-entérostomie à un moribond que de lui refuser un moyen de soulager ses douleurs ou de prolonger sa vie un instant ? Or, la gastro-entérostomie agit aussi rapidement qu’un médicament, et avec beaucoup plus de rapidité. Les vomissements cessent; l’alimentation devient possible. 11 faut compter aussi avec les erreurs de diagnostic ; tel malade cachectique et mourant, avec tumeur, n’est pas autre chose qu’un ulcéreux, qui aura une guérison indéfinie ; faut-il lui refuser la chance de guérir, parce qu’il ressemble à un cancéreux cachectique ? Dans ce cas, l’abstention sera un véritable malheur. Pour les cancéreux cachectiques et authentiques, s’il y a des malades qui ne survivent pas plus de deux ou trois mois, il en est qui vont beaucoup plus longtemps. C’est ainsi qu’une malade opérée par l’auteur a survécu deux ans et demi, sans symptômes pénibles, s’alimentant avec le plus grand plaisir, vivant de ia vie de tous. La gastro-entérostomie, comme tous les moyens qui sont entre nos mains, est un remède, qui ne guérit pas toujours, mais qui soulage et qui coniofe le plus souvent. N’a-t-on pas recours, chez les cancéreux, à la morphine ? Pourquoi, alors, ne pas recourir à une intervention qui peut prolonger la vie, et calmer les souf-

36. De la Gastro-entérostomie antérieure en Y. — Ârch. prov. de Chirurgie, 1903, p. 457, 466, 3 fig.

Dans certains cas, l’abouchement à la face postérieure de l’estomac est difficile, laborieuse, ou impossible. Dans ces conditions, on est obligé d’en revenir à l’abouchement sur la face antérieure de l’estomac. L’auteur a employé longtemps, dans des cas semblables, l’abouchement par accalement latéral, procédé qui lui a donné de bons et de mauvais résultats . M. Monprofit fait l’historique de la gastro-entérostomie antérieure,

Gastro-entérostomie. Histoire générale. Méthodes opératoires Les cent cinquante premières opérations de la Gliniqv chirurgicale d’Angers. — Inst, de Bibl. scient., Paris, 190 in-8, 376 p., 300 fig.

reuses de l’estomac, elle est héroïque. Il faut aussi tenir compte que beaucoup de sujets considérés comme des cancéreux incurables ne sont pas du tout cancéreux. M. Monprofit préconise, comme procédé opératoire, les abouchements par implantation.

43. La Gastro-entérostomie pour estomac biloculaire. — Anjou méd. Angers, 1904, XI, 129-135.

L’auteur rappelle les interventions auxquelles on a eu recours, contre l’estomac en bissac, et donne une observation personnelle de gastroentérostomie postérieure chez un homme porteur d’un estomac dilaté et bilobé ; le malade guérit, et une autre observation d’une femme, qui elle

Ensuite, il fait connaître le procédé de Clément (de Fribourg, Suisse), qu’il discute ; et propose, que, dans des cas semblables, on ait recours à une véritable gastro-entérostomie en Y double par implanta-

44. La Gastro-entérostomie (Historique et procédés) [Rev.gén.]. —

Gaz. méd. de Paris, 1904, 130, IV, 73-75 et 85-87.

Il s’agit là d’un extrait résumé du début de l’ouvrage consacré à cette opération. L’auteur commence par donner une définition de cette opération, qui a pour but d’assurer le passage direct du contenu stomacal dans la portion intestinale anastomosée à l’aide d’un orifice de nouvelle formation, qu’on peut faire de dimensions voulues. Après quelques mots consacrés à une vue d’ensemble, aux variétés, à l’étymologie, à la synonymie, M. Monprofit traite l’historique de la question, année par année depuis 1881, et en fait Vhistoire locale (Autriche, Italie, Etats-Unis et Angleterre, Australie, Suisse et France). Il termine par un tableau des procédés de gastro-entérostomie.

45. Résection du pylore pour sténose cicatricielle. — Bull. Acad, de

Méd., Paris, 1897, déc. 21, 3, s.,XXXVIII, 692. - Arch. prov. de Chir., Paris, 1898, VII, 50-S4. - Anjou méd., 1898, V, 33-39.

L’auteur rapporte une observation de résection du pylore pour sténose cicatricielle avec guérison. Il s’agit d’une jeune fille, qui avala un ■ liquide caustique et présenta, au bout de quelques mois, des phénomènes de rétrécissement pylorique : vomissements, dilatation stomacale, amaigrissement considérable. Le pylore était extrêmement rétréci, et la dilatation digitale fut impossible ; on en pratiqua alors la résection ; et le duodénum fut suturé à l’estomac.. La guérison eut lieu sans incidents et se fit normalement au bout de quelques jours ; la malade reprit son embonpoint et revint à la santé (Gaz. méd. de Paris, 1897, déc. 25, n» 52, p. 623).

46. Gaistrectomie partielle avec gastro-entérostomie en Y, pour lésions bénignes du pylore, — Aroh. prov. de CMr.,i89S, 455-465, 9/îÿ.

L’auteur rappelle qu’il a pratiqué la gastro-entérostomie chez un certain nombre de malades atteints de tumeurs malignes du pylore; et il a eu des résultats opératoires très satisfaisants. Mais les résultats éloignés n’ont pas tous été également bons, 11, résume le procédé qu’il a employé dans le cas qu’il rapporte, et pour lequel il a obtenu un résultat très favorable, puis il donne l’observation (Néoplasme occupant tout le tiers inférieur de l’estomac, chez une femme de 32 ans ; résection, et gastro-entérostomie en Y pour rétablir la continuité interrompue du tube digestif ; au bout de 10 jours, la malade se lève. La santé est actuellement parfaite.— M.Monprofit fait connaître les résultats de l’examen de la pièce qui permet de porter le diagnostic A’ulcère calleux, avec hypertrophie. M. Monprofit termine son travail en discutant le procédé de Roux, qu’il adopte.

47. Du cancer œsophagien. Gastrostomie. — Anjou méd., Angers, 1902,

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