DOUTEUSES
Paralysie géuéi ale ....
Tabes . . .
Lacunaires....
Sclérose en plaques.
JJ
Hémiplégie. .
Hémiplégie avec aphasie. . .
Maladie de Parkinson ....
Myopathie ....
Syringomyélie.
Tremblement sénile.
Maladies des tics . .
Hydrocéphalie . . .
Chorée.
Pseudo-bulbaire.
Tumeur cérébrale (gliome).
Acromégalie . . .
Achondroplasie.
Sciatique. .
Maux perforants sans tabes
ni diabète ....
Paraplégie d’Erb ...
Myxœdème.
Paralysie faciale . . .
Contribution à l’étude des paralysies pseudo-bulbaires.
(Annales médicales du Centre, décembre 1906 .)
Un malade, ancien syphilitique, se présente à nous avec le tableau le plus net d’une paralysie pseudo-bulbaire, avec rires et pleurs spasmodiques, dysarthrie, dysphonie et dysphagie. Nous trouvons chez lui des signes manifestes de gomme cérébrale, et le liquide céphalo-rachidien révèle une lymphocytose marquée. Le traitement mercuriel amena la sédation des phénomènes. Nous avons eu l’occasion d’observer deux autres pseudo-bulbaires analogues; aussi, croyons-nous qu’il est abso-
lument nécessaire, en face de cas semblables, de pratiquer une enquête minutieuse, pour rechercher la spécificité, et, dans tous les cas de doute, établir un traitement spécifique.
Recherches 'nouvelles sur la pathogénie des paralysies diphtériques.
Revue générale sur les récentes acquisitions de l’anatomie pathologique et sur la fixation du poison diphtérique sur le système nerveux (Guillain et Laroche).
A propos de la prétendue « guérison » du tabes par le salvarsan.
Il importe d’être très réservé dans l’appréciation des résultats qu’on obtient avec une médication quelconque dans un tabes constitué. Ayant eu l’occasion d’examiner un malade présenté dans une communication intitulée : « Guérison du tabes par le salvarsan », nous avons trouvé chez lui tous les signes de cette affection. Myosis bilatéral, signe d’Argyll Robertson très net, réflexes rotulien et achilléen complètement abolis, troubles manifestes de la marche, signe de Romberg et ataxie. Si une amélioration a été obtenue après le traitement, elle a donc porté seulement sur des phénomènes subjectifs, douleurs et troubles dans la sphère génitale. C’est un résultat important, mais qu’on peut obtenir avec les injections mercurielles et qui parfois s’observe dans des tabes non traités. On doit donc, il nous semble, parler d’« arrêt d’évolution », au moins momentané, mais on n’est pas autorisé à prononcer le mot de « guérison ».
Encéphalite épidémique et hoquet. Hérédo-encéphalite expérimentale-
(En collaboration avec M. J. Hutinel.)
(Travail du service et du laboratoire du P r Widal.)
L’étude d’un cas de hoquet avec encéphalite, observé dans le service de M. le professeur Widal avec M. J. Hutinel, nous
a montré les relations pouvant exister entre ces deux affections. L’inoculation intracérébrale du liquide céphalo-rachidien au lapin détermina une encéphalite qu’on put reproduire en série. Dans un cas l’affection évolua lentement et fut transmise héréditairement à cinq petits dont trois moururent en baissant. Les deux autres présentèrent tardivement des phenomenes cliniques analogues et l’un d’eux mourut avec des lésions du mésocéphale.
Compression médullaire par tumeur. Etude anatomo-clinique.
Remarques.
(En collaboration avec MM. Caussade et A. Barré.)
On connaît mieux depuis quelques années les signes qui permettent de reconnaître l’existence d’une tumeur de la moelle. Dans certains cas on se trouve maintenant en mesure de faire un diagnostic précis de la hauteur de la néoformation et du siège qu’elle occupe par rapport à la dure-mère et à la moelle. On peut même fixer ses dimensions. Les chirurgiens hésitent moins à pratiquer une laminectomie que la clinique peut guider avec précision. Nous avons rapporté l’histoire clinique d un homme atteint de paraplégie spasmodique constituée peu à peu, accompagnée au bout d’un certain temps d’une anesthésie complète et de douleurs à la face antérieure des cuisses, puis plus tard à la région para-ombilicale. On pensa d’abord à la syphilis de la moelle, et cela d’autant plus que le traitement spécifique parut agir. L’hypothèse de compression s’imposa rapidement, et en l’absence de mal de Poo et de cancer, il ne pouvait s’agir que d’une tumeur. Cette tumeur devait se trouver à la face postérieure, les phénomènes douloureux ayant, nettement précédé les troubles moteurs, à gauche la limite supérieure de la zone comprimée nous fut indiquée par la limite supérieure du territoire hypoesthésié, une zone d’hypoesthésie surmontant l’anesthésie, la limite inférieure fut décelée par le bord supérieur de la zone où il était possible de donner naissance à des réflexes cutanés de defense. Enfin une petite zone d’anesthésie complète nous fit penser à la destruction de la 9 e racine postérieure. Le diagnostic
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donné au docteur Desmarest fut donc aussi précis que possible. Celui-ci pratiqua une laminectomie, découvrit et enleva la tumeur intra-dure-mérienne précoce qui se trouvait dans les conditions décrites par l’examen clinique.
Tétanos tardif. Forme chronique. Guérison.
Nous avons eu l’occasion d’observer un cas curieux de tétanos tardif survenu un an après une blessure par éclat d’obus, quelques jours après une intervention. De nombreux cas analogues ont été décrits, intérèssants au point de vue pathologie générale, en raison du microbisme latent et des nécessités de sérothérapie préventives. La guérison fut assez rapide grâce à l’emploi de hautes doses de sérum.
Méningite syphilitique et méningite tuberculeuse de l’adulte. Diagnostic différentiel.
(En collaboration avec M. Lévy-Franckel.)
Le diagnostic précoce de la méningite syphilitique a d’autant plus d’importance qu’une thérapeutique intensive permet toujours d’arrêter l’évolution, souvent de guérir.
Les syndromes méningés les plus frustes, étant faciles à diagnostiquer par les nouvelles méthodes, le champ des méningites spécifiques s’est considérablement agrandi.
On peut facilement être amené à confondre chez l’adulte la méningite syphilitique et la méningite tuberculeuse, et cela d’autant plus que l’association de la tuberculose et de la syphilis est fréquente.
Nous avons observé deux cas des plus nets à cet égard, et en relatant leur histoire, nous avons profité pour mettre en lumière les caractères distinctifs des deux affections.
JOLTRAIN
Lèpre mixte à prédominance tuberculeuse.
Nous avons présenté à la Société de la VIII e armée un Sénégalais atteint d’une lèpre mutilante, avec phénomènes syringomyéliques et de nombreux tuberculomes lépreux. Les tumeurs contenaient une grande quantité de bacilles de Hansen.
A propos de l’injection intraveineuse d’extraits de glandes dans le traitement du cancer.
( Association française pour l’étude du cancer, 20 déc. 1920.)
A l’occasion de résultats thérapeutiques obtenus par M. Coulaud, par l'injection intraveineuse d’extraits thymiques, nous avons fait remarquer qu’il était utile d’être prudent dans la pratique de cette méhode et réservé sur son mode d’action. On doit cependant retenir ce fait que les brusques modifications apportées à l’équilibre physique ou clinique des humeurs sont susceptibles dans quelques cas de modifier dans un sens favorable l’évolution des tumeurs malignes. C’est ce qu’ont bien démontré MM. Widal, Abrami et Brissaud au cours de leurs recherches sur les chocs hémoclasiques et l’auto-sérothérapie.
Dans les cancers organiques ils n’ont obtenu aucun résultat. Dans les cancroïdes cutanés, intentionnellement choisis, pour pouvoir noter les moindres modifications, les injections n’ont produit le plus souvent aucun effet. Dans un cancroïde de la lèvre, elles ont d’abord déterminé une régression de l’ulcération, mais celle-ci a bientôt repris ses dimensions primitives. Enfin dans un cancroïde très localisé du pavillon de l’oreille, ils ont vu l’ulcération néoplasique se cicatriser et disparaître complètement. Les résultats obtenus par M. Coulaud sont peut-être du même ordre que ceux qui ont été constatés par MM. Wdal, Abrami et Brissaud.
Un autre problème soulevé par cette communication est de savoir s’il n’existe pas dans le sérum des cancéreux des anticorps pour certains organes glandulaires. Nous avons, au cours d’une série d’expériences de contrôle sur la réaction d’Abderhalden, montré que le sérum des cancéreux possédait des propriétés lytiques non seulement pour les albumines constitutives du tissu néoplasique, mais encore vis-à-vis des albumines placentaires, thyroïdiennes et hypophysaires.