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MÉNINGITES, PONCTION LOMBAIRE ET LIQUIDE CÉPHALORACHIDIEN

PRÉSENTATION DE LA CELLULE DU D‘ NACEOTTE POUR LA NUMÉRATION DES ÉLÉMENTS FIGURÉS DU LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN. (Sec. Sc. Méd. Montpellier, 30 juin 1911; avec M. EUZIERE.)

Dès l’apparition de la cellule de Nageotte, nous utilisons ce précieux instrument et montrons ses avantages pour l’étude diagnostique, pronostique et thérapeutique des infections méningées plus ou moins intenses.

Au point de vue diagnostique, cette méthode-est bien préférable, comme précision, à l’ancienne méthode d’examen cytologique du liquide céphalo-rachidien. Elle élimine les divers facteurs trop personnels qui, dans l’appréciation d’une réaction méningée, dépendent de la durée de centrifugation, do la forme du tube, de la manière de prélever le culot, du mode d’étalement sur lames. Elle seule établit vraiment l’existence de réactions méningées légères, ne dépassant pas quelques leucocytes par millimètre cube. L’examen de liquides provenant des rachinovocaïnisalions des profes-

seurs l'orgue et Riche nous a permis de vérifier les chiffres de 0,5 à 2 ou 3 leucocytes par millimètre cube, pour le liquide céphalo-rachidien normal.

P Au point de vue du pronostic, il est important de connaître exactement le degré de réaction méningée, son aggravation ou son amélioration, non seulement dans les méningites cliniques, mai» dan» les médites hislolog.qees : Mudc de la mén.n!^ litiquç secondaire et de la méningite tabetique en sont de frappants exemples. . .

Au point de vue thérapeutique, on pourra mieux suivre, grâce aux données de la cellule de Nageotte, l’influence de la ponction lombaire, des traitements généraux ou intrarachidiens, sur lev lution d’une inflammation de la séreuse.

La numération des leucocytes à la cellule de Nageotte ne doit.

' pas être séparée de l’examen chimique du liquide cephalo-rachidien en particulier de la recherche et du dosage de 1 albumine.

Ce dosage de l’albumine se fait d’une façon très simple et très rapide par la méthode diaphanométrique de Mestrezat, qui nous a touiours donné d’excellents résultats : chauffage de 2 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien jusqu’au voisinage de l’ébullition ; addition de 6 gouttes d’acide trichloracétiquc au tiers; comparaison par transparence de l’opalescence des albumines ainsi coagulées avec l’opalescence de tubes étalons contenant des quantités dosées d’albumine.

L’étude comparée des éléments cellulaires et de 1 albumine du liquide céphalorachidien permet de constater, à côte de nombreux cas ou l’hyperleucocytose coïncide, dans des proportions variables, avec l’hyperalbuminose, deux autres séries de faits plus inté

16 l^Des faits où il existe une hyperalbuminose, parfois très mar qüée. sans leuCOcytose : nous retrouverons ces cas à propos du syndrome de coagulation massive et de xanthochromie du liquide céphalo-rachidien. .

2° Des faits tout à fait exceptionnels, (nous en .avons observe deux cas), ou une formule cytologique très riche en lymphocytes coïncide avec une teneur normale en albumine.

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