INFECTIONS DIVERSES
LA TYPHOPYOCYANIE : PYOQYANIE GÉNÉRALISÉE A FORME TYPHOÏDE.
(Soc. de Biologie, 11 juin 1910; avec MM. LÀGRIFFOUL et BOUSQUET.)
Un homme de 35 ans fait pendant un mois une infection fébrile avec état typhoïde : les taches rosées sont nombreuses et boutonneuses. Le séro de Widal est plusieurs fois négatif. A l’autopsie, il n’y a pas de lésions des plaques de Peyer ni de bacillose, mais des suppurations multiples (poumons, reins, méninges). Le bacille pyocyanique est isolé, à l’état de pureté, de la rate, du foie, des poumons, des reins, du cerveau. Le sérum du malade, ayant servi au dernier sérodiagnostic de Widal, agglutine nettement le bacille pyocyanique.
Il s’agit donc d’une pyocyanie généralisée, ayant simulé la fièvre typhoïde, d’où le nom de typhopyocyanie , que nous proposons pour cette forme non encore décrite.
En général, les pyocyanies généralisées se caractérisent par l’apparition, sur le thorax et à la région antérieure des membres, de taches purpuriques lenticulaires, de la grosseur d’une lentille à celle d’une pièce d’un franc, qui se transforment en vésicules à liquide opalin blanc, verdâtre ou à liquide hémorragique ; ces vésicules se rompent et laissent une ulcération à fond nécrosé, à pourtour infiltré de sang, à large auréole inflammatoire. Dans notre cas, il y avait, au contraire, des taches rosées, semblables à celles de la dothiénentérie, mais avec cette particularité qu’elles étaient très nombreuses et certaines boutonneuses : aucune n’était vésiculeuse ni ulcéreuse.
La pyocyanie est fréquemment associée à la fièvre typhoïde. Chez notre malade, il ne peut s’agir de pareille association; Le. séro de Widal était négatif ; le bacille d’Eberth n’a pas été isolé de la rate ; il n’y avait pas de lésion des plaques de Peyer.
SCARLATINE ET ÉRYSIPÈLE. CONSIDÉRATIONS CLINIQUES ET PATHOCË- NIQUES. (Bulletin Médical, 22 janvier 1910; avec M. MAEGAEOT.) SCARLATINE GRAVE DE L'ADULTE COMPLIQUÉE DE PSEUDO-RHUMATISME, D’ENDOPËRICARDITE, D'ABCÈS A STREPTOCOQUE ET D’ÉRYSIPÈLE. (Soc. Sc. Méd. Montpellier, 7 mal 1909; avec M. MARGAROT.)
L’érysipèle complique très rarement la scarlatine ; à peine quel-
ques cas en ont été publiés. Nous en ajoutons deux nouveaux : un érysipèle du tronc, au cours d’ttne scarlatine grave à complications multiples, notamment abcès streptococcique sus-acromial; un érysipèle de la face, apparu pendant la convalescence d’une scar latine normale, et compliqué ensuite de néphrite hémorragique. L’érysipèle, surajouté à la scarlatine, en assombrit donc parfois le pronostic, 'quoi qu’en disent certains auteurs. Leur association nous a amené à étudier le rôle du streptocoque clans la scarlatine : agent causal d’après les Uns, agent d’infection secondaire excessivement fréquent d’après les autres. C’est la présence de ce streptocoque qui est le trait d’union entre ces deux infections.
Lan s un de ccs cas, une complication cardiaque survint, caractérisée par un souffle milral assez doux, apparu peu après le début du rhumatisme scarlatin, par une douleur le long du phrénique, par une augmentation de la matité cardiaque, par un frottement fn plein ventricule et à la base, tous signes pour lesquels on peut sè demander s’il s’agit d’une lésion de l’endopéricarde ou simplerqent, comme l’admet le professeur Teissicr, de troubles fonctionnels.
UN CAS DE TÉTANOS SURAIGU EN APPARENCE SPONTANÉ. (Gazette des Hôpitaux, 1907, p. 797; avec M. RIMBAUD.)
Observation de tétanos revêtant le type du tétanos dit viscéral : début par trismus, dysphagie, spasmes laryngés, évolution suraiguë (31 heures) malgré les injections inlra-rachidiennes de sérum anti-tétanique. La porte d’entrée paraît s’être faite par la muqueuse ulcérée d’un prolapsus utérin. À noter en outre l’absence do fièvre, sauf dans les dernières heures.
TRAITEMENT DU TÉTANOS PAR LES INJECTIONS SOUS-ARACHNOIDIENNES DE SULFATE DE MAGNÉSIE. (Province Médicale, 29 mai 1909; avec M. RIVES.)
ACCIDENTS TARDIFS APRÈS UNE INJECTION DE SÉRUM ANTITÉTANIQUE. (Journal des Praticiens, 1909; avec M. MARGAROT.)
Voir : Thérapeutique.
RHUMATISME BLENNORRAGIQUE A LOCALISATIONS ATYPIQUES. (Soc. Se. Méd. Montpellier, 18 avril 1907; avec Si. RIMBAUD.)
Observation d’un rhumatisme polyarticulaire, à marche subaiguÆ,
dmu un homme de. 32 ans, au cours d’une blennorragie. Sont ici plus particulièrement atteintes les petites articulations sterno-clûviculaires, chondrosternales, sacro-iliaques, vertébrales, qui sont rarement frappées en aussi grand nombre dans la blennorragie.
RHUMATISME BLENNORRAGIQUE CHEZ LA FEMME ENCEINTE. (Soc. Sc. Méd. Montpellier, 1" mai 1908, et Gazette des Hôpitaux, il août 1908, p. 1083; avec M. DELMAS.)
A propos d’un cas de rhumatisme oligo-articulaire, survenu chez une femme enceinte, et traité par la méthode de Bier, nous avons révisé l’étude de l’ancien rhumatisme puerpéral, qui n’existe pas on tant qu’enlité morbide.
Le rhumatisme de la femme enceinte ou accouchée n’est pas un rhumatisme spécial. On peut voir évoluer chez elle :
1° Le rhumatisme articulaire aigu franc ;
2° Le rhumatisme chronique noueux (exceptionnel) ;
3° Un rhumatisme infectieux, dû à une infection surajoutée (gonococcie ou infection puerpérale), de beaucoup le plus fréquent.
a) Les arthrites de la grossesse sont liées à la blennorragie : elles ont les caractères du rhumatisme blennorragique ; par leur intensité elles peuvent interrompre la grossesse (cas personnel).
b) Les arthrites survenues après l’accouchement, beaucoup plus rares, sont le'plus souvent dues à l’infection puerpérale, au streptocoque, et passent parfois à la suppuration.
Le traitement salicylé, qui à été incriminé comme cause de certains avortements, n’a guère, en réalité, d’effet nocif sur la grossesse .
DÉLIRE CRITIQUE DU RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU CHEZ UN VIEIL¬ LARD. (Gazette des Hôpitaux, 8 juin 1909.)
Le rhumatisme articulaire aigu sénile est rare, surtout quand il n’a pas été. précédé d’autres crises dans l’adolescence ou l’âge adulte. Nous l’avons vu évoluer chez un homme de 63 ans, indemne de tout antécédent articulaire. A la fin de la maladie apparut un délire avec hallucinations terrifiantes, bientôt suivi do la chute thermique et de la rétrocession de tous les phénomènes.
Etudiant les délires dans le rhumatisme articulaire aigu, nous distinguons des délires accidentels (alcoolique, urémique, cardiaque, névrosique) et des délires infectieux dus à la maladie elle-
même ou à son évolution. Ceux-ci, plus rares que les premiers, comprennent : un délire infectieux bénin ou subdélire ; un délire infectieux grave ou rhumatisme cérébral ; un délire critique qui peut offrir au début certaines difficultés de diagnostic avec le pré cèdent, mais qui est un signe avant-coureur de l’heureuse terminaison de la maladie.
CÉPHALÉE DANS LES MALADIES INFECTIEUSES AIGUËS, TRAITÉE ET GUÉ- RIE PAR LA PONCTION LOMBAIRE . (Revue de Médecine, 10 janvier 1913; avec M. J. BAUMEL.)
Voir : Ponction lombaire.
TRAITEMENT DE QUELQUES INFECTIONS PAR L’ÉLECTRARGOL. (Montpellier
Médical, 2 avril 1908; avec M. BOUSQUET.)
Voir : Thérapeutique.