IV - APPAREIL RESPIRATOIRE
KYSTE HYDATIQUE DU SOMMET DU POUMON. (Soc. Sc. Méd. Montpellier, 29
mars 1912; avec M. le professeur RAUZIER et M. BATJMEL.)
Une malade entre à l’hôpital avec de la toux émétisante, une expectoration mucopurulente, des hémoptysies ; les signes physiques, matité, obscurité, souffle, sont localisés au sommet gauche. L’absence de bacilles de Koch fait rejeter le diagnostic d’infiltration bacillaire aiguë, porté à un premier examen. À cause de l’étendue et de l’intensité de la matité, nous pensons, avec notre maître, M. le professeur Rauzier, à la possibilité d’une pleurésie enkystée du sommet. Une ponction exploratrice est pratiquée. Elle retire quelques centimètres cubes de liquide clair, contenant quelques leucocytes dégénérés. Elle est suivie d’une crise très grave de dyspnée, avec asphyxie et expectoration albumineuse, qui rappelle l’oedème aigu du poumon et qui ne rétrocède que par une saignée. La malade expectore; sous forme de vomique, 400 cent, cubes de liquide clair, mélangé à des crachats.
Ces accidents aigus nous font penser à un kyste hydatique du poumon. Les kystes hydatiques ne sont pas très rares dans la région méridionale ; notre malade a eu une symptomatologie qui se rencontre fréquemment dans la localisation hydatique pulmonaire : toux quinteuse pénible, dyspnée asthmiforme, hémoptysies. Encore plus caractéristiques sont les accidents brusques et graves qui sont si fréquents lors de la ponction des kystes pulmonaires.
Nous cherchons à vérifier, par les données du laboratoire, le diagnostic de kyste hydiatique. Ni le liquide de vomique ni celui de ponction ne contiennent d’hydatides ni de crochets d’échinocoque. Mais il y a une éosinophilie sanguine notable 8 0/0, et la réaction de Weinberg est très positive.
L’étiologie du kyste reste, comme il est fréquent, assez imprécise : le fils de la malade, qui ne cohabitait pas avec elle, avait été opéré de kyste hydatique du foie. -
La radioscopie et l'intervention opératoire nous montrent ultérieurement l’extension du kyste à la plèvre et à tout l’hémithorax gauche.
De ce cas, nous en rapprochons un autre, concernant un étu diant, originaire d’Algérie, qui fut considéré comme bacillaire, eut’une vomique hydatique et guérit sans intervention.
PNEUMONIE DES DIABÉTIQUES. (Soo. Sc. Méd. Montpellier, 19 mal 1911; avec M. le professeur RAUZIER.)
Voir : Maladies générales.