CŒUR ET AORTE
DEUX CAS D’ENDOCARDITE INFECTIEUSE RHUMATISMALE. (Soc. Sc. Méd.
'Montpellier,'22.‘mars’1907; avec M. CADILHAC.)* ’
Dans l’endocardite infectieuse, les signes stéthoscopiques sont souvent, variables et mobiles, mais ils ne manquent jamais complètement, disent les auteurs. Un de" nos cas né s’était cependant
jamais accompagné de souffle, malgré de volumineuses végéta, lions valvulaires. Nous avons retrouvé dans la littérature plusieurs faits analogues, ayant évolué sans souffle durant tout le cours de l’infection.
Nos deux endocardites sont toutes deux dues au rhumatisme. Elles réalisent les deux types classiques : endocardite végétante, emboligène, avec embolies fibrineuses, faisant des infarctus, •— endocardite ulcéralive, infectante, avec embolies exclusivement microbiennes, donnant naissance aux suppurations.
FIÈVRE DE MALTE ET TROUBLES CARDIAQUES. (Province Médicale, 18 juin 1910; avec M. LAGRIFFOUL.)
Voir : Fièvre, de Malte.
ANCOR HYSTÉRIQUE CHEZ UNE AORTIQUE. (Soc: Sc. Méd. Montpellier, 6 mal
1911; avec M. le professeur RAUZIER.)
Voir : Névroses.
PLEURÉSIES DES CARDIAQUES. (Soc. Sc. Méd. Montpellier, 18 février 1910, et 26 janvier 1912; avec M. le professeur RAUZIER.)
Voir : Pleurésies.
RUPTURE SPONTANÉE DE L'AORTE. (Soc. Sc. Méd. Montpellier, 20 mars 1908; avec M. BOUSQUET.)
Un homme de 60 ans, jusque-là bien portant, tombe dans la rue,.en déménageant ses meubles. Il meurt pendant le trajet à l’hôpital. A l’autopsie, nous trouvons une rupture de l’aorte dans le péricarde au niveau d’une plaque athéromateuse. A l’examen histologique on constate un processus d’artérite syphilitique, avec petits foyers gommeux microscopiques. Ces ruptures spontanées de l’aorte soulèvent d’importantes contestations médico-légales, lorsqu'elles éclatent chez un ouvrier au cours de son travail.
ATHÉROME DE L’AORTE ABDOMINALE. (Soc. Sc. Méd. Montpellier, 15 février 1907; avec M. CADILHAC.)
L’aorte abdominale était transformée sur une grande partie de son parcours en un véritable tuyau calcaire.
ANÉVRYSME DE L’AORTE THORACIQUE CHEZ UN ADOLESCENT. (Soc. Sc.
Méd. Montpellier, 25 lévrier 1910.)
Les anévrysmes de l’aorte sont rares avant 35 ans. Notre cas concerne un jeune homme de 20 ans qui est porteur de son ectasie depuis au moins trois ans. Signes classiques, voussure'légère, double centre de battements, Ihnll et double souffle. Radioscopie. Evolution avec quelques poussées fébriles.
En l’absence d’antécédents syphilitiques, nous concluons à une origine rhumatismale (plusieurs attaques de rhumatisme articulaire aigu dans l'enfance).