TRAVAUX SUR LES METAUX COLLOÏDAUX ÉLECTRIQUES
LES MÉTAUX COLLOÏDAUX ÉLECTRIQUES EN THÉRAPEUTIQUE. Monographie de 31 pages, n° 61 de l'Œuvre médico-chirurgical, juin 1910; avec M. BOUSQUET.
ÉTUDE PHYSICO-CHIMIQUE ET BIOLOCIQUE DES MÉTAUX COLLOÏDAUX ÉLECTRIQUES. (Revue de Médecine, décembre 1908, p. 1041-1050; avec M. BOUSQUET.)
CONTRIBUTION A L’ÉTUDE THÉRAPEUTIQUE DES MÉTAUX COLLOÏDAUX ÉLECTRIQUES: LEUR ACTION DANS LES INFECTIONS GÉNÉRALES.
(Revue de Médecine, décembre 1908, p. 1075-1100; avec M. BOUSQUET.)
CONTRIBUTION A L'ÉTUDE THÉRAPEUTIQUE DES MÉTAUX COLLOÏDAUX ÉLECTRIQUES: LEUR ACTION SUR LES INFECTIONS LOCALES ET LES MALADIES DE LA NUTRITION. (Revue de Médecine, lévrier 1909, p. 136- 153 et 10 juin 1909, p. 469-488; avec M. BOUSQUET.)
TRAITEMENT DE QUELQUES INFECTIONS PAR L’ÉLECTRARCOL. (Montpellier Médical, 2 avril 1908; avec M. BOUSQUET.)
Les métaux 'Colloïdaux électriques constituent, par leurs propriétés .physico-chimiques et biologiques, une des méthodes les plus intéressantes qui aient été introduites ces temps derniers en thérapeutique. Dès leur apparition, nous les avons utilisés, et souvent avec succès, dans un grand nombre d’infections générales graves ou dans quelques infections locales, dont nous avons publié les observations dans le Montpellier médical et dans une série d’articles de la Revue de médecine. C’est d’après ces matériaux et d’après la très volumineuse bibliographie parue déjà sur ce sujet, que nous avons rédigé notre monographie de l’OEuvre médicochirurgical.
Dans une introduction, nécessaire pour comprendre le mode d’action des métaux colloïdaux, nous indiquons rapidement : leur préparation, grâce à l’action désagrégeante de l’arc voltaïque sur des électrodes métalliques plongées dans de l’eau distillée (la solution colloïdale ainsi obtenue peut être employée pure ou bien iso-
tonique a stabilisée) ; — leurs principaux caractères physiques et chimiques, en particulier leur pouvoir catalytique ; - leurs propriétés biologiques, telles qu’elles ont été établies par l’éXperimentalior, innocuité,: facile -absorption par diverses voies, haut pouvoir bactéricide, action sur l’organisme physiologique (augmentation des échanges respiratoires et nutritifs, leucocytose, élévation thermique, tous phénomènes caractéristiques dès réactions de défense de l’organisme).
1. Nous passons ensuite en revue : les nombreuses infections Générales, septicémies, infection puerpérale, fièvre typhoïde, fièvre de Malte, rhumatismes, grippe, érysipèle, fièvres éruptives, diphtérie, tétanos, paludisme, syphilis, tuberculose ; — les infections locales, de l’appareil respiratoire (broncho-pneumonie et pneumonie, pleurésie purulente), du système nerveux (méningites, svphilis et tabes, dacryocystite, otites), du tube digestif, de 1 appareil circulatoire et génito-urinaire ; — les maladie s de la nutrition et les auto intoxications, où les métaux colloïdaux ont ete employés. Pour chacun de ces groupes, nous établissons, d après nos observations personnelles et d’après celles des auteurs, les effets de ces métaux colloïdaux.
II De cette analyse détaillée, nous dégageons l'étude synthétique de Y action des électro-métaux sur les éléments morbides. En dehors d’une réaction immédiate, inconstante et passagère, caractérisée par une légère, exacerbation thermique .et par quelques tremblements, lès métaux colloïdaux agissent d’une façon durable sur tout l’organisme,, sur l’ensemble du. syndrome infectieux : chute de la température (brusque ou en lysls), diminution de fréquence du pouls, relèvement de la tension artérielle,, augmentation du nombre des leucocytes, élévation du taux des urines, amélioration de l’état général. Ils déterminent parfois tout, le tableau, de la crise. Ils hâtent l’évolution de quelques infections et abais s-enMa mortalité de quelques autres. Dans certains cas désespérés on leur a vu produire de « véritables résurrections ». Dans les'lésions locales, les'métaux, portés directement au contact du foyer malade, le modifient profondément et tarissent notamment les suppurations.
III. Lés métaux colloïdaux ont deux sortes cl’indications, auxquelles correspond une posologie un peu differente.
la principale source d’indication réside dans lés états infectieux graves : septicémies chirurgicales, infection puerpérale,
formes graves des maladies infectieuses (fièvre typhoïde, fièvres éruptives, érysipèle, pneumonie et broncho-pneumonie) avec hyperthermie et ataxo-adynamie. Il no faut pas, attendre trop tard pour instituer cette médication : il faut l’instituer dès le début ou tout au moins dès que l’état s’aggrave. Une fois commencée, il faut la, continuer, même si elle produit une amélioration immédiate ; on pourra alors se contenter de doses plus faibles Ou plus espacées. La voie de choix pour leur introduction est, la voie intramusculaire, à la dose de 10 à 20 centimètres cubes, une ou deux fois par jour, suivant la réponse de l’organisme. On aura recours aux injections intraveineuses, quand seront réunies toutes les conditions favorables (facilité de l’asepsie, veines saillantes, médecin habitué' à : cette pratique) et surtout clans les cas très graves. Nous avons pu, dans des cas particulièrement sérieux, injecter jusqu’à 40 à 50 cc. pro die.
Les infections locales constituent la seconde source d’indications. Le métal, injecté directement dans une cavité suppurante, en quantité suffisante pour faire un véritable lavage, la désinfecte, et l’assèche rapidement. Il donne des résultats remarquables dans le traitement des abcès du sein sans incision, par simple ponction, dans celui des cystites et des pleurésies purulentes. Dans les méningites aiguës, les injections intra-rachidiennes seules sont efficaces aux doses de 5 à 10 ce. tous les jours ou tous les deux jours.
Les métaux colloïdaux auraient, en outre, une action prophylactique contre les infections post-opératoires (Cazin).
Dans tous les cas, la médication colloïdale ne doit pas remplacer les autres médications habituelles, mais être combinée avec elles.
Il n’y a pas, à proprement parler, de contre-indications ; toutefois, la tuberculose aiguë ou chronique, les maladies de la nutrition n’ont jamais, jusqu’ici, été améliorées par aucun des métaux colloïdaux. Pus d’accident à signaler, sauf la réaction du début, parfois très violente, mais passagère, dans les injections intrarachidiennes.
Les métaux électriques doivent être préférés aux métaux chimiques (collargcl).
Parmi les deux sortes de préparation des métaux colloïdaux électriques, solutions de Bredig pures et solutions stérilisées, stabilisées et isotomques, nous préférons ces dernières,, plus faciles à conserver, à manier et sans doute aussi plus actives. Parmi les métaux, nous avons surtout utilisé l’argent (électcargol).
, 'Ua .'seul-métal est jusqu’ici nettement spécialisé, cest le mercure pour le traitement de la syphilis. Ljélectro s’emploie dans toutes les formes de la syphilis, notamment en injection intrarachidienne dans la syphilis méningée ou cérébrospinale. Dans le tabes, M. le professeur Carrieu a eu d’heureux résultats, on injectant des doses de 1 à 2 ce. d électro Hg à 1 milbg. de Ilg par cc., environ tous les mois,. après soustraction de 15 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien.
IV. Les métaux colloïdaux électriques ont une action double : ils agissent sur l’agent infectieux comme antiseptiques locaux et Généraux, et sur l’organisme malade, par leur pouvoir catalytique, feurs propriétés analogues à celles des diastases (ferments inorganiques clc Bredig, ferments métalliques de Robin).
■ Conclusions : Les métaux colloïdaux électriques ne sont point tout puissants, mais ce cont des adjuvants précieux ; car, a leur haut pouvoir antiseptique, ils joignent la propriété d augmenter la résistance de l’organisme et lui permettent de poursuivre contre l’ennemi une lutte plus longue et plus favorable. D’ou la place de plus en plus importante qu’ils prennent, tant en médecine qu en chirurgie, dans la thérapeutique anti-infectieuse générale. Médication à la fois étiologique, anti-infectieuse et naturiste, ils paraissent, en outre, agir à des doses infinitésimales : ce n’est pas là un de leurs moindres attraits. Ne nous rapprochent-ils pas, par ce côté, des. doctrines chères à Hahnemann et à 1 homéopathie ?
L’INTERVENTION CHIRURGICALE DANS LA SYPHILIS NÉCROSANTE DE LA VOUTE CRANIENNE. (Arch. Provinciales de Chirurgie, nov. 190 ,
M. le professeur FORGUE.)
RÉSULTATS ÉLOIGNÉS D’UNE VASTE CRANIECTOMIE POUR SVPH-L1S NÉ- CROSANTE REBELLE DE LA VOUTE CRANIENNE. (SOC. Sc. M d. Montpellier, 8 avril 1910.)
De l’avis de tous les médecins, syphiligraphes, chirurgiens, qui se sont occupés de cette question ou qui ont bien voulu répondre à notre enauète, la syphilis nécrosante de la voûte crânienne résisté aux moyens médicaux. Séquestrés mettant des. mois et des années à s’éliminer, suppurations intarissables, douleurs des plus violentes aboutissent à la cachexie, à moins que le malade ne soi emporté par quelque complication intra-crânienne. Le traitement
spécifique (Hg et IK à hautes doses), n’ayant. pas d’action sur cette lésion, émancipée de sa cause, il faut avoir recours à la chirurgie.
Jusqu’ici les interventions chirurgicales ont été ou trop tardives ou trop restreintes. Avec M. lé professeur Forgue, nous pensons qu’attendre la complète limitation et la mobilisation des séquestres, c’est perdre un temps précieux. Nous sommes partisans des interventions précoces, dirigées non seulement contre les séquestres formés, « séquestres de nécrose », mais préventivement contre les séquestres en voie de formation, « séquestres d’ostéite », voués à une lente élimination. Dans les cas d’ostéo-syphilome à séquestrés multiples et surtout dans la syphilis nécrosante diffuse, les opérations ne doivent pas être parcellaires, limitées à des séquestrotomies ou à de simples trépanations : nous préconisons de larges craniectomies poursuivies avec l’ampleur que permettent les progrès de la technique moderne. Précocité et étendue des interventions : telle est la formule que nous avons proposée avec M. Forgue et réalisée dans deux cas d’ostéite fronto-pariétale et dans un cas de syphilis crânienne diffuse, dont nous avons rapporté longuement l’observation.
Cette dernière, la plus intéressante, a trait à un homme de 44 ans, acculé au suicide, disait-il, par les douleurs atroces et la suppuration intarissable ; son cuir chevelu et son crâne étaient creusés, sur toute la voûte, de « godets » suppurants. Une craniectomie faite en deux temps, à quelques mois d’intervalles, lui enleva toute la zone nécrosée, c’est-à-dire toute la voûté crânienne.
Ces interventions, que l’éburnation du tissu osseux avoisinant rend parfois difficiles, sont bien supportées.. Quoique la dure-mère soit ainsi mise complètement à nu, il n’y eut que dans un cas des symptômes méningés ; ils rétrocédèrent par la pulvérisation continue. La cicatrisation de la dure-mère bourgeonnante peut être activée par des greffes de Thiersch.
les résultats éloignés sont excellents. Nous avons eu récemment des nouvelles du malade, à qui a été réséquée toute la calotte crânienne ; il se trouve dans un parfait état local et général.
TRAITEMENT DU TÉTANOS PAR UES INJECTIONS SOUS-ARACHNOIDIENNES DE SULFATE DE MAGNÉSIE. (Province Médicale, 29 mai 1909; avec M. RIVES.)
A l’occasion de deux cas de tétanos grave, que nous avons traités par les injections intra-rachidiennes de sulfate de magnésie et
où ces injections n’ont produit qu’une diminution passagère de In ZTvacZ et du trismus, nous avons réuni les 15 observa^ ce nouveau mode de traitement avait été jusqu alors emploj . Après en avoir étudié les bases physiologiques, la technique, le, closes (3 ce. d’une solution à 25 0/0), nous sommes arrives aux Conclusions suivantes : cette méthode compte a son passif dos accidents assez nombreux, à son actif des ^“^4 presque toujours une sédation manifeste : *^^f dÏre expériqu’on puisse porter sur elle un jugement définitif, d être expéri mentée sur une plus large, échelle.