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Exposé des titres et travaux scientifiques du Dr O. Commenge à l'appui de sa candidature à l'Académie de médecine

Médecin de l’ambulance militaire de la rue Tlemcen et, plus tard, de l’asile Moret à Neuilly (6 octobre 1870-mars 1871). Chirurgien-major de l’état-major de la garde nationale (1870-1871).

Médecin du bureau de bienfaisance du IV* arrondissement de Paris pendant 27 ans. Médecin honoraire des bureaux de bienfaisance depuis 1889. Président honoraire de la Société médicale des Bureaux de bienfaisance.

Médaille d’argent de l’Académie de médecine (1860).

Lauréat de l’Institut (1867).

Prix de 500 francs de l’Académie de médecine (1882).

Rappel de prix de 500 francs de l’Académie de médecine (1884).

Chevalier de la Légion d’hon neur, comme médecin de l’ambulance militaire de l’asile Moret à Neuilly (22 février 1871).

Officier de la Légion d’honneur, comme médecin du bureau de bienfaisance du IV" arrondissement (29 décembre 1885).

1. — Considérations sur la métro-péritonite puerpérale, à l’occa¬

sion d’une épidémie observée à l’hôpital Cochin en 1856.

{Thèse inaugurale, 1860.)

Après avoir analyse tous les phénomènes observés pendant l épidémie de 1856 è l'hôpital Cochin, je démontre l’inlluenee nocive des émotions morales après l'accouchement. Je rends compte des résultats salutaires obtenus par la médication par le sulfate de quinine, dans les différents cas observés; je cite, à l'appui, sept observations dont cinq me sont personnelles et deux m'ont été communiquées par MM. Bail et Charpentier.

2. — Traitement de la coqueluche par l’inhalation des substances

volatiles provenant des matières ayant servi à l’épuration du

gaz de l’éclairage.

Sous ce titre, j’ai lu à l'Académie de médecine, dans la séance du 4 octobre 1864 et dans celte du 22 novembre 1864, deux mémoires importants par le nombre des faits signalés et par le nombre des guérisons observées.

Avant de faire connaître le résultat de mes recherches, j’avais eu soin d’étudier pendant cinq mois, du 1“' mars au 1«' juillet 1864, les différents phénomènes qui s’étaient montrés chez la plupart des malades. Lorsque la question fut portée devant l’Académie de médecine, elle s’appuyait sur 88 observations et

Dans mon second mémoire lu dans la séance du 22 novembre 1864, je répondais aux critiques qui avaient été,faites et aux objections qui s’étaient produites.

Ce second travail qui racontait ce que j'avais observé dans une nouvelle période de 5 mois et demi, du 1“ juillet au 15 octobre 186d, contenait l'analyse de 81 observations de coqueluche, parmi lesquelles se trouvaient 47 guérisons. Les 47 observations de guérison accompagnaient ce travail.

Sans entrer dans tous les détails de ces deux mémoires, je puis citer quelques points spéciaux qui rendent compte des phénomènes constatés. Voici comment j'expliquais, à celte époque, les guérisons observées :

« Parmi les éléments signalés par l'analyse chimique dans l'atmosphère de la salle d'épuration, il en est deux qui paraissent avoir une action prédominante; je veux parler de l'ammoniaque et de la naphtaline. C'est l'odeur produite par

on se trouve à côté d'une cuve contenant des matières épurantes fortement saturées, on éprouve une impression d'irritation spéciale du côté de la gorge, des bronches, de la muqueuse nasale et du côté des yeux. Cette impression, qui est généralement assez vive tout d'ahord, va en s'affaiblissant à mesure que

vrai qu'on constate une action du côté des muqueuses et du côté de la muqueuse bronchique, en particulier. Les vapeurs d'ammoniaque, par l'irritation qu'elles exercent sur la muqueuse bronchique, me semblent agir ù la façon de toutes les médications substitutives; elles déterminent sur la muqueuse une irritation plus

l’état catarrhal, en rendant l’expectoration plus facile. Rien de surprenant dans cette action spéciale de celte substance; bien qu'elle soit peu usitée en thérapeutique, elle n’en a pas moins été employée quelquefois à l’intérieur, dans quelques bronchites chroniques et surtout dans la bronchorrée. Puisque son action a été constatée dans ces affections, alors que son emploi avait lieu par le tube digestif, combien son influence ne sera-t-elle pas plus efficace, si l’absorption a lieu par la muqueuse bronchique ! Les principes médicamenteux étant absorbés beaucoup plus rapidement par la voie respiratoire, je devais obtenir des résultats plus prompts de l’action de la naphtaline; aussi ai-je constaté chez tous les malades que l’expectoration devenait fréquente et facile, dès que les premières inhalations avaient lieu. Pour me rendre compte plus exactement de l’action de cette substance, je l’ai fait respirer, en dehors de l’usine, aux petits malades, qui en ont éprouvé le meilleur effet. Je faisais placer dans un tube en forme de cigarette ou de pipe une certaine quantité de naphtaline, et les enfants, qui aspiraient souvent dans la journée, s’en trouvaient lûcn. Mais l’action de la naphtaline, quelque bon résultat qu’elle procurât, ne pouvait pas rempla-

Mes recherches, continuées pendant les années 1865 et 1866, ont confirmé ce que j’avais obtenu en 1864.

En 1866, M. le docteur Roques, ancien interne de l’hôpital Saint-Louis, qui avait suivi mes recherches, consacra sa thèse inaugurale à cette question.

Dans la séance de l’Académie de médecine du 19 octobre 1880, M. le docteur Roger, seul survivant de la commission nommée en 1864, donna lecture d’un rapport très intéressant sur cette question; je crois devoir en citer les conclusions, qui s’appliquent également au mémoire de M. le docteur Bertholle, qui avait observé à l’usine des Ternes et qui était arrivé aux mêmes résultats : ,

« De ce que l’inhalation des substances épuratrices du gaz d’éclairage ne constitue ni un spécifique de la coqueluche, ni même simplement une médication meilleure que les remèdes classiques adoptés par la généralité des praticiens (vomitifs, belladone, antispasmodiques; remèdes qui sont trop souvent impuissants); de ce que la valeur thérapeutique de ces émanations, même à en juger d'après les observations des prôneurs consciencieux, nous semble bornée et en définitive ipèdiocre, il n’en résulte point que des éloges ne soient pas dus aux auteurs des travaux que nous venons de rapporter et en particulier à MM. les docteurs Commenge et Bertholle, qui ont longuement expérimenté sur place, avec zèle et intelligence et qui ont fait, avec bonne foi et talent, oeuvre de pra-

Je conclus en proposant à l’Académie de leur voter des remerciements et de déposer très honorablement leurs mémoires dans nos archives. »

Les conclusions du rapport sont mises aux voix et adoptées.

3. — Tumeur fibreuse très volumineuse de l’utérus. Accidents de

métro-péritonite succédant au toucher vaginal. (In Bulletin de la Société médicale des Bureaux de bienfaisance^ 1877.)

fibreuse volumineuse de l’utérus, tumeur qui a rais 5 ans à se développer et n’a jamais causé de douleurs, qu’il a suffi d’un examen prolongé fait par plusieurs médecins appelés en consultation, pour déterminer une métro-péritonite mortelle.

4. — Rhumatisme articulaire aigu traité par le salicylate de soude. {In Abeille médicale, 4 mars 1878.)

A l’occasion de l’observation très intéressante d’un malade qui est amélioré dès qu’il prend du ^salicylate de soude, et qui est repris de rhumatisme articu-

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