TRAVAUX SUR LA VACCINE
5. — Recherches faites à Saint-Lazare sur la vaccination et la revaccination. Mémoire ayant obtenu une médaille d’argent de l’Académie de médecine 1860. (In Union médicale, 6 mars 1862.)
Voici les conclusions de ce travail, qui était basé sur ce que j'avais observé dans les 664 vaccinations ou revaccinations faites à Saint-Lazare :
t" Sans déterminer, d'une manière absolue, l'époque où il convient de pratiquer les revaccinations chez les enfants, il y a utilité, dans certains cas et surtout en temps d'épidémie, à les soumettre à celte opération é partir de tOans.
2» De 15 à 20 ans, on trouve un nombre assez considérable de personnes apnt perdu les bénéfices d'une première vaccination; il est donc utile de revacciner les individus de cet âge.
3“ Cette nécessité est encore plus marquée de 20 â 25 ans, où la proportion des personnes disposées â contracter la variole augmente notablement.
4» La revaccinalion devient nécessaire surtout de 25 à 30 ans; à cette époque,
donc, plus qu'ù toute autre époque, soumis à l'influence de la variole.
5° Bien que le nombre des individus de 30 à 40 ans pouvant contracter la variole soit plus restreint, il y a cependant avantage, pour un certain nombre de personnes de cet âge, à se soumettre à une nouvelle vaccination.
6“ On ne doit pas considérer d'une manière absolue comme étant à l'abri de la variole, les individus ayant été soumis, sans succès, à une première et même deuxième vaccination, séparées par des conrts intervalles, la bonté du vaccin étant mise hors de cause; il est donc nécessaire, dans ces conditions, de recom.mencer l'épreuve à plusieurs reprises.
7° Une première vaccination négative chez un adulte ne permet pas de conclure qu'il est à l'ahri de la variole; car des individus réfractaires à une pré-
talion des phénomènes diathésiques.
H» Les sujets syphilitiques sont moins aptes que les autresà donner des bou-
6. — Rapport sur les vaccinations et revaccinations faites dans le IV” arrondissement de Paris en 1882. — Ce travail, envoyé à l’Académie de médecine, a obtenu un prix de 500 francs.
Dans la première partie de ce mémoire, j'ai donné la relation d'une épidémie de variole, dans laquelle j'al trouvé, sur onze décès, quatre enfants qui n'avaient pas été vaccinés : l'un avait dO mois, le deuxième 2 ans, le troisième 2 ans d/2 et le quatrième 5 ans, ce qui démontre la déplorable négligence de certains parents, les autres sujets ayant succombé à la variole sont des adultes, dont l’âge varie de 25 à 65 ans. Ces exemples montrent l’indispensable nécessité des revaccina-
-lapas un obstacle conlre lequel nous nous sommes déjà heurtés, nous aurions reproduit volontiers, in extenso, les observations détaillées recueillies par M. Commengc. Qu'il nous suffise de dire qu'une analyse raisonnée de ces faits no permet pas d'y trouver les caractères des vrais accidents syphilitiques : leur évolution rapide, d’une part; de l'autre, l'intensité des phénomènes inflammatoires qui les accompagnent, la nature des accidents qui les compliquèrent et l’heureuse influence d'un traitement purement émollient, tout, absolument tout vient concourir à démontrer la nolure vulgaire de ces anomalies de l'éruption
chez ceux de ces U enfants qui portaient les caractères les plus tranchés du lymphatisme, compliqué, chez quelques-uns, de disposition eczémateuse ou
7. — Rapport sur les vaceinalions faites dans le IV' arrondissement de Paris pendant l’année 1885.
« Après avoir montré les cas de variole survenue sur des enfants non vaccinés et sur des adultes non revaccinés, je signale des faits nombreux d’enfants n’ayant pas de boutons de vaccine après plusieurs tentalives successives de vaccinalion et chez lesquels on obtient des boutons de vaccine légitime, après une vaccination ultérieure. Ces exemples fournissent la preuve qu'il n’y a pas d’enfants réfractaires à la vaccine.
que les boutons qui doivent servir à l’inoculation de la vaccine!" ne doivent pas être choisis toujours suivant l’âge, mais bien suivant le degré de leur dévelop-
8. — Rapport sur les vaccinations faites dans le IV* arrondissement de Paris pendant l’année 1884. — Ce mémoire a obtenu de l’Académie de médecine un rappel du prix de 500 francs qui avait été accordé à mon travail de 1882.
rapportent
0. — Rapport sur les vaccinations faites dans le IV arrondissement de Paris en 1885.
10. — Rapport sur les vaccinations faites dans le IV” arrondissement de Paris en 1886.
11. — Vaccinations et revaccinations faites à l’usine à gaz de Saint-Mandé en 1886.
Quelques cas isolés de variole s'étant déclarés aux environ do l’usine à gaz de Saint-Mandé, je vaccinai un cerlain nombre d’enfants (53) et je revaccinai llâ'âdultes. Je mentionne les résultats obtenus. Je signale, en particulier, le résidlat favorable obtenu chez des personnes ayant eu la variplç,
12, — Rapport sur les vaccinations faites en 1887, dans le IV* arrondissement de Paris et sur les cas de variole signalés.
En citant les cas de variole qui ont été mortels, je dis :
O Parmi les morts, il y a une petite fille de 5 mois et un homme de 78 ans. Ces deux victimes, qui se trouvent aux deux points extrêmes de la vie, démontrent, d'une façon éclatante, que la variole n’épargne aucun âge. Il est donc indispen-
médecins ne repoussent pas avec assez d'énergie. Ces erreurs consistent à croire