TRAVAUX SUR L’ANATOMIE NORMALE
Note sur l’existence d'un plexus nerveux dans la paroi du canal thoracique du chien, par Quénu et J. DABiEn.
Les nerfs des vaisseaux lymphatiques avaient été soupçonnés par les physiologistes ; P. Bert, en effet, et Lafont cherchèrent à démontrer expérimentalement l’action vaso-constrictive des nerfs mésentériques et l’action vaso-dilatatrice des nerfs splanchniques sur les chylifères.
Nous avons les premiers démontré l’existence de nerfs dans les vaisseaux lymphatiques et décrit un plexus nerveux dans l’adventice, plexus composé de fibrilles un peu variqueuses anastomosées entre elles.
Antérieurement à notre travail, les seuls nerfs du système lymphatique connus étaient ceux du cœur lymphatique de la vipère (Ranvier, AliMWmie 1880) et ceux des cœurs lymphatiques à fibres striées
de divers amphibies et reptiles (Weuki, Communication à la Société de zoologie '' de Saint-Pétersbourg^ 9 avril 1889).
L’existence des nerfs des vaisseaux lymphatiques a été, depuis notre travail, confirmée par Dogiel {1889), Smibnow (1890) et Kytmanoff, Anatomie
Étude anatomique sur les vaisseaux sanguins des nerfs (avec i5 %ures), par Quékb et Lejars.
G. Steinheil, Paris! 1894.
No,us avons dans ce mémoire, les premiers je pense, présenté une étude d’anatomie générale sur les artères et les veines des nerfs.
hémorroïdes chez Venfant, th. P. igoS.) Sur 4o rectums d’enfants, pas une seule fois il n’a vu d’ampoules dans l’intérieur des valvules.
Nous avons également démontré, que les veines hémorroïdales inférieures se continuent directement sans avoir à traverser les fibres du sphincter externe avec les origines des veines hémorroïdales snpérieures.
Ces veines hémorroïdales” inférieures sous-sphinctériennes ne sont pas les seules, d’autres plus importantes se détachent de la face externe du sphincter, s’enfoncent obliquement h travers la graisse du creux Ischio-rectal pour se jeter dans la veine hontense interne (fausses hémorroïdales moyennes de Duret).
Les vraies hémorroïdales moyennes sont toutes situées au-dessus du releveur de l’anus.
Veines du rectum et de l’anus chez la femme.
Vaisseaux lymphatiques de l’anus.
La disposition des lymphatiques anorectaux est à peu près calquée sur celle des veines ; il existe des lymphatiques supérieurs, moyens, et inférieurs.
Contrairement aux descriptions classiques, nous avons montré qu’il existe des vaisseaux lymphatiques hémorroïdaux moyens, depuis retrouvés par Gerota et d’autres anatomistes, allant aboutir aux ganglions préhypogastriques.
Les vaisseaux lymphatiques de l’anus n’aboutissant pas à un groupe fixe de ganglions inguinaux, il en résulte qu’il est impossible, d’après le siège et la direction d’un ganglion malade, d’en inférer que son altération répond ou non à une lésion de l’anus.
Note sur l’anatomie du cholédoque (avec 8 ligures).
Reme de chirurgie, 1895, p. 668.
Nous avons cherché, en particulier, à vérifier la direction exacte du cholédoque et surtout les rapports du conduit. Nous avons proposé de
portion et spécialement les rapports du cholédoque avec les artères, les veines et les ganglions lymphatiques, en nous plaçant toujours au point de vue chirurgical, c’est-à-dire de la possibilité et de la facilité qu’on peut éprouver à aborder le canal.
Anatomie de l’urèthre.
A signaler, comme parties originales dans cet article, la constitution du canal prostatique, d'après des études faites chez le chat et chez le chien, la structure de l’urèthre membraneux; la structure de la muqueuse uréthrale et des glandes de l’urèthre. Nous démontrons qu’aussi bien dans les parties prostatique et membraneuse que dans la partie spongieuse, toute la partie profonde de la muqueuse uréthrale