A. - THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE
Asepsie opératoire, Installation de services chirurgicaux, Anesthésie, etc.
De l’asepsie opératoire.
Dans la discussion qui a suivi la seconde communication que j’ai faite à une année de distance sur l’asepsie opératoire, j’ai posé nettement les deux questions suivantes que j’ai résolues par la négative ;
i" Est-il possible de stériliser en quelques heures des mains infectées î
2“ Est-il admissible qu’un chirurgien qui a pratiqué une opération septique soit autorisé à faire aussitôt après et même le lendemain une opération aseptique ?
J’ai trouvé beaucoup de contradicteurs qui m’ont opposé des faits isolés et des expériences de laboratoire.
Pour ma part, j’ai été conduit à mes idées sur la stérilisation des
par l’observation clinique. J’essaie de montrer que si l’asepsie est
Il est possible de réaliser la chirurgie aseptique de plusieurs façons, par exemple en évitant les contaminations et en ne faisant que de la chirurgie propre. Mais le moyen le plus commode est d’adopter les gants imperméables, soit pour les opérations, soit pour les pansements septiques, et au besoin pour les opérations aseptiques quand de par un contact sale antérieur on doute de leur stérilisation immédiate.
De l’asepsie opératoire.
Analyse d’un travail de Mikulicz.
Après avoir analysé et critiqué le ifémoire de Mikulicz, nous concluons qu’il faut chercher la solution du problème de l’asepsie opératoire « dans la non contamination des mains », professant depuis 1892, que le chirurgien qui pratique une opération d’une certaine importance ne doit pas la reilfe avoir touché un malade septique.
De l’asepsie opératoire.
Statistique de deux ans au pavillon Pasteur, à l’hôpital Cochin.
Nous exposons nos idées sur la façon de pratiquer l’asepsie, sur la manière de préparer les malades, sur la difficulté de stériliser les mains : par suite nous proclamons la nécessité et le devoir pour le chirurgien, de s’abstenir de toute ouverture d’abcès ou de toucher septique au moins 2 jours avant une opération importante.
Les mains du chirurgien sont le principal facteur de Vinfeclion, le plus simple est donc d’user de gants en caoutchouc pour pratiquer les opérations septiques.
Pour les ligatures et sutures en milieu aseptique, i’ai substitué le fil d’Alsace à la soie. ' P 'i ’ J
^Dans notre statistique, .i 5 laparotomies ou hystérectomies vagi-
nous ont donné 114 guérisons. ' ^
moins de peine à l’aide d’une installation adaptée aux d riologiques actuelles. J’ai pu, avec la collaboration d’ui
hôpitaux, M. Rochet, et grâce à l’appui de M. Peyron, réaliser cette installation au pavillon Pasteur (hôpital Cochin), Le plan de notie service exécuté sur nos indications est le premier, à Paris, ou la séparation des aseptiques et des septiques ait été mise en pratique, nous nous sommes occupés également de la question d’ameublement ; nous avons donné des indications sur la confection des hrancards métalliques actuellement substitués aux ignobles brancards en bois préexistants; nous avons imaginé quelques modèles de comptoirs avec vitrines permettant la surveillance des objets de pansement usuels dans les salles de malades, des tables roulantes pour pansements au lit des malades, etc.
Présentation d’une étuve à stériliser les pansements.
Bulletins de la Société de chirurgie, 7 mai 1890.
Appareil Sorel destiné à produire de i’eau distiiiée stérilisée.
Bulletins de la Société de chirurgie, 11 février 1891.
Instaiiation de Téiectricité au dispensaire Pereire.
Bulletins de la Société de chirurgie, 19 juin 1891.
Moyens de contrôier la température des étuves à stériiisation.
La principale cause d’erreur pour les autoclaves consiste dans l’expulsion imparfaite de l’air. Nous connaissons en effet la température d’un autoclave, non par une mesure thermométrique directe, mais par le manomètre dont les indications ne sont exactes que si la vapeur est expurgée d’air. J’ai eu le premier Vidée de contrôler la température de l’autoclave, au moins dans ses applications chirurgicales, par des tubes renfermant des substances fusibles. Je me suis servi successivement de soufre, d’acide benzoïque et d’alliages metalliques-
Gants en caoutchouc pour opérations.
Contre ,1’usage des éponges en chirurgie. •
Les micro-organismes de l’air dans ies saiies d'opérations et d’hôpital, recherche d’un procédé de désinfection,
Sulleüns de la Société de chirurgie, 10 décembre 1002.
Après avoir cité les résultats des travaux de Flugge, de Miquel, de Muller, etc., nous exposons le résultat de nos recherches qui. ont duré près de deux ans et qui ont porté sur trois points principaux ;
i" Influence des diverses conditions extérieures sur le nombre des germes de l’air d’une salle d’opération et évaluation de ce nombre comparativement à celui des autres locaux;
2“ Spécificité et virulence des germes recueillis;
3“ Choix d’un procédé pratique et efficace pour désinfecter l’air devant habituellement ou accidentellement servir aux opérations.
L’eau oxygénée en pulvérisations présente parmi les substances employées le plus d’avantages.
Accidents déterminés par le chloroforme.
De l’anesthésie par la cocaïne.
Discussion sur les accidents déterminés par l’emploi de la c en chirurgie.
Appareil â iryeclion de sérum.
Supériorité des injections sous-cutanées sur les injections intraveineuses.
Innocuité de la ligature des grosses veines.
De l’inoision exploratrice dans les tumeurs douteuses.
C’est dans la chirurgie des tumeurs malignes que la précocité de l’intervention acquiert le plus d’importance. Le jour où une tumeur douteuse acquiert les caractères évidents de la malignité, il est souvent trop tard. Dans le domaine des tumeurs abdominales, la laparotomie exploratrice a conquis le droit de cité.
Les tumeurs non abdominales qu’une simple incision des parties molles peut mettre à jour, elles aussi, sont justiciables de l’incision exploratrice, lorsque leur nature parait suspecte. Le premier temps consiste à enlever la tumeur suspecte comme une tumeur bénigne ; si l’examen extemporané (et il est toujours démonstratif pour les tumeurs épithéliales) confirme les soupçons, l’opération restreinte est sur le champ transformée en operation laree. Ces préceptes sont spécialement applicables aux tumeurs du sein.
Tétanos traumatique traité et guéri par injection intracérébraie d’antitoxine (Bléthode de Roux et Borrei),
par ClUDFFAUD et Quénu.
Cette observation est la première en date de tétanos humain traité parles injections intracérébrales de sérum antitétanique.
Rapport sur les injections intracérébrales de sérum antitétanique.
Observations de MM. BisniiKrea, Vbsun et Vilox,
Nous avons le premier appliqué à l’homme le traitement imaginé par MM. Roux et Bdrel, à la suite de leurs belles études et expériences sur la toxine tétanique. Le succès obtenu nous avait fait bien augurer pour l’avenir, malheureusement les cas ultérieurs de nos collègues.
ceux de Beurnier et Veslin et les nôtres nous obligent à constater que ni l’absence de fièvre, au moment de l’intervention, ni la limitation des contractures, ni l’absence de phénomènes bulbaires n’autorisent à
Tétanos guéri à la suite d’injections sous-cutanées de sérum antitétanique.
Bulletins de la Société de chirurgie, 7 juin 1899.
Tétanos traumatiqus. Amputation de Jambe, injections de sérum antitétanique. Guérison.