‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 1 sur 7 · DE THÉRAPIA (CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

DE THÉRAPIA (CONSTANTINOPLE

(Thèse inaugurale).

L’hôpilal maritime de Thérapia avantageusement situé sur les bords du Bosphore était,avantla concession provisoire qui en fut faite à l’administration de la marine, pendant la guerre de Crimée, le palais de la sultane Validé. L'auteur a séjourné dans cet hôpital en qualité de chirurgien auxiliaire de la marine impériale pendant quinze mois. 11 a pu, dans ces conditions.étudiernon seulement les blessures par armes de guerre mais encore observer les diverses épidémies de scorbut, de choléra etdetyphus qui ont cruellement sévi à cette époque.

Le typhus fut, de sa part, l’objet d’une étude particulière, et avec d’autant plus de raison que lui-même fut atteint par la contagion. C’est peut-être ce qui le détermina à choisir le typhus pour sujet de sa thèse de doctorat.

N’ayant pas encore l’experience suffisante pour traiter à fond une pareille question, l’auteur s’est borné à rapporter

aussi fidèlement que possible ce qu'il avait vu, et les opinions théoriques qu’il émet sont celles de ses chefs hiérarchiques qui étaient en même temps ses maîtres.

La partie saillante de cette thèse est celle-ci : Le typhus est une unité morbide, mais il peut se présenter sous des formes variées selon la saison pendant laquelle il se développe. C’est ainsi qu’au printemps la forme catarrhale et bronchique domine, en été c’est la forme intestinale, et en automne et en hiver la forme ataxo-adynamique.

Cette opinion, qui repose sur l’observation d’ua grand nombre de laits, a pour corollaire une opinion particulière quant au mode de traitement. 11 est évident que celui-ci doit varier selon la forme à laquelle il est appliqué.

1861. des rapports rus médecins et des pharmaciens avec LES SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS.

Arrivé à Paris vers la fin de l’année 1857, l’auteur occupa son activité au service des Sociétés de secours mutuels ; il fut médecin de la Société des Jeunes Apprentis de la ville de Paris et de plusieurs Sociétés d’arrondissement. Trois ans après, préoccupé aussi bien des intérêts du corps médical que de ceux des sociétés ouvrières, il publiait un travail destiné à sauvegarder les uns et les autres. Pour donner une idée de l’esprit dans lequel ce travail a été fait, nous ne pouvons mieux faire que d’en citer les deux premières pages :

Dans tous les temps, l’esprit d’association s’est imposé à l'homme comme une des grandes nécessités de sa nature : varié dans ses for-

des mœurs et des idées, les révolutions successives peuvent le soumettre à de rudes et fréquentes épreuves. Modifié, mais non détruit par elles, il semble puiser dans ces épurations périodiques les élément de l’humanité à traversées âges!* ^ ° m ° UVe

La Société de secours mutuels est une des mille formes de l’esprit d’association. Émanant du môme principe, elle a nécessairement, avec les associations qui l’ont précédée, quelques points de ressemblance qui ont permis de lui créer des parchemins attestant

ble moins à la Société mutuelle du 19° siècle, que les réunions des Athéniens sous le nom firartistes, les collégia des Romains, la Chilide des Germains, la confrérie et la corporation Gallo-Franques. On trouve, il est vrai, dans ces associations, une consécration du principe de la mutualité tel que nous l’entendons aujourd’hui, mais

ciation, dont le but principal, politique ou religieux le plus souvent, différait essentiellement pour chacune d’elles.

été : la réunion des forces individuelles.

Mais la forme qu’il revêt, le but qu’il se propose, sont aussi variables que les besoins ou les désirs qui lui donnent naissance.

La révolution politique et sociale de 1789 fut sans doute bien inspirée en abolissant les corporations, sorte de privilège de l’ouvrier aux dépens de l’ouvrier, qui, en absorbant l’individu rétrécissait l'horizon de son avenir et détruisait en lui ces nobles aspirations qui, de nos jours, permettent au mérite de s’élever jusqu’au plus haut degré de l’échelle sociale.

Mais la liberté et la responsabilité absolues qu’elle laissait à chacun ne tardèrent pas à peser sur l’individu, dans la classe ouvrière

Entre l’artisan et la loi,- désormais son protecteur unique, plus d’intermédiaire ; et, tandis que la corporation savait entrer au besoin

dans les détails de sa vie intime pour lui venir en aide et le pro¬

téger, la loi, immobile dans son sanctuaire, non-seulement

Mais il s'agissait d’en modifier les formes en les p« pour en faire l’application à une société nouvelle.

Ce besoin fut bien compris, et les Sociétés de prévo: dèrent pas à être créées. Nées du besoin de réagir co:

La Société de prévoyance possède, jusqu’à un certain point, ie précieux avantage de maintenir l’équilibre nécessaire entre l’éducation et l’instruction. La réunion de l’homme avec son semblable, dans le

Après ces observations préliminaires V auteur examine d’abord la situation du médecin vis-à-vis des sociétés, puis celle des pharmaciens. Son expérience personnelle, éclairée par une connaissance approfondie des statistiques qui existent sur l’évolution des sociétés, le conduisent aux conclusions suivantes :

L'organisation du service médical et pharmaceutique des Sociétés de prévoyance nous parait devoir réunir trois conditions indispensables, savoir : 1“ Respecter, autant que possible, la liberté du socié-

>9. — De l’emploi thérapeutique de l’eau d’alet (Aude).

La première publication de l’auteur est un hommage rendu à son pays natal et au docteur Fournié, son père. François Fournié était médecin-inspecteur des eaux d’Alet depuis plusieurs années. Désireux de faire connaître au corps médical le résultat de ses observations, il fournit à son fils tous les documents qu’il avait recueillis et le chargea de les mettre en ordre et de les publier. C’est dans ces conditions que fut conçu le premier travail de l’auteur, travail consciencieux, complété par des observations recueillies dans le service de Beau à la Charité, et qui a définitivement fait considérer les eaùxd’Alet comme elles doivent l’être. Comme trait original, nous signalerons dans ce travail des considérations sur les troubles sympathiques de la dyspepsie qui marquent bien, dès cette époque, la tendance d’esprit dé l’auteur. Signalons également la description de Vital nerveux et particulièrement l 'état nei'veux par causes morales où l’auteur expose d’une ma-

'"'histoire, n’entend-on pas dire tous les jours : tel est mort, la perte de son père ou de son frère l’a tué, tel autre grand personnage n’a pas pu survivre à sa disgrâce. Il est rare que cette étiologie dictée au peuple par son instinct ne soit pas l’expression de là vérité. Dans

seillère et l’on s’explique alors pourquoi les philosophes de l’anti-

ner à l’homme de plus propre que la raison pour le rendre malheureux. Ce que la raison ne peut pas faire, l’organisme le fera.

La matière que les psychologues ont, dans leur langage, rendue coupable de bien des crimes, à titre d’excuse pour la raison humaine probablement, a ses bons et ses mauvais instincts, elle a surtout son utilité morale et sans vouloir la déifier ici, nous lui rendons cette justice.

Rappelons à ce sujet les belles paroles d’Hippocrate :

Le sang donne de la sagesse, dit-il, surtout quand il possède sa sité normale ; il fait déraisonner quand il est trop dissous. — Le ; est le calmant des nerfs, » a-t-il dit encore. Ces quelques paro riches de conséquences utiles seront pour nous te critérium oi idront se justifier nos opinions sur le traitement de l’état ner

par causes morales.

ns tous les temps on a constaté l'influence des passions sur 1;

exagérée du cerveau, d’une partie de l’influence nerveuse nécessaire à l’intégrité de ses fonctions, devient paresseux ; les inspirations deviennent moins fréquentes ; aussi, de temps en temps et par un effort suprême, il cherche à réparer les désordres de l’hématose pat une de ces longues et profondes inspirations qu’on appelle un soupir et à un plus haut degré un bâillement. N’sst-ce pas ce qui arrive à l’homme qui pense, qui lit, à celui dont l’esprit est profondément absorbé ? Il est évident qu’il y a des degrés et des différences nom-

dique que nous connaissions. Il s’agit donc de l’obtenir ainsi, et ce n’est qu’à la condition que le tube digestif voudra bien y consentir.

Quelquefois il est bon de réveiller la paresse de cet appareil par ce qu’on appelle les toniques analeptiques névrosthésiques ou les stimulants ; mais aussi le plus souvent on sait combien l’emploi de ces moyens est suivi de résultats détestables.

Généralement, dans les affections nerveuses, le tube digestif est d’une susceptibilité telle que les aliments les plus réparateurs inspirent le dégoût ou ne sont pas digérés ; à plus forte raison des substances prises en dehors du domaine de l’alimentation serontelles nuisibles ou pour le moins inefficaces.

Dans ces cas, il n’y a de la ressource que dans le choix des ali.

onces d’aliments solides par jour, ils d’effet, étant bien digérés, que le repas porté, suivi d’une digestion pénible et l’eau d'Alet trouve sa place, et elle i’occr

— De la pénétration

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