SOLIDES ET LIQUIDES
>ES CORPS PULVÉRULENTS, GAZEUX, DANS LES VOIES RESPIRATOIRES, L’HYGIÈNE ET DE LA THÉRAPEU-
(Mémoire lu à l’Académie des sciences dans la séance du 16 septembre 1861).
Ce travail, de nature essentiellement expérimentale, fut inspiré à l’auteur par la récente découverte du laryngoscope dont il fut un des premiers vulgarisateurs. L’hygiène et la thérapeutique avaient un intérêt majeur à savoir expérimen-
talemebt si les poussières liquides ou solides pénètrent dans les bronches; l'auteur se proposa de résoudre le problème à ce double point de vue, car les avis étaient partagés.
Lorsque des hommes comme MM. Lecomte et Parent- Duchâtelet, pour ne citer que ceux là, sont d’un avis opposé sur un même sujet,on est autorisé à chercher la vérité par de nouveaux moyens.
L’auteur expérimenta sur des chats auxquels il fit respirer une atmosphère charbonneuse, il mil dans les mêmes conditions un charbonnier; enfin, il expérimenta sur lui même et il arriva aux conclusions suivantes que nous cilous textuellement :
Les expériences précédentes, répétées plusieurs fois sur nous-
met en mouvement, et le rayon de lumière qui les rend visibles en les éclairant, ébranle suffisamment l’atmosphère pour les faire voltiger (1).
Si ces poussières, répandues en si
grande abondance, pénétraien
phénomène physiologique qui se présente assez fréquemment prouy bien qu’il en est ainsi : après une grande course ou un exercice violent dans une atmosphère de poussière, on éprouve clans l’arrièregorge une grande sécheresse qui empêche de parler et d’avaler. Cette difficulté tient évidemment à ce que le pharynx, desséché par ' contact de la poussière, aussi bien que par des inspirations trop fréquentes, n’est plus apte à favoriser les mouvements nécessaire, pour la phonation et la déglutition.
« des voies respiratoires est recouverte d’un épithélium spécial à « cils vibratiles doués de mouvement, dirigés toujours dans le même « sens et ayant constamment pour, effet de pousser les substances « ténues qui s’engagent dans les voies respiratoires, de l'intérieur
« soumis à l’empire de la volonté, l’animal n’en a pas conscience,
« et, continu pendant la vie, il persiste même quelque temps après
« rendre manifeste dans ses effets, par une expérience facile que « nous allons faire devant vous. » Cette expérience consiste à déposer un peu de noir de fumée sur la voûte palatine d'une grenouille. En attendant quelques instants, on voit cette poudre disparaître et être transportée jusqu’à l’entrée de l’estomac par le mouvement des cils vibratiles, qui, dans l’œsophage, agissent en sens inverse de ceux qui tapissent la muqueuse respiratoire. « On est « ainsi porté à penser, » continue Cl. Bernard, « que les cils « vibratiles qui existent dans les voies respiratoires de l’homme et « des animaux supérieurs repoussent au dehors les poussières, et « s’opposent à la pénétration des agents toniques qui sont en sus - « pension dans l’air (1).»
Les observations physiologiques qui précèdent, réunies à l’expérimentation accusatrice de la pénétration des poudres dans les bronches, nous permettent d’expliquer désormais, d’une manière satisfaisante, les faits en apparence contradictoires qu’invoquent les hygiénistes dissidents pour soutenir leur opinion. Pour plus de
Pour les poudres insolubles, l’auteur croit, àvec Parent-Duchàtelet, que l’on a exagéré beaucoup l’influence pernicieuse de certaines professions sur la santé des ouvriers. Il est certain que les poudres insolubles, telles que le charbon, le grès, le silex, le plâtre, pénètrent à. travers le larynx jusque dans la trachée ; mais les obstacles
)ur l’acte respiratoire.
;ude de la pénétration des poudres
montré plus haut, la majeure partie des poussières s’arrête dans les fosses nasales, dans la bouche et le pharynx; or, ces parties,
l’absorption des poussières (4) ; d’ailleurs, ce qui n’est pas absorbé par elles, est entraîné dans l’estomac par les mouvements de déglutition.
voir, si l’on considère que la plupart des phénomènes produits par l’empoisonnement avec des poussières toxiques siègent dans le tube digestif ou dans ses annexes.
Si, par exemple, l’empoisonnement par les poussières arsenicales avait lieu par la voie bronchique, ne trouverait-on pas dans ces tuyaux, les lésions que ces poudres produisent à la peau par un
tournée des vésicules pulmonaires, le plomb arrive directement dans le tube digestif pour y produire ces troubles fonctionnels et organiques que l’on observe dans la colique saturnine?
Ces considérations nous amènent à parler d’un moyen, peut-être trop négligé aujourd’hui, et que les anciens employaient cependant avec succès : nous voulons parler des remèdes préventifs, introduits
Nous mentionnerons parmi ces formules celle de Ramazzini, celle de
que la muqueuse digestive est la principale voie que suivent les pousssières pour pénétrer dans l’organisme. Nous ne nions pas absolument l'absorption bronchique mais nous la croyons insignifiante à côté de celle qui a lieu par le tube digestif.
Aujourd'hui, les ouvriers respirent de la même manière qu’on respirait autrefois, ils s’exposent à l’influence toxique des mêmes poussières, et cependant les empoisonnements par les poussières sont beaucoup plus rares. Cette diminution tient évidemment, en grande partie, au progrès de l’hygiène publique, si heureusement appliquée dans la plupart des ateliers ; elle tient encore à quelques conditions de l’hygiène particulière de l’ouvrier. Prévenu par une expérience funeste, et docile aux conseils de la science, l’artisan est
Les conclusions de cette.partie importante du mémoire sont que:
1° Les ateliers dans lesquels l’ouvrier est exposé it respirer une poussière quelconque doivent être suffisamment aérés ; l’air y doit être souvent renouvelé par tous les moyens possibles. Les ouvriers qui travaillent en plein air,plâtriers, batteurs de tapis, etc., doivent, à l’exemple des carriers qui travaillaient sur le chemin de Fontaine-
2" Dans les ateliers on doit parler à voix basse, éviter les grands mouvements respiratoires ou les actjons qui les provoquent : le
chant, le.rire, etc. Cette recommandation s’adresse à ceux qui sont exposés h respirer une poussière soluble ou insoluble également. Malgré l'innocuité probable de la poussière insoluble, il est certain que leur pénétration dans les poumons, coïncidant avec une disposition maladive ou un état diathésique, peut être suivie d’un fâcheux effet.
S" Les ouvriers doivent sortir de l’atelier plusieurs fois par jour, à l’heure des repas, et rester autant que possible au grand air.
k° Une fontaine donnant de l’eau eu abondance doit être à la portée des ouvriers, afin que, plusieurs fois par jour, ils puissent faire d’abondantes ablutions. L’ablution avant le repas est la plus importante. Non-seulement les mains doivent être très propres, mais encoro les fosses nasales, la bouche et l’arrière-gorge. Il est donc très-important de faire pénétrer l’eau dans toutes ces parties.
5° Les hommes qui vivent au milieu d’une poussière toxique, soluble ou pouvant le devenir par son ingestion dans l’estomac, doivent plusieurs fois par jour se laver la bouche, les fosses nasales,
neutraliserait ces dernières dans tout leparcours du tube digestif.
Eclairé par l’expérience sur la possibilité de faire pénétrer des corps pulvérulents solides, dans les voies respiratoires, l’auteur en tira celle conclusion logique, qu’on devait utiliser cette pénélratiou au point de vue thérapeuti-
Les anciens, avec Arétée, se contentaient d’envoyer des poudres
seau ; les modernes, plus hardis, se sont servis du roseau d’Arétée, mais avec la prétention d’arriver dans le larynx. C’était un premierpas vers les vésicules pulmonaires ; seulement l’idée, excellente en elle-même, était exécutée par un moyen imparfait.
Pour être sûr d’arriver dans les bronches et pour éviter au malade toute sensation désagréable, il parut convenable â l’auteur de le
mettre dans les mômes conditions où se trouve le charbonnier, qui, sans douleur, sans en avoir même conscience, remplit à tout instant ses bronches de poussière charbonneuse. Voici l’appareil qu’il fit construire dans ce but.
Une boîte de bois dur, de forme ovoïde et ayant une capacité de
qui donnent passage à deux tubes de verre. L’un de ces tubes a 5 millimètres de diamètre, l’autre en a 15, et se recourbe en sortant de la boîte, de façon à devenir horizontal. Si l’on veut se servir de
cupule de verre ; on dépose dans cette cupule la poudre médica-
tube de verre jusqu’au niveau de cette poudre, puis on ferme la boîte et l’on introduit dans la bouche le gros tube de verre qui est horizontal. Le malade pratique une inspiration, et une partie de la poudre pénètre dans la trachée par un mécanisme que l’on a déjà compris. En effet, l’air inspiré par le gros tube est obligé de passer
de la poudre, et il agit sur cette poudre comme le ferait un soufflet. Là poudre, se trouvant par ce fait répandue dans l’atmosphère de l’appareil, passe avec l’air dans le gros tube de verre, et pénètre dans les voies aériennes. L’examen laryngoscopique, et l’expectoration noire pondant vingt-quatre heures, qui a succédé à l’emploi de cet appareil chargé de poudre de charbon, nous ont permis de constater la pénétration des remèdes pulvérulents dans les voies aériennes. Si l’on a le soin de pratiquer une inspiration modérée, et
en quelques instants, faire pénétrer un gramme d’une poussière quelconque, sans accès de toux et sans aucune apparence de suffocation.
Cet appareil peut servir également à respirer de l’iode. Il n’y a pour cela qu’à introduire le métalloïde dans la cupule de verre ; il ne tarde pas à se volatiliser, à remplir la boîte d’une at r.osphère
dans les poumons une quantité d’iode qu’il est facile de doser.
Le môme appareil sert encore à prendre des fumigations. Dans ce:
but, ou ouvre la boite, on applique le couvercle sur le vase qui renferme l’eau en ébullition, et, en aspirant à travers le gros tube de verre, on introduit la vapeur dans les bronches.
La pénétralion des liquides pulvérisés présentait un grand intérêt d’actualité, aussi l’auteur s’entoura-t-il, dans cette circonstance, de toutes les expériences possibles. Schneidèr R. Walz, il l’étranger, Auphan, Saies-Girons, en France, venaient de construire des appareils très-ingénieux destinés à pulvériser l’eau médicamenteuse.
Après avoir constaté que le courant d’air froid, résultant de la force de projection, avait engendré maintes fois des laryngites,destrachéites,des bronchites,—depuis cette observation, par parenthèse, on n’emploie plus que de l’eau trèschaude ou de la vapeur, l’auteur voulut avoir une certitude: les liquides pulvérisés pénètrent-ils, oui ou non. dans les bronches? L’expérience seule pouvait répondre. Or, après avoir essayé de faire pénétrer dans des tubes de verre imitant la disposition de l’arbre respiratoire de l'eau amidonnée pulvérisée, l’acte respiratoire étant exécuté par un soufflet, la solution d’iodure de potassium qui tapissait les tubes ne fut nullement impressionnée dans la région qui représentait le larynx et les bronches.
La même expérience, répétée avec de l'acide sulfurique d’un côté et de la teinture de tournesol de l’autre, ou bien du protochlorure de fer d’une part et du permanganate de potasse d’autre part, n’a jamais donné lieu à une réaction caractéristique du liquide pulvérisé.
Non content de cela, l’auteur a expérimenté sur lui-même, il a respiré une solution d’iodure de potassium, une solution arsenicale, une solution de nitrate d’argent, et jamais il n’a
chyme pulmonaire.
Depuis la lecture de ce mémoire à l’Académie des sciences (16 septembre 1861) ajoute l’auteur, nous avons eu l'honneur d'avoir
.maçon porteur d’une canule à la trachée à été répétée sur une infirmière de l’hôpital Beaujon,atteinte de la même infirmité.Il était donc de notre devoir d'expérimenter sur la mêmefemme, c’est ce quenous avons fait avec la plus scrupuleuse attention ; mais la nouvelle expérience est venue confirmer nos premiers résultats.
Cette contradiction expérimentale nous a préoccupé longtemps, et, dans l’impossibilité d’en trouver la cause, nous nous sommes consolé par cqtte pensée que, arrivant tous les jours à introduire des liquides non pulvérisés, des sondes, des éponges, dans le larynx des malades, un autre que nous avait bien pu y faire parvenir un liquide réduit en poussière. Nous acceptons ainsi le fait comme tour
opératoire, mais nous le nie
tive de la possibilité de mettre tous les jours en contact avec les
savoir s'élever eu cette circonstance au véritable point de vue de la question, qui est le point de vue thérapeutique.
Peu importe, en effet, que l'on démontre expérimentalement la pénétration, dans quelques cas, dos liquides pulvérisés dans la trachée, si les malades ou la' majorité des médecins eux-mêmes ne peuvent pas obtenir le même résultat ! Le tube aérien est plus ou
l'arrivée des corps étrangers : on a vu des pois, des haricots, pénétrer jusqu'aux bronches, par conséquent des liquides pulvérisés peuvent bien y pénétrer, mais, eux aussi, dans des circonstances rares et eæceptioünete.Peuvent-ils pénétrer avec facilité , tmjcrnn et en quantité suffisante ? Telle est, au point de vue vraiment utile, la question qu’il fallait résoudre,et c’est cequenous croyons avoir fait au moyen de la méthode expérimentale fécondée par quelques considérations physiologiques.
Depuis lors, on n’a pas moins continué d’employer la pulvérisation, surtout dans les établissements thermaux. Pourquoi? ceci n’est pas de notre domaine.
L’auteur n’a pu que constater,avec tout le monde, que les gaz, les émanations, les corps volatils, les vapeurs pénètrent dans les voies respiratoires ; il s’est borné, sur ce point, h instituer quelques expériences avec le laryngoscope qui lui ont prouvé que la fumée de tabac n’est pas avalée comme ou dit, mais inspirée réellement, par une demi-inspiration, qui la porte seulement dans la trachée et les grosses ramifications bronchiques. Ce u’est qu’avec le narguilé que l’inspiration peut être complète ; mais, dans ce cas, la fumée a abandonné à l’eau qu’elle traverse la plupart de ses principes irritants.,
A propos de la pénétration des corps solides et liquides dans les voies respiratoires l’auteur, après avoir cité quel-'
ques exemples de cette pénétration, se préoccupe de la question thérapeutique, et il décrit une seringue courbe, de son invention, présentée par Trousseau, à l’Académie (séance du 8 novembre 1860) avec laquelle on peut injecter facilement des liquides médicamenteux dans le larynx.
Voici les conclusions du mémoire que nous venons d’ana-
pendues dans l’atmosphère peuvent pénétrer avec l’air dans les voies respiratoires.
2° Cette pénétration exige la réunion de plusieurs circonstances • favorables, parmi lesquelles nous mentionnerons la respiration par la bouche, une dilatation suffisante de cette cavité, la conversation à haute voix, le chant, le rire, etc.
3° Les poussières insolubles qui pénètrent dans les tuyaux bronchiques sont le plus souvent rejetées au dehors par le mouvement des cils vibratiles et par l’expectoration.
4° La pénétration journalière des poussières insolubles dans les poumons peut, à la longue, troubler les fonctions de ces organes au point de leur faire perdre l’aptitude de rejeter ces mêmes poussières qui s’accumulent alors dans les bronches.
5° Une maladie antérieure, une prédisposition aux affections pulmonaires, favorisent l’accumulation des poussières dans les voies respiratoirès,’ et la présence de ces corps étrangers favorise son tour le développement d’un germe qui, sans eux, serait resté peut-
6° Les poussières solubles, le plomb, l’arseniç, le mercure, sont en grande partie absorbées par les fosses nasales, la cavité buccale et l’estomac; l’absorption par les bronches est relativemént moindre.
7° Les atelièrs dans lesquels les ouvriers sont exposés à respirer
8° Dans les ateliers, on doit parler à voix basse, éviter les grands mouvements respiratoires ou les actions qui les provoquent.
9° Une fontaine donnant de l’eau en grande abondance doit être à la portée des ouvriers, afin que, plusieurs fois par jour, ils puissent faire d'abondantes ablutions.
10° Les hommes qui vivent au milieu d’une poussière toxique, soluble ou pouvant le devenir par son ingestion dans l’estomac, doivent se laver très souvent la bouche, les fosses nasales et se gargariser. Il est à désirer que la chimie puisse mettre à leur disposition une liqueur, variable selon la nature des poudres, et qui neutraliserait ces dernières dans tout le parcours du tube digestif.
11° L'emploi des tubes recourbés à l’une de leurs extrémités est le seul moyen rationnel d’insuffler les poudres médicamenteuses dans le larynx.
12° Pour faire pénétrer avec succès des poudres médicamenteuses solubles dans les bronches, il faut obtenir une atmosphère pulvé-
sensation désagréable. Nous avons réalisé ces conditions avec un petit appareil très-commode.
13° Les liquides pulvérisés qui, par leur pénétration dans les poumons. auraient pu rendre dé si grands services à la thérapeutique désaffections pulmonaires,ne pénètrent pas,d’après nos expériences, dans les voies respiratoires.
moyens de traiter les*affections de la poitrine à cause de leur pénétration facile. Dans les établissements d’eaux sulfureuses, le gaz acide sulfhydrique qui se dégage de ces eaux est un des principaux agents de la curation des affections pulmonaires par son contact direct avec les lésions.
15° La fumée du tabac pénètre, quand elle est avalée, non dans l’œsophage, mais dans les bronches.
16° La cautérisation du larynx, si elle est pratiquée avec certitude, donne d'excellents résultats dans les cas de croup.
du 19 juillet.)
porte vient se visser sur le cylindre en verre. Le plus grand diamètre de cet instrument n’a pas 20 millimètres, et sa longueur est de 44 centimètres. Pour le faire fonctionner, on introduit le liquide médicamenteux dans le cylindre en verre, on visse ce dernier sur le robinet du réservoir, et on fait jouer la pompe pendant quelques secondes pour obtenir une pression suffisante. Puis on ouvre le robinet, et le liquide, poussé avec violence à travers le tube capillaire, vient se briser sur le disque en une poussière si fine, qu’elle peut pénétrer avec l’air dans les premières portions des voies aériennes. Pour obtenir ce dernier résultat, le disque doit être introduit dans la bouche. Si l'on emploie un liquide caustique, le nitrate d’argent, par exemple, et que l’on désire agir seulement sur le larynx ou l’arrière-gorge, un cylindre creux en gutta-percha protégera suffi-
Cet appareil trouve une application salutaire dans les affections variées du larynx, dans les angines, dans l’hypertrophie des amygdales, etc., etc.
1862. — Hypertrophie de la luette, ulcération du voile du