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De

60. — Premiers phénomènes du développement des poils du cheval

[Société de Biologie, 13 janvier 1894).

Les premiers phénomènes du développement des poils sont insuffisamment connus. Pour la plupart des auteurs, la multiplication des cellules épidermiques constitue la modification primitive ; d’où résulte la formation du bourgeon pileux. D'autres, au contraire, regardent la production d’une éminence dermique comme le phénomène primitif du développement du poil. Il en est d’autres pour admettre l’un ou l’autre mode, selon qu’il s’agit d’un poil tactile ou d’un poil ordinaire.

L’étude de tous les stades du développement des poils chez le cheval m’a conduit aux résultats suivants :

Il n’y a pas de différence capitale entre le développement des poils tactiles et celui des poils ordinaires. Les phénomènes essentiels sont partout les mêmes. Tous les bourgeons folliculaires débutent par la formation du nodule conjonctif, suivie de près par celle du nodule épithélial. L’ébauche du nodule conjonctif résulte de la multiplication des cellules conjonctives de la couche superficielle du derme; elle indique une suractivité nutritive qui se produit à ce niveau et représente le premier phénomène possible à constater par l’observation directe parmi ceux qui annoncent la formation d’un poil.

Quant aux phénomènes secondaires, ils portent sur la saillie plus ou moins prononcée que forment les nodules conjonctifs : les nodules conjonctifs qui se développent sur les fœtus les plus jeunes et sur lesquels prendront naissance des poils tactiles s’élèvent en papilles faisant une saillie prononcée dans l’épiderme. Pendant

quelque temps, les nodules conjonctifs, quoique appartenant à des poils ordinaires, continuent à bomber du côté de l’épiderme, moins, il est vrai, que ceux des poils tactiles. Enfin, les derniers nodules conjonctifs n’arrivent plus à dépasser le niveau du derme. Cette variation de la forme et cette diminution de la hauteur des nodules conjonctifs est parallèle à l’épaississement progressif ie

Les conditions, tant soit peu différentes, dans lesquelles prennent naissance les ébauches folliculaires, déterminent la forme et la hauteur variables de nodules conjonctifs.

Je résumerai donc mes observations sur ce sujet dans les deux points suivants ■ ^

ett plut jeune.

pioro-hématoxylique (Sociité lie Biologie, 24 juin 1887).

L’emploi d’une solution d’hématoxyline et d'acide picrique faite dans certaines proportions permet d’obtenir des colorations doubles dont l’emploi peut être avantageux en histologie.

{Société de Biologie, 12 novembre 1887).

Le procédé suivant m’a permis de mettre en évidence le noyau des fibres-cellules et de colorer le protoplasma de ces éléments, de façon à distinguer ces derniers des cellules conjonctives.

Je prépare le liquide fixateur en mélangeant dix volumes d’alcool à 36 degrés et un volume d’acide formique ; j’y plonge le tissu frais qui y séjourne pendant vingt-quatre heures. Au bout de ce temps, je le soumets à un courant d’eau, de façon à lui enlever

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