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VI. — Recherches diverses de chimie physiclogique

Présence du chlorure de potassium dans quelques espèces de Champignons (84). — En appliquant mon procédé de recherche du tréhalose dans les Champignons, procédé dont j’ai parlé à la page 60, il m’est arrivé, à diverses reprises, de rencontrer des cristaux cubiques de chlorure de potassium à côté des cristaux de tréhalose ou de mannite que renfermait la préparation. Déjà, d’ailleurs, le chlorure de potassium avait été signalé dans quelques-uns de ces cryptogames.

La proportion de chlorure de potassium est, parfois, considérable. J’ai pu en retirer 5 grammes par kilogramme (champignon frais) de \'Amanita phalloides, et le Boletus cyanescens en renferme certainement autant.

J’ai rencontré le chlorure de potassium dans 22 espèces de Champignons, parmi lesquelles je citerai les Amanila mginala Bull., nitida Fr., rubescens Fr., strobiliformis Vitt., pmtherina D. G., muscaria L., phal-

loides Fr. et les Elaphomyces asperuhts Vitt.. vanegatux 'Vitt-- grnnti. laïus Vitt. Fait intéressant à remarquer : la plupart de ces espèces se développent dans des terrains sablonneux, riches en potassium.

Recherche de la tyrosine dans quelques Champignons (87). [Ce travail a été fait en collaboration avec M. Harlay]. — Comme on l’a vu (p. 52), la tyrosine est caractérisée par la coloration noire que prennent au contact de l’air ses solutions additionnées de ferment oxydant des champignons. On peut encore la mettre en évidence en la faisant cristalliser au sein des tissus qui la renferment, en plongeant pendant quelque temps ces tissus dans l’alcool fort. Examinée au microscope, la tyrosine se présente alors sous la forme d’aiguilles blanches très déliées réunies en éventail ou

En nous appuyant à la fois sur la réaction colorée et sur l’aspect des cristaux, nous avons pu établir la présence de tyrosine dans les espèces suivantes : Russula nigricans (Bull.), adusta (Pers.). Boletus auranliacus Bull., scaèer Bull., tesseUatus dïWel.

Sur la présence de l’éther méthylsalicylique dans quelques plantes indigènes (85). — L’éther méthylsalicylique a été trouvé successivement dans l’essence de GauUheria proeumbens (Cahours) ; dans celle de Betula tenta (Procter) ; dans les essences des GauUheria LftssAe)iaMl(ù'D.C.(BrOughfon), punctata et leucocarpa (Kæhler) et enfin dans la racine de Polygala Senega L. (Langbeck).

J’ai retrouvé cet éther dans le Monolropa hypopühys (toute la plante) et dans la racine Aes Polygala vulgaris L., depressa Wend. et calearea F. Schultz. On a vu plus haut que cet éther se trouve dans le Monolropa, et probablement aussi dans les autres plantes citées, sous la forme d’un glucoside qui se dédouble sous l’influence d’un ferment (gaulthérase) pendant

Propriétés d’un liquide considéré comme provenant d’une fistule pancréatique chez l’homme (86). [Ce travail a été fait en collaboration avec M. Gley]. — M. le Docteur Ricard ayant enlevé, à un malade, une tumeur

Etant donné que le gdiacol, le naphtol «, le créosol. la vératylamine, etc., sont, comme l’acide gaiaconique de la résine de gaïac, oxydés par les substances oxydantes naturelles, nous avons pensé que ces mêmes corps devaient donner, avec le sulfate de cuivre étendu, en présence de l’acide cyanhydrique, des réactions analogues à celle que donne la teinture de gaïac dans les mêmes conditions,

11 en est ainsi, en effet, et l’on obtient, avec le gaïacol, une coloration ronge grenat ; avec le naphtol « une coloration mauve, etc.

11 s’agit donc bien, dans ces réactions, d’une oxydation et l’on peut dire, avec Schombein, que l’oxygène est emprunté à l’oxyde cuivrique. L’acide cyanhydrique est unadjuvantde l’oxydation.

Nos recherches établissent que la chaleur peut aider à l’accomplissement du phénomène, comme le fait l’acide cyanhydrique. Ainsi, une so-

lution de sulfate de cuivre à 1 p. dOOOO ne donne pas de coloration bleue avec la teinture de gaïac à la température de 10 à 15». Mais porte-t-on le mélange entre 35 et 40”, on voit la coloration se produire immédiatement. Ainsi encore, une solution de sulfate de cuivre à 1 p. 500.000 bleuit la teinture de gaïac si on chauffe vers 80 degrés pendant une ou deux minutes,

On arrive aux memes résultats avec la plupart des autres sels de

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