‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 12 sur 26 · Inoculabilité des pustules cTecthyma · texte numérisé non relu

Inoculabilité des pustules cTecthyma

Relation des expériences faites, en 1853, à la Maison municipale de santé, sur l’inoculabilité des pustules d’ecthyma développées, chez des malades atteints de fièvre typhoïde. Deux tentatives sur l’homme sain, faites par M. Vidal, l’une sur lui-même, l’autre sur M. Pilât, interne en pharmacie, eurent un résultat négatif.

Les auto-inoculations ont réussi sur près d’un tiers des sujets auxquels le liquide eclhymaleux recueilli sur eux-mêmes avait été inoculé. Des contre-épreuves dans les régions symétriques aux points inoculés, ou dans lamême région, par la piqûre simple, par la piqûre avec des épingles, les unes humides, roulées dans la poussière, les autres chargées de matière de crachats purulents ou de pus pris sur des vésicatoires en suppuration, n’ont produit qu’une irritation passagère et jamais la pustule caractéristique de l'eethyma, même chez les individus le plus fortement atteints de cette éruption.

M. Vidal a repris ces expériences en 1861, à l’hôpital Saint-Louis, et a auto-inoculé l’eethyma simple des individus débilités. Il a pu démontrer que la pustule d’inoculation suit exactement les mêmes phases de ’ développement que la pustule spontanée. 11 a constaté qu’en faisant des auto-inoculations successives, il y a décroissance dans l’activité du liquide inoculable ; que les pustules de la troisième génération sont moins développées que celles de la seconde génération et guérissent plus vite ; que celles de la quatrième génération sont plus petites eucore ou avortent. Alors même que l’inoculation faite avec le produit auto-inoculé de la quatrième ou delà troisième génération ne réussit pas, l'individu

— et: même la région — conservent encore l’aptitude à Pauto-inoculabilité, et peuvent être inoculés avec le liquide pris sur des pustules nées spontanément.

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