‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 11 sur 26 · Acrodynie · texte numérisé non relu

Acrodynie

Après une relation résumée de l’épidémie de Paris et de ses environs de i828 à 1830, de celle de Belgique en 1844 et 1845, de celle de Constantinople en 1861, et une étude pathologique complète delà maladie, M. Vidal, cherchant à en établir la pathogénie, terminait ainsi :

« L’altération profonde de la sensibilité, de la motilité, et même celle » delà nutrition des membres indiquent bien évidemment un trouble » de l’innervation spinale; les connaissances récemment acquises sur » la physiologie du grand sympathique et sur celle des nerfs vaso- » moteurs,permettraientd’expliquerégalementrérythème,lacongestion » des extrémités et les troubles digestifs.

» Comme les manifestations cutanées de la pellagre, celles de l’acro- » dynie semblent être sous la dépendance du système nerveux. Je crois b parfaitement justifiée la comparaison faite entre ces deux états morb bides, l’un aigu,, l’autre chronique, par M. Rayer et par M. Gintrac, » qui, tout en les distinguant avec soin, les rangent, l’un à côté de b l'autre, dans la même classe nosographique, b

L’anatomie pathologique de l’amygdalite chronique a été, de la part de l’auteur, l'objet de recherches nouvelles qui ont permis de déterminer, mieux qu’on ne l’avait fait avant lui, les caractères histologiques de cette hyperplasie de la glande.

On trouve aussi dans cet article la description d’une forme peu connue et non encore mentionnée, intermédiaire à l’amygdalite érythémateuse et à l’amygdalite phlegmoneuse. Cette variété que l’auteur désigne sous le nom d 'amygdalite exulcéreuse a des caractères qui permettent de la distinguer des ulcérations aphtheuses avec lesquelles elle est souvent confondue. Sur le fond uniformément rouge de la tonsille phlogosée on aperçoit des taches jaunâtres superficielles, formées par une mince couche de pus, déposé en nappe sous la membrane d’enveloppe, couche sousépithéliale dont la destruction rapide laisse après elle une ou plusieurs exulcérations très promptement cicatrisées. Les orifices des cryptes sont pour la plupart entourés d’un liséré rougeâtre et érodés sur leurs bords.

57. Suppression des grandes Maternités et des salles d’accouchements dam les hôpitaux. — Institution d'une pojülinigue obsjtètricale.

Note lue à la Société médicale des hôpitaux (Discussion sur les Maternités) le 25 mars 1870.

(Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, p.121, t. VII, 2* série, 1870.)

Dans cette note, après avoir fait ressortir les dangers de l’agglomération des femmes en couches, après avoir montré les avantages des polycliniques obstétricales établies à Berlin, à Wurzburg, à Munich, à Stettin, et de celles qui, depuis plusieurs années, sont adoptées en Angleterre, M. Vidal, admettant l’utilité de créer de petites maisons d’accouchements.

sur le modèle proposé par M. Tarnier, terminait par les conclusions suivantes :

1“ Évacuer des petites maisons d’accouchements, ainsi que de chez les sages-femmes, et transférer à l’hôpital le plus rapproché toute malade prise de fièvre puerpérale ;

2° Instituer, pour la direction chirurgicale des petites maisons d’acconcheroents et la surveillance des femmes en couches placées chez les sages-femmes, deux ou trois services de policlinique obstétricale. Ces services seraient confiés à un chirurgien en chef, à deux adjoints ou chefs de clinique, secondés par des élèves en médecine et des élèves sages-femmes ayant fait preuve de connaissances théoriques suffisantes.

58. Contribution à létude de la syphilis constitutionnelle ayant pour accident initial le chancre mou.

Note lue à la Société médicale des hépitaux, le 36 juillet 1873.

[Bulletins de la Société médicale des hôpitaux de Paris, t. IX, 3- série, p. 331,1873, et Annales de dermatologie et de syphiligraphie, t. IV, p. 81.)

Dans quelques cas exceptionnels, le chancre infectant peut rester mou pendant toute sa durée et se cicatriser sans induration. Cette anomalie peut le faire confondre avec le chancre simple, non infectant, ou chancroïde, et induire en une erreur de diagnostic et de pronostic. Les trois observations, prises sur des hommes, qui sont relatées dans ce mémoire, justifiaient cette proposition. Chez un des malades (Obs. III) une induration satellite, débutant sous le tégument, s’était formée après la cicatrisation des ulcérations, dans le voisinage et à une distance d’un centimètre de chacun des deux chancres restés mous, même après leur cicatrisation. Comme dans les deux autres cas, il y eut consécutivement des manifeslations syphilitiques des plus évidentes: roséole, plaques muqueuses, syphilide papuleuse, etc., et en plus, vers le sixième mois une hémiplégie symptomatique d'un syphilôme cérébral précoce.

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L'induration, indolore et en chapelet, des ganglions lymphatiques, la pléiade ganglionnaire, existait dans les trois cas révélant l’infection syphilitique et confirmant cette loi de Ricord {Leçon sur le chancre, d" édition, p. 123) : « Pas de chancre infectant sans bubon symptomatique induré. »

59. Contribution à léludé de la syphilis ayant pour accident initial le chancre mou, compliqué dadénite suppurêe.

60. Traitement topique de T érysipèle par F application du collodion élastique sur la zone de peau saine limitrophe à la région envahie.

Communication à la Société médicale des hdpitaux.

(In Bulletins de la Société médicale des Mpitarn, t.X.S- série, 1873, p. 42.)

Un badigeonnage de collodion sur la zone de peau saine limitrophe à la région envahie, formant une bande circulaire d’une largeur de trois travers de doigts, exerce une compression suffisante pour arrêter assez souvent ov, tout au moins, retarder notablement l’extension de l’érysipèle. Ce retard est d’une importance majeure dans le cas d’érysipèlè de la face se propageant au cuir chevelu.

61. Du pronostic favorable de lérysipèle de la face chez les scrofuleux.

Communication et discussion sur l'érysipêle.

Indications du pronostic de l’érysipèle de la face, tirées de l’état constitutionnel des sujets.

Celte maladie n’est pour ainsi dire jamais mortelle chez lesscrofu-

leux, tandis qu’elle tue souvent si elle atteint des individus en proie à l’alcoolisme chronique.

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