‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 9 sur 26 · De la syphilis congénitale · texte numérisé non relu

De la syphilis congénitale

(Thèse pour le concours d’agrégation en médecine, 92 pages in-i, 1860.)

Toutes les questions afférentes au sujet ont été discutées dans celte monographie, qui résume aussi complètement que possible l’étatdela science à cette époque.

Deux des points les moins étudiés ont particulièrement attiré l’attention de l’auteur :

1“ Le chapitre des manifestations développées pendant la vie intrautérine (syphilis in utero) contient une description, plus complète que celles antérieurement publiées, des lésions cutanées et viscérales observées au moment de la naissance, prématurée ou à terme : plaques muqueuses, taches cuivrées, pemphigus ; altération du thymus, des poumons, du foie, des os, etc.

2" La question controversée de l’influence du père, dans la transmission héréditaire de la syphilis, est discutée et parait résolue par des faits probants.

La conclusion s’appuie sur trois observations dans lesquelles, le père étant médecin, il est improbable que la mère ait pu être en proie à unesyphilis constitutionnelle sans que le mari s’en soit aperçu.

Pour M. Vidal, ces trois faits (page 65) établissent d’une façon pé-

Temptoire que le père étant seul syphilitique, la mère peut donner le jour à des enfants entachés de syphilis héréditaire, sans avoirété ellemême jamais infectée. .

Il ajoutait (page 67) :

« Enfiu, d’après les faits d’observation les plus fréquents en pratique, » on voit par le traitement la preuve de la part qui doit revenir au père » dans la procréation d’enfants syphilitiques. La mère accouche plusieurs » fois, avant terme, et met au monde des enfants infectés ; jamais elle— » même n’a eu d’accidents de vérole. Le père est seul mis en traitement, -r et les enfants qui sont engendrés ultérieurement naissent indemnes de '» syphilis. »

•43. Embolies cancéreuses; cancer du cœur développé dans'l oreillette

gauche ; cancer de la plèvre et du poumon; épanchement sanguin dans

là cavité de la plèvre.

Observation et réflexions.

(In Comptes rendus des séances et mémoires tus à la Société de biologie pendant ramée îm.p.M.)

L’identité de structure histologique entre les débris cancéreux trouvés dans le ventricule gauche du cœur et la tumeur du poumon, d’autre part l’intégrité de l’endocarde. permettaient d’établir que les fragments, apportés par la circulation étaient de véritables embolies cancéreuses, entraînées dans les veines pulmonaires.

Un certain nombre de branches de ces veines, assez volumineuses, étaient complètement désorganisées et confondues dans le détritus de la masse cancéreuse du poumon.

Discutant la valeur diagnostique de l’épanchement de la plèvre, M. Vidal

« En compulsant un certain nombre d’observations de cancer pleu- » rai, nous voyons que l’épanchement sanguin ne se moutre qu’à une

». période avancée de l’évolution morbide : à la période dfiiramolli.sser » ment. Ainsi dès le début, alors que le cancer n apparaît encore que » sous forme de gouttelettes de cire disséminées sur la séreuse pulmo r » naire ou viscérale, il n’y a pas ou il y a très peu de sérosité épanchée. » Plus tard se forment des adhérences cancéreuses ; et ce n’est que lors- » que la plèvre est envahie dans une certaine étendue qu’on trouve des » épanchements un peu abondants. Dans certains cas, la plèvre peut être » remplie complètement de sérosité citrine, comme dans le fait de cancer » primitif que j’ai soumis en 1852 à l’examen de la Société anatomique. » (Bulletins de la Sociétéanat., vol. XXVII, p. 96.) Mais lorsque le pro- » duit cancéreux est ramolli en quelques points, qu’il prend la consistance » de l’encéphaloiue et que tes apoplexies commencent à se faire dans » son tissu, alors il n’est pas rare de trouver le sang épanché dans la » plèvre..

» Ainsi les épanchements chroniques de poitrine constitués par du » sang presque pur se rattacheraient, pour la plupart, à une altération « cancéreuse do la plèvre, arrivée à la période de ramollissement. »

44. Monstruosité double parasitaire, genre Pygomèle, famille desPoly-

Présentation et description d’une poule monstrueuse,

(In Comptes rendus des séances et mémoires de la Société de biologie, p. il, 1861.)

45. Érysipèle de la face; iritis doublé; érysipèle intestinal, évacuation de productions gêlatiniformes et membraniformes résultant de la desquamation épithéliale de Vintestin. Guérison.

La plus grande de ces productions membraniformes, dlune longueur d’au moins 60 centimètres, était rubanée dans la plus grande partie de

son étendue, tubuleuse en quelques points. Ses parois avaient près de 3. millimètres d’épaisseur. Examinées au microscope, elles étaient constituées :

1" Par du mucus concret dont l’albumine se présentait sons l’apparence fibrillaire;

2* Par une énorme quantité de cellules épithéliales déformées, les unes irrégulièrement agglomérées, les autres groupées et stratifiées représentant les gaines des glandes de Lieberkühn, d’autres formant un réseau dont les aréoles indiquaient les orifices de ces glandes.

Nulle part on ne trouvait d’éléments organisés en tissus, ni fibres conjonctives, ni : fibres musculaires. Ces lanières et ces tubes, d’apparence membraneuse, étaient donc un produit de desquamation épithéliale de l-’intestin.

Cette observation fournit l’exemple de deux complications rares :

; .1° L’iritis double pendant le cours d’un érysipèle de la face, de moyenne intensité ;

2" L’érysipèle intestinal, sans propagation apparente,

48, Ataxie locomotrice progressive ; traitement par le'nitrate d argent; amélioration rapide.

47. Pellagre sporadique. — Erythème caractéristique de la face dorsale des mains et du tronc. Troubles nerveux, lienterie; mort.

Hyperhémie chronique des centres nerveux et des principaux viscères. ■ Ulcérations intestinales. Altération du foie. Altération du sang.

i suivie de réflexions.

Dans plusieurs observations relatées par les auteurs qui ont écrit sur le pellagre (Guetano Stmmbio , pages 8 et 24 ; F.. Fanzaga; observation V; Théophile Roussel, observations I et IX), on trouve mentionnée l’augmentation du volume du foie, sa coloration jaune, même l’état graisseux ; mais dans aucune il n’est question de l’état des cellules hépatiques.

Ces cellules étaient très altérées et en voie de transformation graisseuse chez le malade dont M. Vidal a publié l’observation. Outre les globules de graisse, elles contenaient une quantité considérable de granulations pigmentaires, d’un jaune brunâtre. Elles rappelaient l’aspect que présentent les cellules hépatiques infiltrées de bile chez les individus qui succombent pendant l’ictère.

Les lobules du foie étaient d’une coloration uniforme jaune d’ocre. La surface du foie, principalement du côté de la face convexe, était congestionnée et était parsemée de petits foyers hémorrhagiques.

• Le malade, habitant des environs de Paris, avait souffert, depuis plusieurs années, de la misère et de la mauvaise nourriture. Jamais le maïs n’avait fait partie de son alimentation.

48. Intoxication par une application de nitrate acide de mercure sur la peau. Mort le neuvième jour après laccident.

(Comptes renies des séances àmemoira delà Société de biologie pendant

L’analyse chimique a révélé la présence d’une quantité sensible de mercure dans le foie.

Les reins étaient augmentés de volume et stéatosés. Le microscope permettait de constater une injection manifeste du parenchyme rénal, principalement au niveau des glomérules de Malpighi, qui se dessinaient sous forme d’un pointillé rougeâtre. Les cellules épithéliales étaient les unes déformées et granulo-graisseuses, les autres partiellement détruites ; on en retrouvait les débris à l’intérieur des tubuli.

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