‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 10 sur 26 · Trait · texte numérisé non relu

Trait

tement du muguet par T emploi topique de la liqueur de Van Swieten.

(Bulletin de thérapeutique, 15 janvier 1864, t. LXVI, p. 28.)

M. Vidal croit être un des premiers qui aient employé une solution de sublimé pour le traitement du muguet. Il pense encore aujourd’hui, après l’expérience de longues années, que cet agent parasiticide est celui dont l’effet curatif est le plus prompt et le plus assuré.

Les parties envahies par le muguet, après avoir été essuyées avec un linge sec et soigneusement débarrassées du produit parasitaire, doivent être badigeonnées, trois ou quatre fois chaque jour, avec un pinceau trempé dans la liqueur de Van Swieten, soit pure, soit additionnée de quelques gouttes d’alcoolat de menthe, jiour en modifier la saveur. Il suffit ordinairement de deux ou trois jours pour détruire jusqu’aux derniers véstigés de Y oïdium albicàns.

Relation d’observations d’adultes et de célle d’un nouveau-né de six jours, atteint de muguet confluent et guéri en trois jours.

Employé sur un grand nombre d’enfants, à l’hospice des Enfants. Assistés et à l’hôpital des Enfants Malades, ce traitement n’a jamais déterminé d’accident ni eu d’action appréciable sur le tube digestif. Cette innocuité s’explique facilement par la très minime quantité de solution nécessaire pour le badigeonnage.

On trouve dans cet article le résumé d’expériences sur l’état normal de la salive chez les nouveau-nés. Lorsque l’enfant est h jeun, deux heures au moins après la dernière tétée, la salive est constamment plus ou moins acide, tandis que pendant l’heure qui suit l’ingestion du lait, elle est neutre ou alcaline. Ces recherches confirmaient l’opinion soutenue par M. Seux, de Marseille.

L’acidité normale est toujours plus faible que l’acidité de l’état morbide dans lequel se développe le muguet.

50. Entérolithe (noyau de prune pétrifié) dans tappendice du cæcum ; typhlite. Péritonite, par propagation, rapidement mortehe.

Observation et réflexions.

(In Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, p. 160, 1864.)

Analyse chimique et examen microscopique de l’entérolithe. L’appendice du cæcum n’était pas perforé.

51. Épanchement pleurétique considérable du côté gauche-, mort subite.

(In Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, p. 43 ,1864.)

Le malade mourut subitement pendant un effort. On ne constata à l'autopsie ni thromboses ni embolies.

52. Probabilité d'une ulcération syphilitique delà trachée. Symptômes de rétrécissement aggravés par l’iodure de potassium. Guérison par le traitement mercuriel à petites doses et intermittent.

{Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, p. 139, 1864.)

Dans cette communication M. Vidal insistait sur les dangers du traitement rapide et sur les inconvénients de l’iodure de potassium, auquel il reproche, en déterminant une trop prompte cicatrisation, d’amener la sténose de la trachée. Il a vu depuis quatre nouveaux exemples; l’expérience l’a fortifié dans cette conviction que les ulcérations syphilitiques de la trachée doivent être traitées par les préparations mercurielles, employées à petites dose, avec intermittences dans la médication et cessation momentanée lorsque la gêné de la respiration parait augmenter.

53. Proposition d isoler les malades atteints d’affections contagieuses, motivée sur les dangers de leur présence dans les salles communes.

(Bulletins de la Société médicale des hôpitaux de Paris, 2- série, t. I. p. Ut.)

Cette proposition est prise en considération ét Une commission est nommée par la Société.

C’est le point de départ des discussions et des démarches persévérantes de la Société médicale des hôpitaux. Elles ont eu pour résultat ultérieur la création, par l’Administration générale de l’Assistance publique, de services spéciaux destinés à l’isolement des varioleux.

' (Bulletins de la Société médicale des hôpitaux de Paris, 2* série, t. I, p. 173.)

Le rapport a été lu à la Société médicale des hôpitaux, dans la séance du 24 août 1864, et discuté dans les séances du 28 septembre et du 12 octobre. Il répondait aux objections faites antérieurement par l’administration et reproduites dans le rapport lu au Sénat, le 23 mai 1864, par M. Elie de Beaumont, dont les conclusions étaient en faveur du maintien du statu quo. Il démontrait l’impossibilité de revacciner indistinctement tous les fiévreux entrant à l’hôpital etl’inanité des tentatives faites dans ce sens, depuis l’année 1857 ; il faisait comprendre l’insuffisance comme moyen d’isolement des petites chambres à un et deux lits, situées dans le voisinage immédiat des salles communes; enfin, il prouvait par

l’exemple des hôpitaux de l’armée, de ceux de la marine et par l’expérience des hôpitaux etrangers, la possibilité.de réunir les varioleux dans mi même local, sans danger d’aggravation de leur maladie. Il concluait à l’urgence de l’isolement dans des pavillons séparés, avec

Les conclusions furent adoptées à l’unanimité.

Ce rapport a été remis à l’Administration de l’Assistance publique, qui depuis a commencé à prendre des mesures d’isolement. D’abord incomplètes, par défaut de séquestration suffisante des malades et du personnel employé à leur service, ces mesures tendent graduellement à devenir plus parfaites et sont déjà un immense bienfait pour la santé publique.

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