Résection du rectum. (Ibid., 1889, t. XV, p
Ce sont deux observations de résection du rectum, par les voies naturelles.- .
Dans la première, la résection porta sur la partie malade (néoplasme épithélial annulaire) et je fis ensuite la suture des deux bouts de l’intestin réséqué.
Je crois que c’est la première fois, au moins en France, qu’on a pratiqué.cette résection de parti pris et qu’on a fait la, suture des deux bouts de l’intestin avec succès, j
69. Du curettage de l’utérus dans l'endométrite. (Ibid., 19 février.1890, -f p.144.)
A propos du curettage utérin, j’exposai ma manière de procéder : dilatation utérine lente avec la laminaire et parfois l’éponge préparée; cette dilatation doit être assez grande pour explorer, la cavité utérine avec le doigt; anesthésie générale pour faire le curettage’; après le curettage fait avec les curettes ordinaires, cautérisation de la cavité avec du chlorure dé zinc en solution au 10*. Drain placé dans le col et le corps. Pansement avec les tampons d’ouate iodoforméë. Aü bout de trois à quatre jours, on enlève peu à peu les tampons qui, pour ce
fait, sont tous munis d’un fil, et l’on fait des injections antiseptiques avec le sublimé à 1 pour.2000.
Souvent surviennent, après l’opération, des vomissements rebelles, surtout chez les nerveuses.
Les salpingites ne sont pas modifiées par le curettage; parfois il y a légère amélioration, quelquefois aggravation.
70. Statistique des opérations faites à l'hôpital Bichat pendant l’année 1889. (Ibid., 5 mars 1890, p. 196.)
On fit 442 opérations ayant donné 37 morts, soit en masse 8,37 pour 100.
7 décès sont dus au choc traumatique; 3 à l'hémorragie; 4s à l’épuir sentent (laparotomies pour tumeurs malignes); 2 à la tuberculose; 3 à des accidents pleuro-pulmonaires; 4 à des troubles urémiques; 2 étranglements internes après opération sur l’abdomen.
9 décès seulement, c’est-à-dire 2,03 pour 100, sont dus à la septicémie :
2 bas de septicémie chronique antérieure à l’opération et non entravée
1 cas de septicémie chronique post-opératoire, suite d’amputation chez un cachectique.
8 cas do péritonite septique ou purulente (hernie ombilicale étranglée, kyste ovarique, hémosalpinx, pyosalpinx, hvstércctomies abdominales).
1 cas de septicémie aiguë, suite de désarticulation du genou (opération faite d’urgence par un chirurgien étranger au service).
71* Épithélioma pavimenteux lobule et corné du larynx. Trachéotomie. Ablation ultérieure du larynx. Guérison. Récidive gattglionnaire environ quatre mois après l'extirpation du larynx. Ablation des ganglions. Guérison. Mort d'inflnenza (!). (Ibid., 19 mars 1890, p. 245.)
Deux remarques importantes à propos de cette opération : l’inutilité
d’user d’avance de la canule de Trendelenburg; l’utilité de la suture de la trachée aux téguments, ce qui ne doit pas empêcher d’y placer une canule, pour éviter l’asphyxie due à la tuméfaction ultérieure des parties lésées pendant l’opération.
72. Remarques à propos d'une observation de cholécystectomie. (Ibid., 30 avril 1890, p. 334.). .
Nous pensions tout d’abord ne faire qu’une cholécystotomie, mais la présence d’un calcul engagé au loin dans le canal cystique nous conduisit à pratiquer la cholécystectomie.
Il fut placé une ligature solide en fil de soie sur le canal cystique et un drain fut conduit depuis cette ligature jusqu’à la plaie abdominale.
Or, dès le lendemain de l’opération, la bile s’écoulait par ce drain; ce qui me porte à supposer que la ligature, fortement serrée, a sectionné le canal cystique déjà enflammé et friable.
D’autres faits, observés ultérieurement, m’ont confirmé dans cette opinion.
73. Tumeur énorme du mésentère. (Ibid., 7 mai 1890, p. 367, et
14 mai 1890, p, 383.) ■
Cette tumeur, qui pesait 12 kilogrammes et demi, n’était pas, comme on l’avait pensé, un myxolipome, mais un sarcome fasciculé. On dut réséquer l-,27 d’intestin grêle adhérent pour enlever cette énorme masse. L’opéré succomba assez rapidement, sans que l’autopsie put indiquer la cause de la mort.
74. Tumeur kystique renfermant du sang en partie coagulé, pédiculisée sur l'intestin grêle et adhérente au mésentère et à l’épiploon. Opération. Guérison. (Ibid., 18 mai 1890, p. 383.)
L’origine de cette singulière tumeur est fort difficile à déterminer. Peut-être est-ce une néoformation kystique du prolongement intestinal embryonnaire de Meckel.
i 75, Opération de Kraske pour l’ablation d’une lésion cancéreuse du rectum. Gùérison.\Conservation du sphincter. (Ibid., 21 mai 1890, p. 403.)
76. Kyste hydatique du grand épiploon. Péritonite concomitante. Opération. Guérison. (Ibid. , 21 mai 1890, p. 410.)
-I 77. Remarques sur l’anesthésie générale par le chloroforme, avec injection préalable d’atropine et de morphine. Procédé du professeur Rostre. (Ibid., 23 juillet 1890, p. 553.)
Eu général, la durée de l’anesthésie est abrégée. Dans un cas, une malade qui s’était réveillée après anesthésie, se rendormit et mourut au bout d’une heure dix minutes. Faut-il attribuer ce décès à la méthode? La question n’est pas résolue.
'j 78. Sur le traitement chirurgical des fibromes. (Ibid., 19 novembre 1890, p. 711
Notre opinion est basée sur 38 opérations donnant 23 guérisons et 15 morts, soit 39,47 pour 100.
De 1883 à 1886, la mortalité des opérations faites à l’hôpital Bichat fut de 53,3 pour 100.
De 1887 à 1890, la mortalité est tombée à 30,40 pour 100.
Je préfère laisser le pédicule utérin au dehors; ce pédicule, renfermant la muqueuse utérine, étant le plus souvent septique, le fibrome s’accompagnant presque fatalement de métrite concomitante. En tout cas, l’hystérectomie reste une opération plus grave que l’ovariotomie, quoi qu’on en ait dit.
79. Rétrécissement congénital du rectum. Extirpation du rétrécissement et de l'extrémité inférieure du rectum. Guérison avec insuffisance des sphincters. (Ibid., 25 février 1891, p. 147.)
Cette observation plaide en faveur de l’extirpation dos rétrécissements du rectum, qu’ils soient acquis ou congénitaux.
Dans les doubles pyosalpingites, peut-être aussi dans les doubles hémosalpinx, avec foyer purulent, la question devient discutable. Toutefois, ici encore, j’incline vers la laparotomie.
Lors de pyosalpingites doubles avec pelvi-péritonite suppurée, je crois l’hystérectomie, suivie de l’ouverture des poches purulentes, une opération acceptable, mais grave, comme d’ailleurs le sont les laparoto-
Enfin, si, après ablation des annexes, il persiste de la pelvi-péritonite suppurée, Thystérectomie est indiquée comme remède ultime.
81. Statistique des opérations pratiquées o l’hôpital Bichat pendant
l’année 1890. {Ibid., 6 mai 1891, p. 346.)
Los 564 opérations pratiquées à l’hôpital Bichat ont donné 46 morts, soit en bloc 8,12 pour 100 de décès. Les causes de ces insuccès sont :
5 fois le choc opératoire ou traumatique; 1 hémorragie post-opéra-, toire; 12 accidents pulmonaires ; 6 lésions des reins; 3 cachexies cancéreuses; 2 tuberculoses; 1 alcoolisme (délire aigu).
Accidents septiques post-opératoires, mais déjà développés avant l’intervention : 7 cas.
Accidents septiques post-opératoires chez des sujets non infectés :
Accidents dus à une intervention insuffisante : 3 cas.
On peut donc évaluer à 1,80 pour 100 les accidents septiques dus à l’intervention chirurgicale seule.
* 81 Observation d’épilepsie jacksonnienne inédite, in Rapport sur un
fait de craniectomie pour épilepsie jacksonnienne, etc., par il. Verchère. {Ibid., 3 juin 1891, p. 419.)
83. Trois plaies pénétrantes de l’abdomen. Laparotomies. 2 guérisons et 1 mort. {Ibid., 22 et 29 juillet 1891, p. 530 et 538.)
: Ces faits prouvent l’utilité de l’intervention immédiate dans les plaies pénétrantes de la cavité abdominale. De plus, il faut que celte intervention soit complète, car, dans le cas de mort, au lieu de pratiquer une large ouverture de l’abdomen, on se contenta d’un débridement insuf-
"f 84. Deux cas d’hystérectomie, vaginale pour pelvi-péritoniles et sal- „ pingites suppurees. 1 guérison et 1 mort. {Ibid., 4 novembre 1891, p. 042.)
Malgré mon désir d’essayer l’opération de Péan-Segond, je n’ai encore trouvé que ces deux cas où elle ait été logiquement applicable selon
Y 85. Hystérectomie vaginale contre le cancer utérin. {Ibid., 18 novembre 1892, p. 666.)
Ces remarques sur les résultats obtenus dans 18 opérations ont été l’objet d’un travail plus étendu, en collaboration avec mon ami et élève le docteur H. Hartmann, dans la Revue de chirurgie (n° 4, p. 295), en 1892.
> 86. Observation de typhlite et de pérityphlile tuberculeuse (Résumé).
{Ibid., 30 mars 1892, p. 267.)
Cette observation est d’autant plus intéressante que l’on avait pensé à une néo-formation épithéliale ou sarcomateuse du cæcum et que
l’examen micrographique du pus permit de préciser la nature
Quoi qu’on en ait dit, l’examen micrographique, l’examen bactériologique qt même les inoculations expérimentales sont souvent nécessaires pour affirmer un diagnostic de lésion tuberculeuse.
* 87. Trois observations d'appendicite. (Ibid., 8 juin 1892, p. 418.)
Ces observations ont trait: 1" à une appendicite aiguë avec péritonite; 2* à une appendicite subaiguë; 8° enfin à une appendicite à répétition.- Jë conclus en affirmant que l’appendicite — sous toutes ses formes — est du ressort de la chirurgie et non de la médecine.