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De la greffe oculaire. (Ibid., 1885, t. XI, p

A propos d’une observation adressée à la Société de chirurgie pqr le docteur Rohmer, de Nancy, j’ai fait quelques recherches historiques,çt expérimentales sur la greffe oculaire, recherches qui ont été ultérieurement publiées dans les Archives d’ophtalmologie du professeur Panas en 1886.

Les résultats de la greffé oculaire, soit qu’on ait utilisé l’œil du lapin ou celui du chien, ont été jusqu’ici absolument nuis, sauf un fait de H. V. Bradfort, de Boston, fait d’ailleurs incomplet et sur lequel je n’ai pu avoir de renseignements directs.

41. Observation de tumeur polykystique de l’ovaire, récidivée et généralisée. (Ibid., 1885, t. XI, p. 872.)

Dans ce cas fort intéressant, la malignité probable de la. tumeur primitive avait été signalée par le docteur Malassez, Chef du laboratoire du Collège de France. Cette malignité ne tarda pas en effet à se manifester et la malade succomba à la généralisation.

■. Donc, ainsi que l’a démontré ultérieurement mon ancien interne le ; .docteur Poupinel,. Vexamen histo,logique des kystes, ovariques doit Içs

faire considérer comme des épithéliomes et, parmi ceux-ci, quelques' uns offrent une texture spéciale d’une malignité redoutable.

42. Troisième observation d’hystérectomie vaginale. Guérison. (Ibid., 4886, t. XII, p. 40.)

Dans cette opération fort difficile et faite par nécessité, j’utilisai pour la première fois la forciprcssure sur des vaisseaux du ligament large

La malade guérit très bien de son opération ; mais elle succomba, au bout de vingt et un mois, à la récidive locale de son cancer.

43. Observation de kyste hydatique du foie. Laparotomie. Guérison. (Ibid., 4886, t. XII, p. 444.)

Dans ce cas le diagnostic de kyste hydatique de la face intérieure du foie avait été fait et la laparotomie fut pratiquée de propos délibéré. On enleva la plus grande partie de la poche et 73 hydatides; il sb fit un abondant écoulement dé bile par les drains, placés dans la partie de kvstè qui fut suturée à la paroi abdominale, d’où une- odeur fécaloïdedes pansements, odeur due certainement à la décomposition du liquide biliaire. Au cinquante-sixième jour, la malade était absolument

Cette observation justifie encore l’opinion que j’avais précédemment soutenue, à savoir l’utilité de la laparotomie, dans la cure des kystes hydatiques de la face inférieure du foie.

44. Statistique des opérations faites à l’hôpital Bichat pendant l'année 4885. (Ibid., 4886, t. XII, p. 242.)

Sur les 223 opérations faites cette année 4885, plus de 400 doivent être regardées comme sérieuses èt- nous avons eu 28 décès : 2 pneumonies (cancer lingual et éléphanliasis de la grande lèvre); 4 par hémorragie (2 ovariotomies, 2 hystérectomies vaginales); 2 par accidents urémiques (ovariotomie et néphrectomie) ; 4 accident cérébral (ablation du sein).; 44 péritonites (2 hernies étranglées, 5-laparotomies exploratrices, 3 ovariotomies; 3 hystérectomies abdominales, 4 opération de Battey); 2 de tuberculose (amputé de cuisse et urélro-i

tomisé); 1 malade est morte épuisée (néphrectomie), 1 de pleurésie (ovariotomie), 1 d’étranglement interne après hystérectomie abdominale.

Il n’y a eu qu’un seul cas d’érysipèle post-opératoire, qui a guéri.

45. Quatrième observation d'hystérectomie vaginale. Guérison. (Ibid.,

1886, t. XII, p. 467.)

Dans ce cas, j’utilisai des pinces hémostatiques à longues branches et à mors plats pour placer sur le ligament large gauche. Ces pinces avaient été fabriquées par M. Mariaud sur mes indications.

Cette malade guérit fort vite de son opération, car elle put se lever le vingtième jour. Elle succomba ultérieurement à la récidive de son mal au bout d’un peu moins d’une année.

46. Sur l’emploi du borate de soude comme antiseptique dans les

opérations sur les voies urinaires. (Ibid., 1886, t. XII, p. 519.)

M’appuyant sur les travaux de Pasteur, je conseillai l’antisepsie des voies urinaires par l’administration de l’acide borique ou mieux du biborate de soude par les voies digestives.

Avec M. Patein, pharmacien en chef de l’hôpital Bichat, nous avons pu nous assurer que les urines contenaient alors des quantités assez fortes de biborate de soude, pour que celui-ci cristallise sur les parois des vases. De plus, les urinés restent acides et ne se décomposent pas, elles ne subissent plus la fermentation ammoniacale.

Depuis lors, nombre de chirurgiens ont utilisé ce moyen antiseptique

47. Corps étranger de l’urètre. Boutonnière périnéale. Suture de

l’urètre. (Ibid., 1886, t. XII, p. 762.)

Dans ce cas, pour faciliter la guérison du malade, je fis la suture de l’urètre incisé, afin d’enlever le corps étranger. Cette suture réussit en grande partie et, en vingt jours, l’incision de 8 centimètres était guérie.

C’est pour la première fois, je crois, que, dans ce cas la suture de l’urètre.

spécial, on fit

48. Opération de Battey. Guérison des douleurs et de l’hystérie. (Ibid., 1880, t. XII, p. 875.)

C’est un nouvel exemple de l’utilité de l’ablation des ovaires dans certains cas'de douleurs vivës'dvec attîqueS hystéfiforinës;'*'-’ 1 Depuis l’opération, bien que les règles ne fussent pas tout à fait supprimées, l’ablation d’un des ovaires ayant été incomplète, les" crises d’hystérie ont disparu et les douleurs aussi. D’ailleurs la malade n’en reste pas moins hystérique, surtout au point dè vue psy-

49. Sur la préparation des éponges pour les opérations intéressant la cavité abdominale. (Ibid., 1886, t. XII, p. 929.)

Réclamation de priorité en faveur des Français qui préparèrent et usèrent des éponges antiseptiques.

50. Statistique des opérations faites à l’hôpital Bichat pendant l’année 1886. (Ibid:, 1887, t. XIII, p. 70.)

Sur 231 opérations, dont au moins 70 sont très sérieuses, nous avons ou 20 décès : 3 pneumonies (2 ablations du sein et 1 arthrotomie);

10 péritonites (1 néphrectomie, 3 ovariotomies, 2 hernies étranglées,

1 laparotomie pour kystes du foie, 2 hystérectomies abdominales et 1 hystérectomie vaginale) ; 4 accidents urémiques (2 hystérectomies vaginales et 1 néphrectomie); 1 hémorragie (hystérectomie abdominale); 1 de choc traumatique (ovariotomie incomplète) ; 1 de tuberculose aiguë et syncope (résection de l’humérus).

"Un séul'inaladë fut atteint d’érysipèle après une incision d’un abcès du cou ; il avait été s’inoculer dans le service de médecine voisin, oit

11 y avait des érysipèles de la face.

51. Ifote sur le traitement de l'orteil dit en marteau. (Ibid., 1887, t. XIII, p. 21(3 et 328.)

Le premier, j’ai traité cette déviation par l’excision en coin des téguments et de l’articuiation déformée. -De cette façon on supprime ; • le cor, la bourse séreuse souvent enflammée sous-jacente, et l’angle

formé par les surfaces articulaires respectives de la phalange et de là phalangine.

J’ai publié 2 cas suivis de succès et cette question a été l’objet de la thèse inaugurale d’un de nos élèves, M. le docteur Cohen (1887).

52. De l’anesthésie dans la trachéotomie. (Ibid., 1887, t. XIII, p. [223.)

Contrairement à l’opinion de quelques chirurgiens, je me Suis efforcé de prouver historiquement que la trachéotomie était faite communément en Angleterre, en Allemagne et en Amérique avec l’emploi des anesthésiques : éther ou chloroforme.

Pour mon compte personnel, je ne fais plus la trachéotomie chez l’adulte sans avoir recours à l’anesthésie et n’ai eu qu’à me louer de cette pratique.

53. À propos de l’obstruction intestinale. (Ibid., 1887, t. XIII, p. 350.)

Après avoir indiqué les grandes lignes de conduite que doit suivre le chirurgien appelé auprès d’un malade atteint d’obstruction intestinale, je communiquai à la Société une observation tendant à démontrer les difficultés de diagnostic que l’on rencontre dans certains de ces cas complexes et combien l’intervention est souvent difficile à déter-

54. Cure radicale des hernies congénitales. (Ibid., 1887 t XIII P-677.)

A propos de la discussion sur la cure radicale des hernies congénitales, j’ai insisté sur l'âge auquel on était autorisé à intervenir, et ai conclu qu’elle devait être faite dès . que le sujet a acquis son complet développement. Quant au manuel opératoire de la cure de la hernie dans la gaine vaginale, je l’ai exposé en communiquant sur ce point une observation toute récente de ma pratique hospitalière, recueillie par mon ami et interne le docteur Hallé.

55. Du coup de soleil électrique. (Ibid., 1887, t. XIII, p. 799.)

A propos d’une note de M. le docteur Defontaine (du Creusot), .j’ai étudié avec détails et expérimentalement l’influence des loyers électriques intenses sur les téguments et sur les yeux.

Sur les téguments, ils déterminent un érythème dit coup de soleil électrique; sur les yeux, ils produisent des accidents d’ophtalmie que je décris sous le nom à’ophtalmie électrique.

56. Du drainage dans les laparotomies. (Ibid., 1888, t. XIV, p. 216.) Partisan du drainage de la cavité abdominale dans les laparotomies

suivies d’enlèvement de tumeurs adhérentes et pouvant donner écoulement à du sang après la fermeture du ventre, j’ai cité 7 opérations suivies de succès dans lesquelles j’ai utilisé le drainage sans laver la cavité péritonéale.

57. Statistique des opérations faites à l’hôpital Bichat pendant l’année 1887. (Progrès médical, n" 18, p. 188, 1888, et Bull, et mém. de la Société de chirurgie, 1888, t. XIV, p. 228.)

Sur 341 opérations, dont une centaine fort graves, nous avons eu 30 morts : 15 péritonites (5 laparotomies diverses, 1 hernie étranglée, 3 hystérectomies vaginales, 4 hystérectomies abdominales, 2 kystes de l’ovaire) ; 3 syncopes (résections et trachéotomie); 3 tuberculoses (2empyèmes, 1 amputé de cuisse) ; 2 chocs (amputé de cuisse et hernie étranglée); hémorragie interne (hernie étranglée) ; 1 congestion pulmonaire (cure radicale de hernie); 2 épuisements (abcès périnéphrétique et suture des os) ; 1 lymphangite purulente (fibrome intra-utérin); 1 septicémie (ovariotomie); 1 septicémie gangreneuse (amputé de cuisse). Je n’ai pas observé d’érysipèle, ni de tétanos traumatique.

58. Remarques sur sept opérations de Battey, faites pour fibromes utérins. (Bull, et mém. de la Société de chirurgie, 1888, t. XIV, p. 429-469.)

Toutes les fois qu’il sera possible de pratiquer l’ablation des ovaires, lors de fibromes utérins déterminant des pertes graves, je crois qu’il

ne faut pas hésiter à le faire, dé préférence à l’hystérectomie abdominale, opération encore trop sérieuse.

59. Observations d’orteils en marteau,, traités par la résection : A propos d’un rapport sur deux observations analogues de MM. Brun et Charles. (Ibid., 1888, t. XIV, p. 614.)

Ces faits confirment la proposition que j’ai émise en 4887, à savoir que la résection des surfaces articulaires des orteils déviés est l’opération de choix pour guérir cette difformité parfois fort gênante.

60. De l’ascite dite chyliforme. (Ibid., 4888, t. XIV, p. 641.)

Je crois, m’appuyant sur un fait observé par moi, puis par M. Terrilion, que l’ascite chyleuse ou chyliforme n’est pas une entité morbide et qu’elle résulte d’une transformation inflammatoire de. produits exsudés par la séreuse, opinion déjà formulée par M. Letulle.

61. Traitement du cancer de l'utérus. (Ibid., 4888, t. XIV, p. 798.) C’est l’exposé complet de .mes opérations d’hystérectomie vaginale

pour traiter le cancer de l’utérus et les résultats que j’ai obtenus.

Contrairement à l’opinion formulée par M. le professeur Verneuil, je défends l’hystérectomie totale contre l’hystérectomie partielle.

Mes opérations, au nombre de 21, ont donné 4 morts, soit 19,04 pour 100.

12 opérations ont été pratiquées pour des lésions du col seulement; 3 pour des lésions du col et du corps. Dans tous les autres cas, il s’agissait d’opérations incomplètes, car les ligaments larges étaient

62. Hystérorraphie pour prolapsus utérin. (Ibid., 1888, t. XIV,

C’est la première fois qu’en France on fit cette opération, et le procédé que j’utilisai est entièrement nouveau.

et ovaires) :

4 fois, pour tubo-ovarites suppurées;

1 fois, pour hémo-salpingite unilatérale;

2 fois, pour des accidents nerveux et douloureux excessifs ;

1 fois, pour des lésions kystiques mal déterminées, paraissant limitées aux trompes seules.

-1° Les salpingites et les ovario-salpingites sont des affections très fréquentes, survenant comme épiphénomène de métrites catarrhales, le plus souvent, sinon toujours, d’origine microbienne;

2° Quand elles suppurent, ces altérations des trompes déterminent elles-mêmes des accidents de pelvi-péritonite ou même de péritonite généralisée, parfois mortels ;

3* Le diagnostic de salpingite ou salpingo-ovarile suppurée entraîne fatalement l’indication de l’intervention chirurgicale hâtive;

4' Les autres variétés de salpingites, d’ailleurs mal connues cliniquement et même anatomiquement, ne nécessitent pas toujours une intervention chirurgicale. Toutefois celle-ci. peut être indiquée par les phénomènes concomitants : douleurs vives, exaspération des accidents hystériques chez les femmes prédisposées.

64. Trois observations de venlro-fixalion (hystéropexie) pour rétroversion utérine douloureuse avec ou sans ablation des annexes

(trompes et ovaires). (Ibid., 1889, t. XV, p. 46.)

J’ai, pour la première fois en France, pratiqué la ventro-fixation pour une rétro-déviation utérine, le 13 mars 1888.

A cette opération, j’en ai ajouté deux autres faites le 23 octobre et le 19 décembre 1888.

Les résultats primitifs obtenus furent excellents, dans les trois cas; quant aux résultats ultérieurs, ils seront l’objet d’un travail spécial et ne peuvent être encore appréciés. .

65. Statistique des opérations faites à l’hôpital Bichat pendant l’année -1888. (Ibid., 1889, t. XY, p. 157; et Progrès médical, 1869, n" 8, p. 137.)

Sur 357 opérations, nous avons eu 22 décès, soit 6,17 pour 100.

Après discussion des causes de ces décès, on arrive à une mortalité opératoire de 18 sur 357, ce qui fait un peu-moins deé pour 100 (3,65).

De plus, sur ces 13 décès, cinq seulement sont attribuables à des accidents septiques consécutifs au traumatisme chirurgical : 2 septicémies (ablation de la langue, fibrome utérin), 2 péritonites (laparotomie exploratrice, hernie crurale é an 1 e) 1 pl tegmon diffus gangreneux (ligature de la fémorale pour, anévrisme traumatique). Soit en fait 4,4 pour 100 d’accidents septiques.

En terminant, j’ai appelé l’attention des membres de la Société sur l’emploi des instruments stérilisés par la chaleur sèche à l’aide de l’étuve construite par Wiesnegg, sur les indications de mon ami et ancien interne M. le docteur Poupine!.

Cette étuve à stérilisation est employée depuis un an dans mon service de l’hôpital Bichat et je n’ai eu qu’à me louer de cette manière de faire, fort simple quoi qu’on puisse dire.

66. Fourchette arrêtée dans l’estomac. Gastrotomie, suture de la plaie stomacale et réduction immédiate. (Bull, et mém de la Soc. de chirurgie, 1889, t. : XV, p. 436.)

Le seul point intéressant de cette observation c’est le choix que je fis de la ligne médiane pour pratiquer la laparotomie.

On arriva très facilement sur l’estomac et on l’amena au dehors pour l’inciser, enlever le corps étranger et faire la suture.

Des expériences cadavériques faites avec l’aide de mes amis

MM. Quénu et H. Hartmann, m’ofit démontré que le lieu d’élection pour pratiquer la gastrotomie, lors de corps étranger'de l’estomac, : est la ligne médiane, au niveaû de l’épigastre.

67. Adénite pelvienne suppurée. Laparotomie. Extirpation de . la. tumeur ganglionnaire. Guérison. (Ibid., 1889, t. XV, p. 551.)

11 s’agit dé l’ablation d’un groupe de ganglions pelviens, pris pour

Ces ganglions étaient tuberculeux, ainsi que l’ont démontré des inoculations faites aux animaux.

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