B- - OBSERVATIONS DIVERSES
Cirrhose tuberculeuse graisseuse hypertrophique — Augmentation du volume du foie datant de quatre ans. — Tuberculose pulmonaire discrète de date récente.
Soc. des Sc. Méd. de Lyon, mars 1902.
A l'autopsie d’une malade se plaignant, depuis 1 quatre ans, de troubles hépatiques accompagnés d’hépatomégalie, on ,a ;trouvé une cirrhose tuberculeuse graisseuse hypertrophique dont la nature fuit confirmée par l’examen histologique. Les poumons présentaient des lésions discrètes' de tuberculose pulmonaire dont les premiers symptômes remontaient à une année environ.
Il est intéressant de noter que, dans ce cas, il n’existait aucun antécédent alcoolique, et qu’il n’est pas possible d’incriminer non plus l’afflcoolisme thérapeutique comme cause productrice de l’altération hépatique. Cette observation rentre donc dans la catégorie des faits étudiés par MM. Hanot et Gilbert, sous le nom d’hépatite tuberculeuse graisseuse hypertrophique et confirme la notion que la tuberculose peut, à elle seule, avoir la même influence pathogénique qu’on lui faisait partager autrefois avec l'alcoolisme:
Péritonite tuberculeuse avec poussée suraiguë ayant simulé une appendicite.
In thèse de Sotty, Lyon 1901. ....
Une femme, souffrant de façon transitoire mais depuis longtemps, dans la région de la fosse iliaque droite, est prise brusquement de phénomènes péritonéaux (vomissements, ballonnement du ventre, température élevée, etc.), simulant parleur localisation et leur allure une poussée appendiculaire de la plus 1 haute gravité. L’analogie est complétée par les sensations tactiles données par la palpation de l’abdomen.
On pratiqua une laparotomie qui révéla l’existence d’une poussée .aiguë de granulations miliaires sur le péritoine et d’une masse de péritonite fibre-caséeuse chronique dans la région caecale.
La malade .succomba et les constatations .anatomiques confirmèrent les notions acquises pendant l’intervention chirurgicale.
Sur la cytologie des épanchements pleuraux (en collaboration avec M'. le Professeur J. Couhmont).
Soc. Méd. des Hôpitaux de Lyon, mars 1902.
A l’époque où Ion réunissait tous les. matériaux destinés à confirmer les recherches de MM. Widal et Ravaut sur la cytologie des épanchements pleur,aux, nous avons étudié, au point de vue clinique ,plusieurs cas-où il existait du liquide dans la plèvre. Pour Chaque maladie, on a employé les nouvelles méthodes d'investigation clinique (cytologie, ensemencement du liquide pleural, laquage du sang, séro-agglntinaition, perméabilité pleurale, cryoscopie, etc., etc.).
Dans de brèves conclusions générales, basées sur dix observations, nous avons confirmé les résultats de MM. Widal et Ravaut, en ce qui concerne l’importance diagnostique de la présence des placards endothéliaux dans lés hydrothorax et de celle de la lymphocytose dans les pleurésies tuberculeuses (pleuro-tuberculose primitive de ,M .le Professeur Landouzy).
Nous n’avons pas eu l’occasion de rencontrer des pleurésies aiguës non tuberculeuses qui auraient probablement offert une formule &-polynucléaires.
Etude des propriétés humorales dans un cas de pleurésie tuberculeuse mortelle : polynucléose anormale ; séro-pronostic défavorable (en collaboration avec MM. P. Couhmont et A. Cade).
Soc. Méd. des Hôpitaux de Lyon, 9 juin 1908.
■ Le pronostic des épanchements tuberculeux est le plus souvent très obscur. Pour l’éclairer, la clinique est entrée dans les voies
nouvelles'consistant à;faire l’étude des propriétés toxiques agglutinantes-, anaphylactiques et bactéricides des liquides pleuraux. L’étude approfondie d’un .cas qui s’est présenté à la Clinique médicale de M. le Professeur J. Teissie-r, nous a permis de. formuler un certain nombre de conclusions relatives à la solution de ce problème difficile :
1° La polynucléose, l’hypo-fibrinose et la disparition du pouvoir agglutinant d’un épanchement pleural semblent d’un mauvais pronostic ;
2° La polynucléose prédominante, ou même presque exclusive et constante dans un épanchement pleural, est une rareté, mais elle se rencontre dans certaines formes graves avec généralisation et évolution fatale de la tuberculose ;
3° L’hypo-fibrinose du liquide pleural s.e rencontre dans les cas graves ; l’absence de coagulation constatée à l’œil nu est un signe facile à observer -et d’un mauvais pronostic ;
4° Le pouvoir agglutinant du liquide pleural a disparu lorsque l’aggravation s’est produite ; cette disparition du pouvoir agglutinant, coïncidant d’ailleurs avec un abaissement, puis une dis^ "parition de la fibrine, s’est montrée une fois de plus comme un signe de très mauvais pronostic ;
5° L’indépendance et même raltemance du pouvoir agglutinant du sang et du liquide pleural vient appuyer la théorie de la formation des agglutinines in loco dans les séreuses, et, par -conséquent, la notion du -séro-diagnostic et du séro-pronostic local.
Méningite tuberculeuse et granulie au cours d’une broncho-pneumonie aiguë (cytologie, cryoscopie, séro-agglutination, présence du bacille de Koch {en collaboration avec M. J. Nicolas).
Soc. Mêd. des Hôpitaux de Lyon, avril 1902.
L’appariti-on. d’une méningite aiguë cérébrospinale sur un sujet chez qui évolue parallèlement une broncho-pneumonie d’allure aiguë devait faire penser à une infection méningée relevant probablement du même agent microbien (pneumocoque), cause -des manifestations pulmonaires. Grâce à l’emploi combiné des diver-
ses méthodes .nouvelles d'exploration clinique, il a été possible d’affirmer, durant la vie, la nature tuberculeuse du processus méningé, nature qui fut confirmée par 'l’autopsie-et l’examen■ histologique.
Par la ponction lombaire, deux fois répétée, on obtint un liquidé céphalo-rachidien légèrement trouble dont la formule cytologique montra une très forte mononucléose (.mononucléaires : 67, polynucléaires : 31 7 0 ) constituée à parties égales par les lymphocytes (34) et les mononucléaires (33). Une troisième ponction, pratiquée sur le cadavre, montra les chiffres suivants (lympho :62, mono :35 = 97 %, poly : 3 %)• Ces formules impliquaient donc la nature tuberculeuse dé la méningite.
La cryoscopie a confirmé cette notion, puisque MM. Widal et Ravaut ont montré que dans les méningites tuberculeuses le liquide céphalo-rachidien est hypotonique ; or, dans notre cas,
Le séro-diagnoalic d’Ârloing et P. Courmont a fourni une agglutination très positive à 1/5% vis-à-vis du bacille tuberculeux, avec le sérum sanguin, alors que le liquide rachidien n’agglutinait pas.
Le bacille de Koch a enfin été recherché directement dans ce liquide. L’ensemencement sur sang gélosé n’a donné aucun résultat, tandis que l’inoculation de ce même liquide au cobaye a produit une tuberculisation généralisée de l’animal. Enfin, dans le liquide céphalo-rachidien retiré après la mort du malade, on a pu colorer des bacilles de Koch en quantité vraiment extraordinaire. Ce dernier fait est rare.
Il est donc très intéressant de noter ici la concordance de la cytologie, de la cryoscopie ert du ' séro-diagnostic pour établir la nature tuberculeuse d’une méningite qu’on pouvait cliniquement supposer d’une autre nature.
Névralgie faciale double d’origine syphilitique. Guérison rapide par le traitement mercuriel.
Soc. Méd. des Hôpitaux de Lyon , mai 1902.
Des faits nombreux dé névralgies syphilitiques ont été rapportés, entre autres par Gros, Lancereaux,' Diday, Ricord, Vanlair, Obolenski, Fournier et Dieulafoÿ.
. Chez -une jeune femme pour laquelle l’infection spécifique. était demeurée insoupçonnée,, nous avons vu se produire une névralgie faciale gauche. d’une violence extrême, étendue aux trois branches du trijumeau, s’accompagnant des phénomènes classiques et ayant résisté à toutes les médications analgésiques et à l'électrisation. Une température subfébrile a persisté pendant plus de trois semaines. Enfin, apparurent d’abord une roséole typique, puis une angine spécifique. Ges symptômes amenèrent à l’emploi des pilules de Dupuytren qui, en quelques jours, firent complètement disparaître -1a névralgie faciale.
Cette forme de névralgie faciale syphilitique étendue aux trois branches du trijumeau est rare. D’ordinaire, la névralgie -sus-orbitaire est seule observée. En somme, ce -cas -est intéressant en cé qu’il montre qu’on doit toujours songer à la possibilité de l'origine syphilitique de certaines névralgies faciales et que, dans ces cas, le traitement mercuriel a une action héroïque et immédiaté.
Traumatisme de l’orbite gauche par un coup de fourche. — Méningite à droite.
. Bull, de la Soc. de Chirurgie de Lyon , 1900.
Un -cultivateur reçoit un coup d’u-ne fourche très acérée dans la région orbitaire externe gauché,"' où l'instrument pénètre à une -certaine profondeur. Il -en résulte une hémorrhagie tomé-, diate, du côté de l’orbite èt de la cavité nasale. Deux heures après l’accident, le -malade perd subitement la vision de l’œil gauche. Après cinq jours de calme relatif, apparaissent brusquement des symptômes de méningite très nets : céphalalgie intense, délire, vomissements, raideur de la nuque, contracture. Deux j-ours plus tard, la mort survient au milieu d’accidents paralytiques généralisés-.
L’autopsie permet de constater l’existence d’une méuingite purulente étendue; mais, fait intéressant, -elle est surtout -développée autour de l’hémisphère du côté droit, c’est-à-dire du côté -opposé au traumatisme. Cette localisation résulte du trajet suivi -par la pointe de la fourche qui, ayant pénétré par l’orbite gauche, tra-
versa Pethmoïde et atteignit la partie antérieure droite de la cavité crânienne sous l'extrémité antérieure du lobe frontal'. Ce trajet oblique ne pouvait être soupçonné par l’examen de la plaie.
Hémiplégie gauche complète. — Contractures des membres supérieur et inférieur. — Trépidation épileptoïde du membre supérieur.
Société des Sciences Médicales de Lyon , novembre 1901.
Dans ce cas d’hémiplégie gauche complète des membres, moins accusée à la face où l’on notait seulement un léger signe de parésie, la cause anatomique devait' être attribuée probablement à une artéTite syphilitique ayant amené une lésion corticale au niveau de la zone rolandique.
Le membre inférieur gauche était contracturé et avait ses réflexes tendineux très fortement exagérés. Tandis qu’on notait la même contracture et une semblable exagération de la réflectivité tendineuse du membre supérieur gauche, il était possible de provoquer, au moindre attouchement brusque de ce membre, une violente trépidation épileptoïde .dont l’intensité extrême et la durée insolite sortaient du cadre, des manifestations analogues assez-ordinairement constatables. .
Un cas probable de rétrécissement congénital de l’aorte descendante (avec radiographias et tracés).
Soc. Méd. des Hôpitaux de Lyon , mai 1902.
Le rétrécissement congénital de l’isthme de l’aorte dont M. Barié a fait une si remarquable étude, en 1886. est une malformation assez rare pour que l’observation que nous avons faite ■sous la direction et comme collaborateur de nos maîtres, MM. Teissier et Roque, ait un réel intérêt.
Il s’agissait d’un jeune garçon de 13 ans, qui, tout à coup, à la suite de jeux un peu violents, fut pris de douleurs dans la région laryngée et de battements de cœur. On diagnostiqua une dilata-
tion de l’aorte et l'enfant fut mis au repos. Néanmoins, des trouble? sérieux persistèrent. Ces troubles étaient de violents battements de cœur, une hypertrophie de cet organe, une tuméfaction pulsatile vers la fourchette sternale, un double souffle très net, fort .et râpeux, pendant la systole, doux et aspiratif, pendant la diastole. Au niveau de. la crosse aortique, le double souffle- diffère; comme timbre et tonalité, de celui qui est perçu vers l’appendice xyphoïde,. -A ..la. partie'--postérieure du thorax, dans la, régionscapulaire, on perçoit des masses moniliformes irrégulières, pulsatiles, surtou t à gauche, communiquant à la peau une teinte : légèrement bleuâtre et laissant entendre un souffle systolique net suivi., d’un souffle diastolique faible: Absence de pouls veineux jugulaire. Pouls radial semblable des deux côtés, un peu bondissant ; pouls fémoral presque imperceptible ; pas de souffle de Durosiez. En. somme, absence complète de signes périphériques d'insuffisance aortique. Pas davantage de signes de compression des'nerfs à l’entrée' de la poitrine. Sauf un essoufflement léger pendant'l’exercice, ce jeune homme présente peu de troubles fonctionnels appréciables.
En présence de ces symptômes, on avait songé à une ectasie de l’aorte, du tronc brachio-çéphalique et de la scapulaire postérieure; puis, à raison de la ÆstOrdancé des phénomènes circulatoires aux menibres inférieurs et supérieurs, de l’absence de pulsations fémorales contrastant avec l’amplitude du pouls’radial, on fut conduit à porter, ’avec MM. J, Teissier et Roque", le diagnostic de rétrécissement congénital de Vaorte descendante au niveau de l'isthme. ■ ■
Ce diagnostic a été corroboré par Laspecf des radiographies de la face antérieure et de là face postérieure de là poitrine, montrant un cœur hypertrophié, une aorte dilatée 1 concentriquement, avec sa crosse remontée vers la base du cou, et aussi une dilatation du tronc brachio-cépbalique et de la sous-clavière:"(Toîr'Figr 11).
Il a été confirmé aussi par des tracés du choc précordial, de la pulsation radiale, de la pulsation de l’aorte.à la base du cou, et des masses situées dans les régions scapulaires. Les tracés des pulsations artérielles-n’ont pas les caractères qu’ils revêtent dans l’insuffisance aortique. Les tracés du choc précordial sont normaux ; on n’aperçoit qu’un léger allongement du retard des pul-
sations artérielles qui se rattache à l’ectasie générale du tronc aortique (Voir Fig. 12). Puisque les tracés n’accusent pas de lésions matérielles des orifices du cœur capables de produire les souffles signalés plus haut, il faut donc placer la cause de ces souffles en dehors du cœur. De là, l’idée d’un rétrécissement de l’aorte descendante au niveau de l'ithsme, qui se trouve justifié pai
Fig. 11
Radiographie de la face antérieure du thorax d’un jeune garçon atteint de rétrécissement congénital de l'isthme de l'aorte.
' 0n‘voit l’augmentation de volume du cœur, le sillon auriculo-ventriculaire gauche plus accusé qu’a l’état normal, ainsi que l’énorme pédicule vasculaire qui surmonte la base du cœur et qui est constitué par là portion initiale dilatée de l’aorte.
la déchéance de la circulation artérielle dans les fémorales .et par la dilatation des artères superficielles (artère scapulaire postérieure entre autres), dans un but. de suppléance circulatoire.
Fig. '12
Tracés montrant les caractères et les rapports simultanés du: choc de la pointe du cœur , du pouls radial et du pouls carotidien.
S, Ligne d’abscisse et secondes; C, Tracédu choc de la pointe; Pr, pulsation de l’artère radiale ; Pc, pulsations de l’artère carotide ; O, pulsations précordiaies de l’oreillette ; V, pulsations précordiales du.ventricule ; 1, repère passant par le début de la systole ventriculaire ; a, repère passant par le début de la pulsation carotidienne ; 6, repère passant par le 1 début dé la pulsation radiale.
Nous ba^pelerbns,' èn terminant, que lé rétrécissement deTaorte dans le point indiqué est du probablement à l’oblitération •prématurée du canal artériel: ■ ■ ' , , . .
Ectasié de la crosse aortique. — Compression du récurrent et de la bronche gauche. — Mort subite par rupture dans le péricarde.
Soc. des Sc. Méd. de Lyon, décembre 1900.
- Cette observation a été l’objet d’une présentation à cause de la rupture intra-péricardique d’un anévrysme de l’aorte, terminaison relativement assez rare, puisque, dans leur article du Diction, naire des. Sciences Médicales, Bail et Charcot signalent seulement huit cas de mort par rupture dans le péricarde, sur 1 54 décès eau-
sés par la rupture d’un anévrysme dé l’aorte. En effet, au point de vue clinique, elle n’a offert aucune particularité intéressante. L’affection avait été très bien diagnostiquée pendant la vie du malade, et elle était accompagnée des signes locaux et périphériques classiques.
i La déchirure de k poché anévrysmale, Sacciforme, volumineuse, développée à'i'inîtium-aortique, s’est faite au biveau de 1 angle de réflexion du sac fibreux du péricarde sur l’aorte. Un processus très étendu et très important de guérison n’a pu enrayer 1 extension de Éectaâie et la rupture, malgré un repos à l’hôpital remontant à nn an et demi et un traitement approprié.
Endopéricardite infectieuse traitée par le collargol. - Guérison
i (en collabdration avec M. Stéphane Bonnamour).
Soc. des Sc. Méd. des Hôpitaux de Lyon , octobre 1903.
Suppléant M. Momssat, nous avons observé chez une femme enceinte de sept mois, des phénomènes endopéricardiques très accusés au cours d’un état général infectieux de la plus haute gravite Il existait un souffle systolique piaulant de l’onflce aortique des frottements péricardiques de la base et de la région m socar diaqne. Après quelques jours durant lesquels i’état semblait désespéré, on pratiqua des frictions avec une pommade au co g l 25 %. Coïncidence ou effet, bientôt, la température, d abord très élevée (40° 51, se mit à baisser en lys», et la guérison, avec disparition des signes stéthoscopiques cardiaques,. s établit peu peu. .
' A P occasion d’un accouchement à tenue d’un enfant vxvan , la malade présenta brusquement des phénomènes péraux peut-être favorisés- dans leur éclosion par Im ecüon antérieure si grave. Cette infection nouvelle üt réapparaître le phénomènes stéthoscopiques aortiques et péricardiques donilatté- '“progressive aaivit parallèlement le décoars de MM post partum.
Ce nouvel exemple de disparition et de réapparition de signes stéthoscopiques témoigne de lésions inflammatmres cardtagae.
se réveillant sous l’influence d’une nouvelle infection fébrile ; il est donc intéressant à plus d’un point de vue.
Enfin, le oollargol semble avoir eu dans ce cas une action favo? râble sur la marche de l’infection. MM. Netter’ et Le Gendre ont rapporté des exemples analogues.
Rhumatisme polyarticulaire subaigu. — Mort avec complications pleuropulmonaires et péricardite généralisée non soupçonnée.
Société des Sciences Médicalés 1 de Lyon, novembre 1900.
Chez une jeune malade atteinte pour la quatrième fois de manifestations rhumatismales polyarticulaires subaiguës, on ne put diagnostiquer pendant la vie les altérations du péricarde qui furent rencontrées à l’autopsie. Quelques heures seulement avant la mort, survenue dans le collàpsus cardiaque, il fut possible d’entendre à la base du cœur un double frottement peü accusé. Il existait pourtant des lésions de péricardite déjà anciennes et généralisées ayant amené une symphyse péricardique presque totale. Cette symphyse n’avait pu être soupçonnée cliniquement et même, en raison de la faible ' importance du frottement ■ péricardique perçu à la base*, on s’attendait à ne trouver qu’une plaque très minime de péricardite.
Enfin, sur la face postérieure du cœur, les adhérences péricardiques circonscrivaient une cavité assez large contenant un léger épanchement séreux, montrant ainsi la possibilité de rencontrer 'des péricardites à épanchement exclusivement postérieur, que la paracentèse du péricarde au lieu d’élection laisserait insoupçonnées.
Résultats anatomiques éloignés de l’opération de Bottini (avec deux figures).
Arch. Provinc. de Chirurgie, février 1903.
La section galvano-caustique de la prostate suivant la méthode de Bottini a été' diversement appréciée.
' La rétention de î’urine à laquelle elle'doit remédier reparaissant parfois au bout dfih laps de temps variable et souvent assez court, on avait admis que la cicatrisation faisait toujours disparaître la brèche: qu'on avait créée artificiellement.
Nous avons eu l’occasion de constater T étal,du cob vésical dans la région prostatique chez deux opérés de M. le professeur agrège Hochet, qui ont succombé quinze et sept mois après l’opération Chez l’un des malades, l’incision persistait intacte, aussi profonde et-aussi.perméable qu’elle avait dû l’être immédiatement après- P opération ; chez l’autre, un pont de tissu fibreux réunissait en un point les deux' lèvres de l’incision, mais laissait subsister un passage suffisant pour assurer l’écoulement de. l’urine. Hâtonsnous d’ajouter que, chez ces deux matais, malgré la persistance de l’incision, on avait, vu réapparaître, au bout de quelques mois la dvsurie et ia rétention de burine, comme avant l’opération. Le retour de ces accidents ne peut donc pas être imputé, comme on l’a lait d’ordinaire, aux résultats essentiellement temporaires de
l'opération de Bottini. .
Il faut surtout chercher l’explication du côté de la prostate qu continue à grossir, en dépit de l’opération. Enfin, de nouveaux fibromes se forment sur d’autres points que celui incisé.
Résultats cliniques obtenus par l’emploi des corps gras chez les diabétiques.
-Soc. de Biologie , U novembre 1908.
il nous a paru intéressant de vérifier chez l’homme diabétique les résultats obtenus par M. Maignom-chez le chien glycosurique, sur lequel il avait constaté que le régime gras a pour e faire disparaître le sucre, d’abaisser fortement le taux de lurée en épSnant la destrncüon d’albumine, et d’arrêter l’ammgnesement. Nos observations ont porté sur les formes chni ^ es plus variées : -diabète arthritique, diabète gras ou- maig , bète goutteux, diabète traumatique et nerveux.
' De leur ensemble, il résulte que chez le diabétique mgéran des corps gras, l’état général s’améliore en même temps que drmi-
nuent le sucre et l’acétone, que disparaît la polyurie, la polyphagie, la polydipsie, le taux de l’urée, etc.
Les petites glycosuries résistent davantage au régime gras que les glycosuries abondantes. Dans deux cas de glycosurie légère .chez des goutteux, les symptômes diabétiques n’ont pas paru modifiés par cette thérapeutique.
L émulsion huileuse administrée à nos malades était obtenue en agitant à froid pendant 3 à 4 jours, en présence 'de 3 cc. de lessive. de soude, 600 gr. d’huile de sésame' auxquels on ajoute 300 «r. d’eau distillée.
D’une façon générale, nos diabétiques ont reçu de 4 à 6 cuillerées à bouche par jour-de cette préparation, prise le matin à jeun et 3 heures après chaque repas,- ainsi que la dose de bicarbonate de soude nécessaire pour ramener au taux normal l’acidité Urinaire qui s’élève dm fait de l’ingestion des graisses.
On supprimait du régime alimentaire les substances capables de donner naissance à du sucre.
Ordinairement bien supportée, l’émulsion huileuse semble contre-indiquée, à raison des troubles digestifs qu’elle peut engendrer, chez les diabétiques dont les fonctions hépatiques laissent à désirer.
Ce travail peut paraître ne faire que remettre en évidence le régime gras chez les diabétiques entré depuis longtemps dans la pratique médicale (Canitani, Bouchardat, von Mering, Seegen, etc.).
Il n en est rien si l’on se reporte aux bases nouvelles sur lesquelles nous nous sommes appuyés. M. Maignon a démontré, ce qui n’était pas admis jusque-là, que les graisses ne semblent pouvoir se transformer en hydrate de carbone, pas plus chez le diabétique que chez les sujets sains. Ainsi après le jeûne elles sont incapables de reconstituer la réserve du foie et des muscles en glycogène. Avant ces recherches, le régime gras semblait préférable parce que, à poids égal, les graisses dégageaient un tiers de calories de plus que la viande et les hydrates de carbone, et que, de plus, elles mettaient obstacle à la désassimilation des matériaux albuminoïdes.
La vaccination an Ut du malade et le vaccin lyonnais
tion avec le professeur J. Courmont).
Soc Méd. des Hôpitaux de Lyon, avril 1902.
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SRSÏ: Ct —— et compocte, P»
suite, de sérieuses déductions prophylactiques.