‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 9 sur 19 · B- - DIPHTÉRIE · texte numérisé non relu

B- - DIPHTÉRIE

Influence de divers milieux nutritifs sur la végétabilité et la virulence du bacille de Lœffler (en collaboration avec M. J. Nicolas).

Société de Biologie, décembre 1899.

Il est très important, pour la préparation et T entretien du pouvoir antdtoxique chez les .chevaux producteurs de sérum antidiphtérique, de posséder des milieux nutritifs qui favorisent la végétabilité et conservent La virulence du bacille spécifique, afin d'obtenir en peu de temps des toxines très actives. De là, l’utilité des recherches de la nature de celles que nous a/vons poursuivies.

■ Nous avons remarqué que le bouillon préparé selon la formule de M. Massol est plus favorable à la végétabilité que le bouillon

ordinaire. Le bouillon ordinaire, contenant 1/10® de sérum humain, est plus favorisant que le bouillon Maiseol, et le bouillon contenant l/10 e de sérum de cheval normal l’est encore davantage.

Au . cours de nos expériences, la virulence des trois échantillons de bacilles avec, lesquels nous avons travaillé s’est très notablement accrue.

Il faut faire une part, aux néensemencements fréquents des cultures et une autre 1 au milieu nutritif. Le bouillon Massol et le bouillon sérum de cheval paraissent jouir, sous ce- rapport, d’un pouvoir très intéressant.

Action exercée par l’ozone sur le bacille de la diphtérie et sur sa

toxine (en collaboration avec M. Marc Troude).

Soc. Mêd. des Hôpitaux de Lyon, février 1903.

' Soc. : de Biologie, février '1903.

M'émoire in Arch. â'Elec. MM., février 1903.

Dans ces derniers temps, l’ozone' a été préconisé comme un' agent bactéricide très puissant sur les microbes en suspension dans les liquides. .C’est la raison -pour laquelle nous' avons entrepris ce travail.

En faisant passer à travers une culture .de bacilles de la diphtérie 468 litres d’air ozonisé à O mill. 25 d’ozone .par litre, soit une quantité totale d’ozone de 118 mill., on ne détruit pas les-bacilles: diphtériques en .évolution dians là culture, mais on diminue légèrement le pouvoir végétatif des bacilles. On atténue a/us.si la virulence d’une façon considérable, au point que 1/2 ce. de la culture m’entraîne pas la mort des cobayes, alors que la dose mortelle de la culture non modifiée est de 1/10® de c.c.

Dans le cas où l’inoculation entraîne la mort des sujets, ceux-ei succombent- plus tardivement et n’offrent que- dies lésions locales.

■Nous avons eu l’idée die rechercher l’action que l’ozone pourrait exercer, sur la toxine diphtérique. Cette partie du travail nous a; montré que raétioii exercée sur la toxine par 60 litres d’air ozonisé à OiinilL 25 par' litre est nulle, ' tandis qu’en élevant la quantité.

■d’air ozonisé à 1150 litres, la toxine est sensiblement modifiée,- et •encore davantage, si la quantité. d’air ozonisé dépasse 200 litres.

• Dans le premier cas, la toxine ozonisée laisse survivre’ 1 animal dix jours, alors que le- c-obayê -témoin succombe en vingt-quatre heures. Dans le second cas,, la survie du cobaye -est illimitée, ■même après l’inoculation d’une- dos-e de toxine dix fois plus forte •que 1-a dose mortelle dé toxine intacte.

Nous n’ins tâterons pas -sur là technique que nous avone suivie .pour obtenir l’air ozonisé et le -diriger sur les cultures et la toxine. Cette technique est exposée dans un mémoire des Archives d'Electricité Médical fe.

. On conçoit les applications, pratiques qui -découlent die ces f aits expérimentaux.

Essais d’immunisation expérimentale contre le bacille de Lœffier et ses toxines par l’ingestion de sérum antidiphtérique (en collaboration avec M. J. Nicolas).

Société de Biologie, octobre 1899.

Mémoire in Journal de.Physiol , et de Pathol, générale, janvier 1900.

.Divers auteurs ont proposé de substituer la. .voie, digestive à la voie sous-cutanée, pour F administration, des antitoxines .diphtériques ou tétaniques.

. Si le sérum .antidiphtérique conservait ' dans ces conditions toute son efficacité, nous serions en présence d’un progrès- considérable au point de vue pratique, permettant d’éviter au patient la douleur, les risques -d’inf-e-cti-o-n, ou de suppuration e-t même- les accidents sériques.

Malheureusement cette tentative à laquelle s adjoignirent Charrin, Gibier, Carrière, de Minicis, ne reçut pas- confirmation dans -dlLvers-es recherchés expérimentales dont les nôtres.

Effectivement, en introduisant du sérum dans 1 estomac du cobaye, dans le but d’obtenir une immunisation préventive- contre les effets d’une inoculation ultérieure, soit die .culture complète, soit de toxine diphtérique, l'immunisation a été obtenue exceptionnelle-, tn-ent.

Nous pensons que, dans ces cas exceptionnels', La sonde qui servait à l’introduction du sérum a pu érailler les premières voies •digestives et déterminer une sorte d’inoculation directe d’une petite quantité de séirum dans tte tissu conjonctif, ce qui expliquerait la survie passagère de 1 quelques sujets,.

A .supposer que dette explication ne soit pais plausible, l’immunisation par le tube digestif ne saurait être susceptible d'applications-étendues,'car elle semble irrégulière dans son apparition. -Enfin, elle s’est'montrée insuffisante dans les cas rares où on. a -pu la constater.

Etude cytologique sur les pleurésies diphtériques expérimentales

(en collaboration avec le professeur J. Cotjrmont).

Société de Biologie , janvier 1901.

. MM. Widal et Revaut ont pratiqué .en., 1901 l’examen cytologique diu liquide séro-fibrineux épanché dam les plèvres du cobaye qui meurt à la suite de l’inoculation sous-cutanée de la toxine diphtérique. Ils ont constaté -au sain die cet épanchement la présence à peu près exclusive des lymphocytes.

Notre travail a confirmé les résultats publiés par MM. Widal et Ravaut et introduit une notion nouvelle, à savoir que chez' le cobaye tué par l'inoculation d’une culture complète de bacilles de Lœffler, l'épanchement renferme presque exclusivement des mononucléaires.

La mononucléose est donc la formule de l'épanchement' pleural dans la diphtérie expérimentale.

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