‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 8 sur 19 · RÉSULTATS OCULO-RÉACTION SÉRO-RÉACTION · texte numérisé non relu

RÉSULTATS OCULO-RÉACTION SÉRO-RÉACTION

:Posit i f *... 17 ’ 3 o /n 15,9 %

N ^ gat,fS ... 8 ’ 6 o / 5 49 %

Si on examine les résultats obtenus -sur des malades ment suspects de tuberculose , la supériorité est encore en fav de îa séro-réaction, car ces deux méthodes d’exploraüon s expriment par les chiffres -suivants :

Résultats Oculo-Réaction Séro-Réaction

Positifs-;.... 62.9% 74,3 o q

Négatifs.... 32,3 % 19 ,3 %

Douteux,. 4,8 % 6,4 %

En envisageant la gamme, si utile à connaître, de l’intensité des réactions, l’avantage appartient, toujours à la séro-réaction.

' Nous avons mis' l’intra-dermo-rêaction en parallèle avec la séro-réaction prise comme terme de comparaison. Dans cette dernière partie de notre étude, l'intra-dermo-réaction s’est montrée chez l’adulte inférieure à la séro-réaction. Cette conclusion se dégage du tableau ci-dessous :

Résultats. Intra-Dermo-Réaction Séro-Réagtion

Positifs...'-- 43,3% 78,3 %

Négatifs. 43,2 % 16,2 %

Douteux........ 13,5 % 5,5 %

Pour terminer par une vue d’ensemble sur la valeur et l’utilisation clinique des diverses réactions révélatrices de l’infection ou de l’intoxication tuberculeuse, nous donnons ci-dessous les statistiques - auxquelles nous avons collaboré et qui ont été présentées par notre maître, M. P. Courmont, à la récente conférence de la tuberculose à Stockholm.

SÉRO-RÉACTION

agglutinante

bacillaire

TTJBEECTJXjIITB

Sous-cuti

réaction

réaction

Cuti

réaction

Tuberculeux pris en bloc.

Tuberculeux avancés...

toutes sont fréquemment négatives

Suspects de tuberculose:

Malades non tuberculeux.

Sujets sains....

e) Immunisation antituberculeuse.

Traitements spécifiques.

L’immunisation antituberculeuse.

- Rapport présenté à La 12 e section (Sciences Médicales) du Congrès de l'Association Française pour l'Avancement des Sciences, Lyon, 27 août 1905).

Rédigé à la demande du professeur Teissier, président de la section, ce rapport présente l’état du problème de l'immunisation passive et active contre la tuberculose.

La partie .consacrée aux propriétés acquises par le sérum des animaux' soumis à l’immunisaüdn active et aux effets de ce sérum sur des tuberculeux, est la plus étendue.' Elle comprend 1 exposé de nombreuses .recherches personnelles. Nous avions eu, en effet lbccasion d’étudier nous-mème dans le 'ïabôfâtoare de médecine expérimentale de la Faculté de Lyon, ou à l’hôpital, plusieurs points relatifs à ce sujet Nous avions également assiste aux travaux faits ù Lyon, par.S. Arloing, Guinard, P. Courmont. ,

• Nous avons fait remarquer que lés sérums obtenus par 1 immunisation active-sont doués surtout du pouvoir antitoxique. Ils. possèdent, en outre, l’aptitude de réveiller, l’activité des agents défensifs de l'organisme, particulièrement celle des leucocytes.

Il existe un rapport direct entre l’intensité du pouvoir chimiotactique et celle . du pouvoir antitoxique, et même du pouvoir agglutinant d’un sérum antituberculineux.

Aussi, .à raison de -la présence de ces différentes .propriétés’ dans ces sérums, nous les regardons, non comme le seul et. nniijué moyen thérapeutique en qui le tuberculeux doive placer tout son espoir, mais, comme un adjuvant précieux des autres méthodes phtisiothérapiquas. '

La sérothérapie mbus semblé donc, surtout antitoxique. 'Elle est efficace contre les accidents qui relèvent de l’intoxication tuberculeuse, qui-dictent ses indications cliniques. Pour bien marquer cette propriété dominante, nous avons proposé, à la suite de Arloing et Guinard, d’appeler de tels sérums, sérums anhtnbercuh -,

mux, de préférence à sérums antituberculeux. Nous avons eu la satisfaction ' de voir ce terme adopté par M. Jousset, dans un travail publié en décembre 1909 à la Société de Biologie.

Quant à l ’immunisation active, nous l’avons brièvement résumée. en faisant remarquer qu’elle reposait sur la notion de lavariabilité de la virulence tuberculeuse, de l’atténuation naturelle du virus dans certaines lésions de la tuberculose humaine, enfin de l’atténuation expérimentale du bacille tuberculeux introduite dans la science par S. Arloing.

tes essais de vaccination sur les animaux de l’espèce bovine, poursuivis à cette époque par plusieurs auteurs, y sont rappelés. Mais, comme ils donnaient lieu encore à des appréciations très divergentes, nous ne sommes pas entré à leur propos dans des détails trop circonstanciés.

Le sérum antituberculeux exerce-t-il une influence sur la marché

de la température au cours de la tuberculose expérimentale ?

Société de Biologie, 19 novembre 1904.

La sérothérapie antituberculeuse, au point de vue clinique, découde presque exclusivement des propriétés antitoxique® des sérums. Elle aigit surtout sur les accidents toxiques (fièvres, sueurs, diarrhées), et cela d’autant plus que le cas envisagé est pur d’associations microbiennes secondaires.

Nous avons cherché à vérifier ce fait en ce qui concerne la température qui, on le sait, est attribuée à l’action pyrétogène sinon de la tuberculine, du moins de poisons .analogues sur l’orga-' nisme du tubereulisé.

Il semblait qu’un' sérum très antitoxique in vitro, vis-à-vis de la tuberculine et appelé pour cela sérum antituberculineux pourrait exercer une action sur la courbe thermique dans la tuberculose expérimentale.

Dans deux cas observés chez le chien, le sérum antituberculineux s’est montré inactif sur la température. La courbe thermique n’a pas différé de ce qu’elle est ordinairement dhez les animaux témoins,. bien que le sérum .ait été inocudé à la -dose totale de 40 c.c., donnée soit par fraction 15 fois répétée de 2 c.c., soit à la

dose massive de 10 c.c., et -que le traitement sérothérapique ait été poursuivi par périodes sériées correspondant au développement -initial ou à révolution des, lésions tuberculeuses expérimentales. Ces résultats négatifs, si différents de -ceux obtenus en -clinique humaine-, s’expliquent vraisemblablement par la sévérité de l’infection expérimentale et l’espèce du sujet.

Sur quelques cas de tuberculose pulmonaire traités par le sérum de Marmorek.

Soc. Mèd. des Hôpitaux de Lyon , 21 décembre 1909.

Nous avons appliqué le sérum de Marmore-k sur un certain nombre de malades de la clinique de M. le Professeur T-eissier.

Tous ces malades -étaient des- tuberculeux avancée avec fièvre, sueurs, -diarrhée, anorexie, vomissements, insomnie, tachycardie,, dyspnée toxique. Ils. avaient une expectoration très abondante, riche en bacilles.

Le sérum,- sur -des malades de cette ■ nature, n’a pas déterminé une -amélioration réelle et durable d-e l’état du poumon. Cependant, chez tous, on a vu, à des degrés -divers, mais toujours nettement, se modifier et s’amender les symptômes d’intoxication, et diminuer la quantité des crachats. De sorte que le sérum de Marmorek s’est montré à nos yeux, -et dans ces cas de tuberculose avancée, plus antitoxique qu’antibacillaire.

Son action à été moins locale que générale, ainsi que le prouvent les réactions humorales consécutives à son emploi et que nous avons mises en lumière, s-av-oir : Augmentation diu pouvoir agglutinant du sérum, augmentation du nombre des globules rouges et de© leucocyte© -neutropbil-es à trois et quatre n-oy-aux. Cette réaction leucocytaire, tendant à un retour à la normale de ce qu’Ameth a appelé » la figuré du sang » -est particulièrement intéressante:

C’est s-ur le terrain clinique- une constatation analogue à celle que nous avons faite- expérimentalement sur l’action diu sérum spécifique antituberculeux' vis-à-vis des leucocyte-s.

-Ces -faits prouvant la valeur antitoxique prédominante du- sérum spécifique viennent confirmer, dix ans après^'ïa justesse des idées émises par MM. S. Arloing et Guinard, en 1900, au Congrès inter-

national de. Médecine die Paris. Nous nous sommes fait à nou* veau le défenseur de ces idées dans notre rapport sur l’immunisa-; tion .antituberculeuse.

Quoiqu’il en.soit, le sérum antituberculeux,est, dans beaucoup de cas, de par ses actions multiples sur l’organisme, un agent auxiliaire important dans la thérapeutique de la tuberculose.

Dans des essais parallèles qu’il poursuivait diams son service, hospitalier, notre maître, M. le Professeur Roque, est arrivé à des conclusions,tout à fait superposables aux nôtres.

Sur les accidents aigus survenant au cours du traitement sérothérapique antituberculeux (Anaphylaxie sérique), (en coiüatooration avec M. F. Dumarest).

Soc. d’études scientifiques de la tuberculose, 11 mars 1909.

’ II ne s’agit pas ici des petits .accidents sérique© qui surviennent au.' cours < idu traitement sérottiérapique de la tuberculose, mais de troubles beaucoup plus graves que nous avons eu l’occasion d’observer dans trois cas.

Ces. troubles n’ont pas entraîné la mort des malades, cependant ils ont marqué le début d’une' aggravation progressive des accidents pulmonaires.

Chez un premier malade ayant parfaitement toléré le sérum, d’abord en lavements, puis en injections sous-cutanées, on observa un beau jour, au moment où l'on finissait die pousser une injection, des troubles très inquiétants : lipothymie 1 , quasi-syncope, avec alternatives de congestion extrême ou de pâleur dé la fane, tachycardie, pouls incoanptable, oppression vive, troubles de la vue, sueurs profuses, sensation de compression thoracique et de mdrt> imminente. '

Chez un second malade recevant depuis .assez longtemps dés ' injections sous-cutanées de sérum, au décours d’une' tuberculoses caséifiante à évolution subaiguëe, injections d’ailleurs, médiocrement tolérées, une dernière piqûre produisit, avant même que l’injection fut entièrement poussée : syncope, tachycardie, op pression, .sueurs profuses et ascension brusque de l.a température

vers 40°.- Pendant plusieurs• heures, état grave avec obnubilation, troubles sensoriels et. douleur aiguë dans le bas ventre, Ces accidents très dramatiques disparurent rapidement, car, le lendemain, tout rentrait 'dans' l'ordre..,

' Le troisième cas se rapporte à une personne sous le coup d’un' épisode infectieux aigu, accompagné de phénomènes toxiques. On fit plusieurs injections rectales de sérum, de 5 c. o. d’abord, puis de 3'c.c.. Malgré la décroissance des doses, les injections produisaient une forte hyperthermie, accompagnée de céphalée .violente, de vertige® et de sueurs prof us es. On dut cesser le traitement.

'Ces malades avaient été. soumis à l’action de sérums différents.- Nous nous soïrfrties demandé quelle était la cause de ces accidents aigus.

: D’ailleurs, dje n’est pas liée à l’usage de tel ou tel sérum, puisque les sérums qui ont causé ces .accidents étaient d’une origine différente. Par contre, l’état des. malades nous-a paru devoir retenir l’attention, au moins comme facteur prédisposant, car lés sujets qui ont eu les accidents les plus sérieux, les mieux caractérisés, étaient des tuberculeux porteurs de lésion® profondes et étendues', dont l’état général.laissait beaucoup à désirer. De plus, nou,s avons été frappés de voir oes accidents se manifester postérieurement aux premières injections ; de sorte-, qu'en éloignant plusieurs hypothèses qui ne résistent pas à l’examen, les accidents aériques 'en question nous semblent pouvoir être rattachés. à l 'anaphylaxie créée par les premières injections.

• On a dit que les phénomènes gravés d’anaphylaxie sérique seraient sûrement évités si le sérum était administré par la voie rectale , au lieu d’être injecté dans le tissu conjonctif souscutané. Notre observation III démontre que cette opinion est erronée, puisque le sérum, toujours donné en lavement, a déterminé néanmoins des symptômes dont la gravité augmentait avec le nombre des injections.

fj Prophylaxie

Le dispensaire antituberculeux de Lyon (en collaboration avec MM. Lesieur et André).

Congrès de l'Alliance d'hygiène sociale, Lyon, 13-16 mai 1907.

Ce travail est une sorte 4e rapport dans lequel est exposée la participation du dispensaire dans la lutte antituberculeuse à Lyon. Cet établissement, organisé en grande partie d’après le type Calotte, constitue un des organes de l’Institut bactériologique. Il s’occupe des tuberculeux indigents dé ta ville de Lyon, leur donné des soins médicaux et des' aliments,' les fait visiter par des enquêteurs ouvriers, assure la désinfection de leur linge, ainsi que la désinfection du logement, au cours de la maladie ou en cas. de décès. Il est donc un rouage important dans la prophylaxie et dans la lutte contre la tuberculose, maladie .sociale.

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