I. - DIPHTÉRIE
Action exercée par l'ozone sur le bacille de la diphtérie boration avec H. Marc Thoude.)
Société médicale des Hôpitaux de Lyon, février 1903. Société de Biologie, février 1903.
progressivement jusqu’à permettre la survie de quelques-uns des cobayes si le mélange est maintenu pendant quatre heures. Après huit heures de contact, la virulence est complètement supprimée.
Le mélange in vivo réalisé par inoculation de la culture sous la peau de la cuisse et celle de la mucine en un point opposé n’apporte aucune modification aux effets mortels de l’inoculation.
le ceux observés dans l’ani m caprin donne-t-il moi:
aphylaxie avec ins de troubles
2‘ Anaphylaxie sérique croisée. — Le sérum antidiphtérique de cheval, chauffé ou non chauffé, sensibilise le cobaye à une injection déchaînante intracérébrale de sérum caprin. L’anaphylaxie croisée se produit ici avec la même intensité que s’il s’agissait de la réinjection d’un sérum homologue.
Réciproquement, on voit que le sérum rénal de chèvre anaphylactise pour le sérum de cheval.
Les symptômes de cette anaphylaxie croisée ou hétérologue sont identiques à ceux de l’anaphylaxie sérique directe ou homologue. Ainsi, on observe depuis le simple prurit et l’éternuement avec secousses dn diaphragme, jusqu’à la parésie, aux convulsions et à la mort presque immédiate.
Nous avons obtenu la mort, au milieu de violents phénomènes convulsifs, en deux à trois minutes, aussi bien sur des cobayes sensibilisés avec du sérum de chèvre et éprouvés avec le sérum de cheval que sur des sujets préparés avec du sérum équin, et réinjectés avec du sérum caprin.
L'anaphylaxie sérique croisée ou hétérologue existe donc au même litre que l'anaphylaxie sérique directe ou homologue. Elle impose en clinique les mêmes précautions pour prévenir ses accidents.
Emploi du sérum seo antidiphtérique dans la prophylaxie de la diphtérie.
Société médico-chirurgicale militaire de la XIV> Région, s3 novembre 1918.
La sérophylaxie sous-cutanée a longtemps résumé toute la prophylaxie bactériologique de la diphtérie. Les quelques inconvénients de cette méthode l’ont fait souvent négliger ou pratiquer avec hésitation.
Le rôle épidémiologique chaque jour mieux connu des porteurs de bacilles de LO/fler a orienté la prophylaxie vers le traitement local par insufflations de sérum antidiphtérique bactéricide sec pulvérisé dans la région pharyngo-amygdalienne. Ces insufflations constituent actuellement la méthode de choix pour détruire le bacille de Lôffler dans la gorge des porteurs de
Ce traitement donne des résultats parfois fort précoces. Il assure en tout cas la disparition des germes dans un laps de temps moyen de vingt jours, par conséquent beaucoup plus rapidement que lorsque les porteurs sont abandonnés à eux-mêmes sans traitement spécifique.
Mais avant de rendre à la vie collective les porteurs isolés et traités par les insufflations, il est indispensable de pratiquer une culture de la gorge une semaine au moins après la cessation du traitement par le sérum sec, afin d’être assuré de la disparition réelle des bacilles. '
A l’appui de ces conclusions, importantes au point de vue hygiénique, nous citerons les faits suivants :
i“ Une épidémie est apparue dans une colonie de convalescents militaires, engendrée par un diphtérique convalescent « blanchi » en huit jours par le sérum sec, qui, après deux examens culturaux faits dans les cinq jours suivant la fin du traitement, avait été étiqueté : non porteur de germes. Examiné à nouveau treize jours après la cessation des insufflations, sa gorge avait donné une culture de bacilles de Ldffler moyens.
2 ° Un foyer diphtérique a succédé dans un groupement d’enfants réfugiés, à la cessation de l’isolement de porteurs de germes traités par le sérum chez qui un ensemencement prélevé le lendemain de la cessation du traitement avait été infructueux. Un nouvel examen fait huit jours plus tard montra chez quelques-uns de ces anciens porteurs, réputés guéris, des colonies de bacilles diphtériques. Leur désinfection n’avait donc été qu’apparente et temporaire.
3“ A la suite de trois cas d'angine diphtérique dans un pensionnat contenant quarante enfants, toute la collectivité fut soumise deux fois par jour pendant une semaine à des insufflations de sérum sec dans la gorge et les fosses nasales.
Les ensemencements prélevés le jour de la cessation des insufflations donnèrent 8 cultures positives sur 4o (4 à bacilles longs, 4 à bacilles moyens). A près huit jours de suspension de traitement, 18 cultures furent positives (2 à bacilles longs, i6 à bacilles moyens); les insufflations continuées pendant quinze jours et suivies de prélèvements correctement pratiqués permirent d’éteindre ce foyer.