VI. - IMMUNISATION ANTITUBERCULEUSE
Le sens général de nos recherches sur la tuberculose nous a valu d’être chargé en 1906 par notre maître, M. le professeur J. Teissier, d’un rapport au Congrès de Lyon de l’Association française pour l’Avancement des Sciences sur les bases expérimentales de l'immunisation antituberculeuse.
En 1912, ce problème, profondément fouillé et malheureusement non encore résolu, retenait également l’attention du Comité d’organisation, du VII® Congrès international contre la tuberculose à Rome, qui a demandé à
baotériolytiques el aboutit à l'obtention d’un sérum doué de cette action bactéricide et bactériolytique (Maragliano et ses élèves, Karwacki, Rappin, Vallée, F. Arloing).
Si les pouvoirs antitoxiques et microbiens ont été nettement démontrés, Yaction antiinfectieuse expérimentale, préventive et curative des sérnms est très difficilement mise en lumière (Maragliano, F. Arloing). Il faut, en.tout cas', la rechercher sur des animaux moins facilement tuberculisables que le cobaye, par exemple, l’âne ou la chèvre, et n’agir qu’avec de très faibles doses de bacilles virulents dans les inoculations d’épreuve.
agglutinant à 1/20 attire 3o leucocytes par millimètre cube et pour une
agglutination à 1 /80 579 globules blancs.
L’administration du sérum au malade produit une élévation de la leucocytose totale et modifie dans un sens favorable la formule leucocytaire neutrophile d'Arneth. Ainsi, avant le traitement, on peut trouver la formule
I, 3i; II, 53; III, i6; IV, o; V, o pour 100 et après dix-huit injections de bactériolysine, I, 10; II, 34; III, 48; IV, 7 ; V i pour loo; ou encore!, 28;
II, 44; III, 23; IV, 5; V, 0 pour 100, contre I, 12 ; II, 32; III, 43 ; IV, u ; V, 2 pour 100 après sérum de Marmorek.
Ces diverses propriétés que nous avons étudiées expérimentalement et cliniquement témoignent de la valeur de ces sérums.
Malgré l’ensemble remarquable de ses actions multiples, la sérothérapie antituberculeuse ne donne pas toujours pleine satisfaction sur le terrain de la pratique. A cause des très nombreux facteurs du problème clinique (virulence et constitution du bacille, structure et étendue des lésions, infections microbiennes surajoutées, état du sujet, etc.). Ces facteurs imposent, en tout cas, la règle générale d’agir par le sérum aussitôt que possible, alors qu’il n’y a que bacillisation et non tuberculose, ou sur des tuberculoses fermées non secondairement infectées.
Nous estimons légitime de qualifier cette sérothérapie de traitement spécifique de la tuberculose, terme qui précise que le remède n’est actif que contre un agent spécifique et ses produits ; le bacille de Koch et ses toxines, à
ment partisan, malgré ses imperfections, repose sur des bases scientifiques
Elle peut ne pas guérir toujours, mais elle améliore le plus souvent puisqu’elle seule, avec la tuberculinothérapie, développe chez le tuberculeux les réactions défensives spécifiques, adjuvants indispensables de la cure classique hygiéno diététique.
ÉTUDES BACTÉRIOLOGIQUES DIVERSES
Nos recherches de bactériologie expérimentale ont porté, en dehors de la tuberculose, sur d’autres espèces microbiennes. Citons entre autres le coque, le sUphylocoqüe, le bacille d'Eberth, le bacille de Lôffler, le bacille du charbon, celui du charbon symptomatique, le vibrion septique, etc.
Nous analysons plus loin les questions de bactériologie en rapport direct avec la clinique. Nous résumons ici nos travaux sur la diphtérie, le charbon symptomatique du bœuf, sur divers microbes aérobies et anaérobies sporulês